Le Puy : l'école infirmière et ses pédagogies innovantes sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr)

logo_zoom

Le Puy : l'école infirmière et ses pédagogies innovantes

Date : 18/01/2020 | Mise à jour : 23/01/2020 07:15
Partager

S'il y a une légère baisse des candidats ces dernières années, le métier d'infirmier ou d'aide-soignant attire toujours autant. Pour faire connaître la formation, l'IFSI et l'IFAS du Puy organisaient leurs portes ouvertes ce samedi matin.

L'an dernier, il y avait 8 000 candidats en Auvergne... pour seulement 500 places. La preuve que les métiers d'aide-soignant et d'infirmier sont toujours attractifs, avec une certitude quant aux débouchés : la formation garantit 100 % d'insertion immédiate sur le marché de l'emploi, ainsi que 99 % de taux de réussite aux diplômes, que ce soit à l'IFSI (institut de formation en soins infirmiers) ou à l'IFAS (institut de formation aide-soignants).
Pourtant, le secteur de la santé est en difficulté. Faute d'un manque de personnels, les grèves et manifestations se succèdent depuis le printemps dernier et à travers l'hexagone comme au Puy, on voit des chefs de service rendre leur blouse car ils ne se sentent plus en mesure d'assumer leurs missions en bonne et due forme.

"Les passerelles se développent"

Au Puy, la formation propose environ 400 places, dont 140 d'aide-soignants. "Les possibilités d'évolution sont maintenant nombreuses", affirme le directeur de la formation, "dans diverses branches de la santé et les passerelles se développent". La formation d'aide-soignant peut notamment être "un tremplin pour ensuite devenir infirmier".

"Redonner le sourire et de la dignité aux patients, ça n'a pas de prix, même si parfois c'est dur"

"Ce sont des métiers d'avenir", assure Pierre Morin, directeur de la formation, "avec le vieillissement de la population et les services à la personne qui se développent". Au Puy-en-Velay, ce sont 103 places d'aide-soignants et 94 d'infirmiers qui sont proposés chaque année. Il faut dire qu'il en faut dans les EHPAD, dans les centres hospitaliers, mais aussi pour l'aide à domicile ou encore en libéral.
Surtout, c'est "un très beau métier, tourné vers l'autre, avec une grande satisfaction personnelle quand on peut redonner le sourire et de la dignité aux patients, ça n'a pas de prix, même si parfois c'est dur". Ce métier passion continue de susciter des vocations, comme en témoignait l'affluence aux portes ouvertes de la formation ce samedi 18 janvier 2020 au Puy. Pour autant, le secteur demeure "sous tension, avec une pénurie d'aide-soignants", précise Pierre Morin.

Des méthodes pédagogiques innovantes

Dans le cadre des portes ouvertes, les étudiants avaient la possibilité de découvrir les locaux, l'internat, les salles de cours et celle de simulation. "On essaie de proposer des méthodes pédagogiques innovantes", explique Aurélie Longin, formatrice, "avec des simulations sur un mannequin, mais aussi des journées aux Estables où l'on va par exemple simuler une noyade, un accident de VTT, etc. C'est un bon moyen de les préparer à des situations d'urgence".
Dans le même registre, des escape games sont proposés aux étudiants (dont beaucoup viennent d'autres départements), mais aussi des ouvertures sur des pratiques comme la sophrologie, "pour eux et qu'ils peuvent réinvestir ensuite", ajoute-t-elle.



"J'ai aussitôt accroché, et c'est vite devenu mon projet professionnel"

Mathilde vient de Thiers, dans le Puy-de-Dôme, pour découvrir cette formation. Elle est en Termianle ES et c'est sa tante, elle-même infirmière, qui lui a impulsé cette vocation. "Elle m'a amenée avec elle en tournée et j'ai aussitôt accroché, et c'est vite devenu mon projet professionnel", témoigne-t-elle. En plus, elle a elle-même fait sa formation au Puy et elle lui a vanté les mérites de la formation vellave. "Ici, j'ai trouvé des personnes et des informations très intéressantes, et très pertinentes", poursuit-elle, "la salle de simulation est très bien faite, elle met dans les bonnes conditions".
Interrogée sur les difficultés que travese aujourd'hui la profession, elle en a bien conscience mais rétorque : "des infirmières, on en aura toujours besoin, ici comme ailleurs, et il y aura toujours du travail. Il faut clairement plus de personnels pour que ça fonctionne mieux, mais ça ne freine pas ma motivation, bien au contraire".

Maxime Pitavy




 
Partager

Vous aimerez aussi



Commentez

Aucun commentaire pour cette actualité...