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La coupure de courant à l'hôpital du Puy est partie du bâtiment chirurgie

Date : 09/12/2015 | Mise à jour : 10/12/2015 17:16
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La coupure d'électricité qui a frappé le centre hospitalier Emile Roux, mercredi, a été localisée au bâtiment de chirurgie mais on en ignore encore la cause.

Après la coupure électrique de ce mercredi, la direction de l'hôpital public Emile Roux du Puy-en-Velay annonce ce jeudi, en début d'après-midi que "tout l’hôpital est effectivement alimenté en électricité par le réseau EDF ; seul le bâtiment de chirurgie l’étant par un groupe électrogène de secours, lui-même secouru par des batteries autonomes". Pourquoi le bâtiment de chirurgie uniquement ? Pour identifier la cause de la coupure car c'est là que "la défaillance est localisée mais non encore identifiée".

Après les quatre patients transférés vers d'autres centres hospitaliers par mesure de précaution ce mercredi, aucun autre patient ne l'a été depuis. Quant aux hôpitaux périphériques qui se tenaient en pré-alerte au cas où ils auraient à accueillir d'autres patients du Puy, ils ne le sont plus depuis mercredi soir.

"L’activité a repris normalement, y compris au bloc opératoire", ajoute la direction qui recevra la presse pour répondre aux questions ce mercredi 16 décembre.

A.W.



  • Retour sur la journée de mercredi

Coupure de courant à l'hôpital du Puy : quatre patients évacués



Pendant plus d'une heure, l'hôpital Emile Roux du Puy a subi une coupure d'électricité ce mercredi matin.


"Encore ?!", s'étrangle une source interne à l'hôpital préférant garder l'anonymat, alors qu'une autre "grosse coupure" aurait eu lieu la semaine dernière, et "encore une autre il y a moins de trois mois".
Ce mercredi 9 décembre 2015, à 10h10, le Centre Hospitalier Emile Roux (CHER) du Puy-en-Velay a en effet subi une coupure d’électricité pendant une heure. Les groupes électrogènes ont pris le relais sur l’ensemble des bâtiments et services. Reste à savoir avec quelle réactivité. Certains évoquent des lenteurs. Des court-circuits auraient pu empêcher leur mise en service immédiate.
Du côté de la direction, on se veut rassurant : "l’incident a été rapidement surmonté grâce à l’ensemble des équipes soignantes, médicales, techniques et administratives, préparées à gérer ces risques", détaille le service communication de l'hôpital, en référence au protocole de prise en charge exceptionnelle des patients, qui avait été actualisé la semaine dernière, et qui a été déclenché dès la coupure électrique.


Vétusté? négligence?

Selon nos informations, le sinistre serait surtout dû à la vétusté des équipements (un tableau électrique serait hors service depuis des mois, certains équipements en fin de vie, un onduleur dont la maintenance doit s'effectuer tous les trois ans n'aurait pas été revu depuis 2009...).

"Les transferts se sont très bien déroulés, selon les protocoles en vigueur"

"Tous les patients ont été sécurisés dans un délai inférieur à 30 minutes, en particulier pour les services à haut risque : réanimation, soins intensifs de cardiologie, dialyse, SAMU, urgences", assure le service communication de l'hôpital.  Dans la bonne application de ce protocole, il a été décidé de transférer quatre patients, par voie terrestre et hélicoptère, vers les CHU référents.
"Les transferts se sont très bien déroulés, selon les protocoles en vigueur. Les CHU nous ont confirmé le bon accueil desdits patients", poursuit l'hôpital du Puy dans un communiqué de presse.
Dans les services, le personnel ne confirme pas tout à fait ce "total contrôle" : " C'était la panique dans les services. (...) Des gens étaient en train d'être opérés. Et je ne parle même pas des personnes en réanimation ou en cardiologie qui ont besoin de courant pour vivre...".

Corriger la défaillance au plus vite

Des équipes électriques spécialisées étaient encore sur le site à 17h30 afin de corriger la défaillance dans les meilleurs délais. Néanmoins, ce sont toujours les générateurs de secours qui alimentent l'hôpital ce mercredi soir. "La direction présente, au nom de l’hôpital, ses plus vives excuses aux patients dont les interventions ont dû être déprogrammées", conclut le communiqué de presse.

L'électricité redistribuée par priorité

Lorsque les générateurs se mettent en marche, la redistribution de l'électricité se fait par priorité et il y a donc des services "plongés dans le noir", mais les fonctions vitales et essentielles sont assurées.

"Des désagréments fonctionnels et des déprogrammations"

De la même manière, les CHU de Clermont-Ferrand et Saint-Etienne, et le CH de Firminy ont été placés en pré-alerte afin d’aider le CHER en cas de transferts plus conséquents de patients. Cette pré-alerte "devrait être levée d’ici la fin de la journée", précise la communication de l'hôpital qui tient à souligner : "la sécurité et la qualité des soins n’ont pas été mises en cause. Nous ne relevons que des désagréments fonctionnels et des déprogrammations inconfortables pour nos patients. La situation est donc maîtrisée".
Outre le désagrément pour les patients, il faut bien sûr penser aux difficultés que l'incident a généré pour le personnel, entre difficultés techniques, pression des patients et stress croissant. Depuis 10 heures et en attendant la reprise normale des activités, les appels au "15" sont transférés au "18".

Le prix des économies ?

La question de l'urgence étant réglée, d'autres se posent. Au sein de l'hôpital, le personnel s'interroge : "On a tellement voulu faire d'économies... Voilà le résultat. Et si ça se trouve, ça va retomber sur le nouveau directeur (Jean-Marie Bolliet, ndlr) alors qu'il n'y est pour rien".
La situation économique de l'établissement n'est en effet pas au beau fixe et les équipements pointés du doigt lors de ce sinistre représentent très rapidement d'importantes dépenses (près de 50 000 €, par exemple, pour un tableau électrique).


M.P. et E.J.

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img_journalisteCB le 10 décembre 2015 - 20h26
Les médecins qui sabotent l'électricité à l'hôpital ? Mais quel serait leur intérêt, ou de quelque personnel que ce soit ? Chacun s'évertue à faire son travail comme il faut et y trouve plaisir et épanouissement. Si GG a travaillé 30 ans à Émile Roux, il lui reste à se faire soigner 30 ans à Sainte Marie

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img_journalisteSR le 10 décembre 2015 - 14h33
le paragraphe " vétusté négligence" fait peur ! ! C'est un faute grave commise par le Directeur qui vient de partir. Je maintiens et aggrave mon commentaire de 8 h 34. Ce monsieur a géré l'hôpital à l'économie, il est félicité par des discours élogieux, est même parti en promotion à Orléans. Inadmissible pour un fonctionnaire qui a la vie des malades au bout de sa calculette. Hélas il semble qu'il ait joué avec le personnel comme avec les installations techniques.

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img_journalisteF le 10 décembre 2015 - 14h14
FRL La santé n'a pas de prix pour le malade qui se bagarre pour la retrouver... et l'hôpital ne devrait pas subir les conséquences des mesures gouvernementales ou régionales d'économie drastique. C'est au détriment des soins donnés au patient et des personnels toujours plus sollicités. Il faudrait que la Santé et l'Education soit en France deux pôles plus aidés par nos gouvernants. Qui de nos hommes politiques se fera un jour soigner dans nos petits hôpitaux locaux ?

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