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Justice : le buraliste accepte les excuses du braqueur

Date : 26/08/2019 | Mise à jour : 27/08/2019 09:10
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Les trois complices impliqués dans le "faux" braquage du tabac-presse du Faubourg Saint-Jean, ont été présentés ce lundi en comparution immédiate devant le tribunal du Puy-en-Velay.

Rappel des faits :
Jeudi 22 août 2019 aux alentours de 20h, les autorités étaient alertées suite à un braquage survenu au tabac-presse situé le long du Faubourg Saint-Jean. Un homme encagoulé s'était introduit dans les locaux et avait agressé la vendeuse avant de s'enfuir avec la caisse. 5 000 € avaient été dérobés et la vendeuse retrouvée inconsciente dans l'arrière-boutique. Une victime qui n'en était pas une car dès le samedi, l'enquête de police démontrait qu'il s'agissait en réalité d'un vol avec violences fictives prémédité par la vendeuse âgée de 20 ans, sa compagne, 23 ans, et leur voisin âgé de 36 ans.

"L'occasion fait le larron"

Deux des trois protagonistes étaient présents ce lundi après-midi au tribunal du Puy-en-Velay. C'est le braqueur présumé qui s'est avancé le premier à la barre. L'homme âgé de 36 ans avait été interpellé vendredi soir à son domicile au Puy-en-Velay, dans un immeuble situé le long de l'avenue Foch. Lors de sa garde à vue, il avait reconnu le braquage du tabac-presse du Faubourg Saint-Jean, révélant ainsi le scénario élaboré avec ses deux complices, ses voisines de palier. "L'occasion fait le larron", c'est en ces termes que son avocate explique la participation du Ponot à ce projet délictuel. Il pensait pouvoir récupérer une partie du butin et ainsi s'acquitter de sa dette de stupéfiants.

>> A lire : Braquage du Faubourg St-Jean : "d'une violence inouïe"

Des attouchements sexuels ?

Placé en détention provisoire dimanche, le trentenaire souhaitait être jugé ce lundi. Rappelons que dans le cadre d'une comparution immédiate, les prévenus peuvent demander le renvoi du jugement de l'affaire à une date ultérieure, pour mieux préparer leur défense. L'une des complices du Ponot, la compagne de la vendeuse du tabac-presse, a d'ailleurs fait ce choix à la barre du tribunal. Quant à celle qui est suspectée d'être "le cerveau du projet", l'employée de Jean-Paul Badiou depuis novembre dernier, elle a été hospitalisée à Sainte-Marie au Puy-en-Velay, suite à "une crise de panique et d'anxiété", a précisé son avocate. A l'issue de sa garde à vue, elle aurait confié avoir subi des attouchements sexuels commis par son employeur. "Je travaille depuis six ans avec une autre collaboratrice, jamais je n'ai eu un mot ni un geste déplacé, ni avec aucune autre vendeuse. Je vis un cauchemar, a lâché Jean-Paul Badiou, tout juste après avoir quitté la salle du tribunal. Elle avait une volonté de s'en sortir, c'est pour ça que nous l'avons embauchée. Je lui ai donné sa chance, aujourd'hui je suis effondré parce que je ne comprends plus."

>> A lire aussi : Le Puy : la vendeuse agressée en réalité complice du braquage

"J'accepte ses excuses"

Le conseil de la vendeuse a également demandé le renvoi du jugement. Une demande accordée aux deux jeunes femmes, le braqueur présumé n'a donc pas pu être jugé ce lundi, le tribunal préférant traiter les trois dossiers en même temps. Lors de sa dernière prise de parole, il a présenté ses excuses au buraliste. "J'accepte ses excuses. Ce monsieur, je ne le connais pas. Ce n'est pas une victime, loin de là, mais au moins, il a tout assumé", commente Jean-Paul Badiou qui a également entendu le "je regrette" de l'amie de sa vendeuse.

Le jugement renvoyé au 23 septembre

Le jugement des trois protagonistes a donc été renvoyé au lundi 23 septembre 2019. Le trentenaire qui était en détention provisoire a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire avec obligation de demeurer à son domicile, de pointer deux fois par semaine au commissariat de police du Puy, interdiction d'entrer en contact avec ses deux complices et de se rendre au tabac-presse du Faubourg Saint-Jean. Les deux jeunes femmes sont également placées sous contrôle judiciaire. Chacune devra demeurer à son domicile familial, l'une à Yssingeaux, l'autre à Cussac-sur-Loire, et devra pointer à la gendarmerie deux fois par semaine. Il leur est interdit d'entrer en contact entre elles ainsi qu'avec leur complice et le buraliste.

Stéphanie Marin


 
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