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Wallabies au Puy : Charlie est morte

Date : 03/09/2020 | Mise à jour : 04/09/2020 08:53
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Depuis quelque temps, les rumeurs couraient sur l’absence d’un des deux wallabies installés dans le parc Henri Vinay depuis le 30 août 2019. Seule Sicky ou bien Charlie montrait son pelage roux dans son enclos disposé proche de la porte côté cinéma. Mais jamais les deux en même temps.

Le travail a été dur mais il a quand même abouti. Malgré nos (très) nombreuses sollicitations auprès des personnes proches du sujet, toute communication semblait muselée sur la question. « Où est le deuxième wallaby de Benett ? » Ni Jean-Pierre Cazorla, responsable de l’espace animalier du Jardin Henri-Vinay, ni l’employé affairé à nettoyer l’enclos et les cabanes des wallabies, ni les agents des espaces verts très souvent présents sur les lieux, ni les services de communication de la Ville du Puy-en-Velay ne souhaitaient confier l’ombre d’une réponse.

À la question d’établir au moins un bilan de santé et d’acclimatation des deux femelles marsupiales pour leur date anniversaire d’installation il y a un an, les mêmes bras se croisaient et les mâchoires se verrouillaient. Les journalistes de Zoomdici se sont rendus à plusieurs reprises devant l’espace de Sicky et Charlie, et ceci à des heures différentes, pour tenter de les prendre en photo. À chaque fois, une seule apparaissait même lorsque qu’un agent était à l’intérieur en train de nettoyer leur habitat en bois.

D'où viennent les deux wallabies ?

Sicky et Charlie sont nées au parc de Saint-Nectaire, dans le Puy-de-Dôme. Les deux femelles ont grandi en captivité au contact du public. Selon les explications partagées par le parc pédagogique de Saint-Nectaire, le wallaby est un kangourou très rustique et peut résister à des températures très basses aux alentours de moins 30°C. Les kangourous comme les wallabies sont des herbivores. Ils consacrent ainsi 7 à 10 heures par jour à leur déjeuner.

"Les vétérinaires sont intervenus mais rien n'a pu être fait pour sauver l'animal"

Finalement, une semaine après nos tentatives, la mairie du Puy a bien voulu partager quelques informations sur les deux animaux aux origines australiennes. "Ce duo né en captivité en Auvergne à Saint-Nectaire dans le Puy-de-Dôme, était arrivé au Puy-en-Velay il y a un an, et logeait dans un espace d'intimité conçu et fabriqué spécialement pour eux, relate-t-elle. En sécurité, bien nourris et soignés, les wallabies ont toujours bénéficié des meilleures attentions de la part des visiteurs et surtout de leurs soigneurs. Malheureusement, tout récemment, malgré toute l'affection portée, une infection a été fatale à l'un d'entre eux. Les vétérinaires sont intervenus mais rien n'a pu être fait pour sauver l'animal. Cette espèce animale vit la plupart du temps en compagnie. Pour que Sicky ne soit plus seul, un nouveau compagnon kangourou va emménager dans l’enclos douillet du jardin Henri Vinay très prochainement".

Emportée par une pneumonie

D’après le vétérinaire de la clinique des Deux Rocs au Puy-en-Velay, Charlie aurait succombé à une infection des poumons. « Elle est décédée d’une infection profonde pulmonaire, ce qui est courant dans les animaux élevés en captivité. L’infection a débuté dans le courant du mois de juillet. Elle a commencé dans la zone buccale et s’est reportée ensuite sur les poumons pour se transformer en une sorte de pneumonie. Malgré les antibiotiques prescrits, le wallabie n’a pas survécu. » Le vétérinaire précise que ce genre de maladie n’a rien à voir avec un problème d’acclimatation des wallabies en Haute-Loire. « C’est très courant chez les animaux d’élevage où qu’ils soient », affirme-t-il. Toujours d’après le professionnel, Sicky est, quant à elle, en bonne santé.

Nicolas Defay



> En mars 2020, le collectif animalistes 43 a lancé une pétition en-ligne pour demander une prise en charge de Charlie et Sicky dans un centre ou sanctuaire adapté à leurs besoins. Elle a recueilli près de 47 000 signatures.






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img_journalisteSR le 4 septembre 2020 - 13h39
un animal heureux en captivité saute, gambade dans son enclos, vient à la rencontre des visiteurs, là pour les voir il fallait s'armer de patience. depuis le début du confinement j'ai vainement tenté plusieurs jours à différentes heures de les montrer à nos petits-enfants. Rien . Ce qui est grave c'est le fait de cacher la mort de cet animal ; les ordres sont sûrement venus de la municpalité.

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img_journalisteCM le 4 septembre 2020 - 12h17
Comme toujours on apprend des informations scandaleuses et on passe à autre chose. Personne ne porte plainte contre la personne qui à fait enfermer des animaux qui on besoin de dizaines d'hectares pour vivre? Enfermez des cigognes, des lamas pourquoi pas, au jardin Henry-Vinay, ce serait "classe" . Continuons à laisser les décisions à des imbéciles sans aucunes compétences... c'est à la mode dans tous les domaines... VOUS ETES DES IRRESPONSABLES. Dans le "privé" vous tiendriez pas 1 mois.

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img_journalistep le 3 septembre 2020 - 23h22
Pitoyable ! Combien étions nous , il y a peu, à dénoncer l'acQuisition par la ville de ces deux macropodidés ! A l'heure où de plus en plus de ville semblent prendre conscience de la nécessité d'une politique qui prenne en compte le bien être animal , le puy est à contre courant , as usual ! On aura bien tenté Pourtant de nous cacher la mort de ce pauvre animal ..

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