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Une vingtaine de dates à Paris pour la compagnie ponote

Date : 06/03/2019 | Mise à jour : 06/03/2019 17:12
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C'est à Bobino, dans la célèbre salle du quartier Montparnasse que la compagnie Nosferatu, du Puy-en-Velay, reprendra les ex-Lejaby en ce mois de Mars, mais aussi dès ce jeudi au studio Hébertot Darling. L'opportunité de briller sur les planchers de la capitale... et pourquoi pas de décrocher de nouvelles dates.

"Jouer à Paris, ça apporte une vraie reconnaissance", nous confie par téléphone Claudine Van Beneden, la directrice artistique de la compagnie de Haute-Loire Nosferatu, en plein rush des derniers préparatifs avant la première représentation (d'une série de 20) ce jeudi 7 mars au studio Hébertot. 
"Ça peut aussi permettre aux deux spectacles de se relancer et pourquoi pas décrocher de nouvelles dates", ajoute-t-elle, alors qu'un important coup de projecteur sera apporté à la troupe altiligérienne lors de sa représentation à Bobino le 19 Mars pour le Festival Paroles Citoyennes organisé par les productions Dumontet.

Propriétaire d'une demi-douzaine de théâtres, un producteur incontournable

"Ce producteur est central, essentiel", explique Claudine Van Beneden, "le rencontrer, ça ouvre des portes et des perspectives". Il faut dire que Jean-Marc Dumontet est incontournable dans le monde du théâtre : il possède une demi-douzaine de théâtres (dont le Point-Virgule et Bobino notamment), il est également conseiller en communication politique et ambitionnerait de devenir ministre de la Culture d'Emmanuel Macron.
"Faire partie de sa programmation, c'est un atout indéniable pour nous", commente la directricen artistique de Nosferatu, "ça permet de conforter le réseau et peut être saisir des opportunités pour de nouvelles dates". La compagnie vellave a également profité d'un rayonnement dans la presse nationale, notamment dans Le Figaro, Le Parisien, Causette ou encore TV5 Monde.


Reconduction du conventionnement

Selon nos informations, ce conventionnement (le seul pour une troupe de Haute-Loire) devrait être reconduit pour trois ans ce printemps.

Sans passer par Paris, les recettes ne seraient pas du même accabit

Grâce à une convention qui lui octroie 25 000 euros par an, la compagnie Nosferatu multiplie les actions artistiques à la rencontre des publics. Au bout de deux ans de conventionnement, Zoomdici avait dressé un premier bilan en février 2018. Un an plus tard, la compagnie vellave, après avoir fait entendre sa voix au Festival d'Avignon cet été, sera donc à Paris en Mars.
La capitale, est-ce justement une case incontournable dans ce domaine artistique ? "On n'y avait pas joué depuis plusieurs années (ndlr : à la Maison des Métallos en 2016) et même si ça offre de nouvelles perspectives, on pourrait faire sans Paris et très bien fonctionner simplement en province", répond-elle. Les recettes ne seraient tout de même pas du même accabit : le conventionnement permet "une sécurité et une visibilité sur le calendrier" pour se consacrer aux créations et aux actions sur le territoire mais c'est bien la partie production qui permet d'alimenter les caisses de la troupe altiligérienne.

Le pari de l'autoproduction

"La production est opérée par un financement personnel, avec un peu moins de la moitié sur les fonds propres et de la compagnie, le reste sur mes deniers personnels", détaille Claudine Van Beneden, "je suis presque devenue productrice", plaisante-t-elle.
Dans le cas de A Plates Coutures, la pièce est achetée donc la troupe a la garantie de renflouer sa bourse, surtout que "Bobino est une grosse machine et on sait qu'il y aura du monde". En revanche, pour Darling, il s'agit d'une autoproduction et "on est tributaires du succès, ou non, de la pièce, et en fonction de la fréquentation, on peut gagner ou perdre de l'argent".

"La plus belle adaptation d'un de mes romans"

Ce jeudi 7 mars sera aussi la sortie du nouveau roman de Jean Teulé "Gare à Lou" (Julliard) et il sera présent à la première de la compagnie Nosferatu, qu'il assure de tout son soutien sur ce spectacle qu'il était venu voir à Yssingeaux et qu'il avait adoré. "La plus belle adaptation d'un de mes romans", avait déclaré l'écrivain.
Mise en scène par Laurent Le Bras et en présence de Claudine Van Beneden (directrice artistique de la compagnie de Haute-Loire) et Simon Chomel, la pièce est un troublant hommage à toutes les femmes battues et celles qui vivent l'enfer au quotidien. Du 7 mars au 7 avril, une vingtaine de représentations est proposée. Tout spectacles confondus, la compagnie Nosferatu joue 50 à 60 dates par saison depuis 2014 ; cette participation parisienne repreésente donc un tiers de son volume de représentations cette année.

Du spectacle vivant « made in Haute-Loire » depuis une quinzaine d'années 

Sur le territoire yssingelais, les artistes ont participé à une collecte de paroles... qui a conduit à deux spectacles : Darling et A plates coutures, le second ayant été largement médiatisé car il reprenait le combat des ouvrières de Lejaby. Du spectacle vivant « made in Haute-Loire » cela fait déjà une quinzaine d'années que la compagnie vellave en propose.
C'est justement ce spectacle A plates coutures qui sera donné le 19 mars à 19h à Bobino dans le cadre du Festival Paroles Citoyennes organisé par les productions Dumontet. Jouer à Bobino, dans ce prestigieux théâtre de 900 places, "c'est galvanisant", nous répond la directrice artistique de la compagnie ponote, "on pouvait difficilement rêver mieux". La première édition du Festival avait rassemblé 70 artistes et 6 000 spectateurs. Cette seconde édition fera écho, à nouveau, aux grandes questions qui bousculent notre société : les migrations, la tolérance et le discours sur les religions, le rôle de la justice dans le lien social, l’égalité des droits.

Encore des projets pour le département

"On a toujours des projets en Haute-Loire, qui reprennent dès septembre prochain avec une grosse création", conclut l'artiste qui doit déjà retourner sur scène, "on est parfois à Paris, mais on n'abandonne pas la Haute-Loire".


Maxime Pitavy






 
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