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Une vague d'adoptions attendue au centre animalier du Velay

Date : 13/05/2020 | Mise à jour : 13/05/2020 18:57
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Ayant refusé la dérogation pour proposer des adoptions pendant le confinement, il reçoit de nombreux appels et les rendez-vous sont complets jusqu'à la semaine prochaine.

Le centre animalier du Velay a refusé la dérogation qui lui permettait de proposer des adoptions pendant le confinement, à l'instar de nombreux autres à traves l'hexagone, car "on n'y vient pas chercher une paire de chaussures comme dans un drive", avait tranché son Président Gaëtan Plot.
Contrairement à d'autres refuges, celui du Velay n'était pas saturé (capacité d'accueil d'environ 65 animaux, qu'il pouvait augmenter d'environ une dizaine de places en ces temps particuliers) et il a été décidé d'attender la date du 11 mai, synonyme de sortie du confinement, pour relancer l'activité d'adoption.
Déjà le 8 avril dernier, le responsable de l'espace animalier du Velay (ex-SPA) de Polignac Christophe Fayard évoquait la possibilité d'un "boost d'adoptions lors du déconfinement". C'est bien le chemin que l'on prend pour la trentaine de chiens et la dizaine de chats du refuge vellave (le détail à retrouver sur leur site web).

"Ceux qui viennent cette semaine ne repartiront pas aussitôt avec un chat ou un chien"

Depuis lundi, le centre a rouvert ses portes au public, mais uniquement sur rendez-vous et pour les adoptions. Le téléphone ne cesse de sonner et les rendez-vous affichent déjà complets jusqu'à la semaine prochaine. "D'habitude, les rendez-vous sont organisés à un rythme bien moins important", constate Rayan El Manaa, salarié de la structure.
"Pour nous, il est essentiel que la pesonne voit l'animal plusieurs fois avant de le laisser partir avec, et ça laisse du temps aux gens pour réfléchir et s'organiser", ajoute-t-il, "c'est différent en photo et en vrai, il faut un contact et de toute façon, ceux qui viennent cette semaine ne repartiront pas aussitôt avec un chat ou un chien". 

Depuis le début de la semaine, outre Laika, deux chats et un autre chien ont été adoptés. À chaque fois, les personnes les avaient déjà rencontrés avant le confinement.

Les surprises du confinement

"On a par exemple une chienne, Laika (ndlr : Christophe Fayard nous en avait déjà parlé début avril), pour laquelle on a reçu une quarantaine d'appels pendant le confinement", s'étonne Rayan El Manaa, "en temps normal, ce n'est pas autant". Elle a trouvé un nouveau foyer ce mardi, auprès d'une personne qui l'avait déjà rencontrée en amont du confinement. "Heureusement, car on aurait eu du mal à départager les 40 personnes", s'amuse-t-il.
Autre surprise : des chiens qui ont suscité l'intérêt des internautes ces dernières semaines, ce qui n'aurait probablement pas été le cas en temps normal. Le meilleur exemple concerne un chien présent au refuge depuis cinq ans et pour qui des visites sont prévues cette semaine.

Une douzaine de chats récupérés en un seul après-midi

Du côté des entrées, il n'y en a presque eu aucune durant la période confinée, "car le refuge était fermé au public et parfois, les gens retrouvaient plus facilement le propriétaire", témoigne le salarié de la structure.
Depuis lundi, si c'est le calme plat chez les chiens, ça s'agite autrement pour les chats : "on en a fait rentrer une douzaine rien que cet après-midi (ndlr : entretien réalisé mercredi)", observe-t-il, même s'il tempère : "c'est souvent comme ça en cette période de l'année".

"On passe plus de temps avec les bêtes pour bien s'en occuper, avec des temps de sortie plus importants"

Enfin comme tous les autres pans de la société, il faut bien s'adapter aux mesures sanitaires et l'accueil du public ne se fait que pour une personne à la fois. "Même pour des couples, ce n'est pas possible, et on en a eu un où il a fallu que le mari attende dehors", remarque Rayan El Manaa.
Quant au personnel (quatre personnes et deux en service civique), il est équipé de masques et de gel hydroalcoolique et doit régulièrement procéder à la désinfection des cages et des box, comme c'était déjà le cas avant l'épidémie.
Et cette période aura au moins eu un avantage : "on passe plus de temps avec les bêtes pour bien s'en occuper, avec des temps de sortie plus importants".


Maxime Pitavy



 
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