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Une nouvelle police de sécurité du quotidien dans l'Yssingelais?

Date : 04/12/2017 | Mise à jour : 05/12/2017 13:42
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Etendre la vidéo-protection, libérer les forces de l'ordre en employant des entreprises de sécurité, mutualiser les polices municipales, former les élus, agir dans la prévention, ou encore encourager la participation citoyenne sont les pistes envisagées pour réaliser une police « sur mesure » adaptée à l'arrondissement yssingelais.

Ce jeudi 30 novembre 2017, la sous-préfète d'Yssingeaux Christine Hacques, a réuni le procureur de la République du Puy-en-Velay Nicolas Rigot-Müller, les élus locaux, les représentants de force de l'ordre, les responsables d'associations et une entreprise privée de sécurité, pour une réunion de travail autour du projet de réforme de la police de sécurité du quotidien (PSQ). Projet annoncé par Emmanuel Macron pour 2018 et orchestrée par Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, depuis octobre dernier.

Entrer dans une logique de co-construction de la sécurité

La sous-préfète a rappelé l'objectif de cette concertation : faire remonter ce qui se passe en termes d'insécurité, réfléchir à la mise en place de cette politique avec l'ensemble des intervenants et resserrer les liens entre les forces de l'ordre, la population et le monde associatif. « Il est nécessaire d'entrer dans une logique de co-construction de la sécurité, d'agir sur la visibilité afin de lutter contre l'insécurité mais aussi contre le sentiment d'insécurité très présent dans les territoires ruraux. Il s'agira aussi de repositionner les acteurs dans leurs rôles respectifs, et cela passe par une bonne communication entre tous », a-t-elle expliqué.

Une formation pour les élus

Auparavant, un diagnostic a permis de déceler les spécificités liées aux territoires, en pointant la grande diversité de l'arrondissement. Le constat : un écart semble se creuser entre les professionnels de la sécurité et la population qui exprime une certaine insatisfaction.
Autre constat : les élus manqueraient de formation. Des élus qui se félicitent d'avoir été consultés dans ce diagnostic mais qui ne connaissent pas toujours leur rôle d'officiers de police judiciaire. « Nous allons organiser des séances de formation opérationnelle et concrète », a annoncé Christine Hacques.

 

"On n'est pas dans la délation"

La participation citoyenne est plus que jamais encouragée. La volonté des professionnels de la sécurité est également de responsabiliser la population. « On n'est pas dans la délation, mais on participe à la chaîne de responsabilité dans l'information», a poursuivi la sous-préfète. « On veut agir dans la prévention et faire un vrai travail de maillage pour opérer un accompagnement optimal des personnes ».

Des policiers à VTT électriques au Puy

Les gendarmes se sont engagés, eux, à placer un référent à disposition des élus sur chaque micro-territoire et à mettre en place des patrouilles en ville. Celles-ci seront identifiables au Puy-en-Velay car circulant à VTT électriques. « Ce serait bien qu'il puisse y en avoir aussi à Yssingeaux et Brioude, » a suggéré le chef d'escadron Eyraud, également référent départemental aux violences intra-familiales.
La vidéo-protection, quant à elle, devrait être étendue car « elle reste extrêmement utile lors des enquêtes judiciaires ».
Le besoin d'intervenants sociaux se fait sentir entre le Conseil départemental et les gendarmes.
Un service de prévention spécialisée, qui n'existe pas encore en Haute-Loire, pourrait bien voir le jour dans les quartiers qui en ont besoin.
Le chef d'escadron Eyraud a, lui, mis en avant le besoin de rendre le territoire attractif et de pouvoir loger les gendarmes pour les garder à long terme.

Des sociétés de surveillance à la place des gendarmes ?

D'autres pistes ont également été évoquées, pour libérer le temps des forces de l'ordre, notamment dans les centres commerciaux pendant les fêtes ou lors des manifestations sportives et festives. « Beaucoup de gendarmes sont mobilisés alors qu'ils seraient plus utiles sur des enquêtes. Pourquoi ne pas créer des partenariats pour faire travailler les sociétés de surveillance en mutualisant les frais ? » a questionné Christine Hacques.

Une police municipale mutualisée en pays des Sucs ?

Même début de piste en ce qui concerne le périmètre d'activité des polices municipales. « C'est dommage que la police d'Yssingeaux ne puisse pas intervenir par exemple à Beaux, donc il faudrait réfléchir à comment mutualiser nos polices municipales sur une même communauté de communes, en travaillant sur leur statut » , a-t-elle poursuivi. Une organisation nouvelle qui correspondrait à l'un des axes de la réforme, créer une police « sur mesure » adaptée aux territoires.

Consultation de la population aussi

Trois autres réunions de concertation ont eu lieu dans chaque arrondissement du département : Le Puy, Brioude et Yssingeaux.
La population a, elle aussi, la possibilité de donner son avis dans une enquête sur les forces de l'ordre et cela jusqu'à ce jeudi 7 décembre 2017.
Chaque arrondissement fera remonter ses propositions au préfet, Yves Rousset. Une synthèse sera transmise au ministère de l'Intérieur à Paris.

M-A.B.

 

 

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img_journalisteMH le 5 décembre 2017 - 19h03
MH - 05/12/2017 à 18h56. Oui certainement que des améliorations dans la gestion des personnels peuvent être apportées pour sécuriser la population mais surtout il faudrait mettre en place une police européenne très active avec des lois très sévères envers les filières mafieuses des pays de l'est (Albanie, Moldavie, Roumanie etc...) qui nous envoient des commandos pilleurs de résidences surtout en milieu rural. A l'heure actuelle très peu de résultat dans ces enquêtes et sanctions légères.

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img_journalisteL le 5 décembre 2017 - 16h15
L :Très beau projet sur le papier mais en a t on les moyens humains et financiers vu toute cette insécurité qui s'amplifie continuellement. Et puis il faudra que cela reste en place et ne pas être un feu de paille. Il y a trop de gens qui subissent ces méfaits et dans toute villes et villages et on ne peut pas mettre une force de l'ordre derrière chaque individu. En esperant que cela se concrétise et fasse diminuer cette délinquance. L'extinction des lumières la nuit ne va pas ds ce sens

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