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Une centaine de citoyens disent non à la Réforme du collège

Date : 11/01/2016 | Mise à jour : 11/01/2016 15:19
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A l'appel du collectif L'EPI, une centaine de citoyens se sont réunis dimanche à Chavaniac-Lafayette afin de manifester leur opposition à la Réforme du collège.

A l'appel du Collectif L'EPI (Langeac, Enseignants, Parents, Indisciplinés), qui regroupe plus de 80 membres à ce jour, une centaine de citoyens se sont réunis ce dimanche 10 janvier 2016 à Chavaniac-Lafayette afin de manifester leur opposition à la Réforme du collège.
Sur la terre du héros des Deux mondes qui saluait « le droit souverain des peuples, la liberté et l'égalité », les manifestants sont venus de Sainte-Florine, Brassac, Brioude, Langeac et Le Puy-en Velay. Au terme d'une marche citoyenne, scandée par des chants protestataires, les manifestants ont partagé un goûter convivial.

« Non aux inégalités territoriales ! »

Les parents, citoyens et enseignants présents s'inquiètent de la suppression des sections européennes et dénoncent le fait que dans les grandes agglomérations les sections internationales demeurent. A tel point que certains parents « pensent quitter la zone rurale dans laquelle ils travaillent pour rejoindre une grande ville afin que leurs enfants puissent bénéficier de ces dispositifs ».
De même, ils soulignent que rien n'a été prévu pour contrôler l'application de la réforme dans les établissements privés car les classes bilangues et l'enseignement du latin pourront être maintenus dans ces collèges, « même s'il faut faire payer les familles pour ces cours hors contrat ».

« Option latin, pas que pour le gratin ! »

Les manifestants déplorent la fragilisation des langues anciennes annoncée dans certains établissements publics de la région (des horaires réduits, lorsque le latin est maintenu) alors que certaines académies, comme celle de Paris, ont déclaré maintenir l'offre en latin à la rentrée. La CNARELA (Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes) soutenait cette manifestation ainsi que l'ARELACler (association régionale des enseignants de langues anciennes de Clermont Ferrand), représentée par la déléguée de la Haute-Loire.

Un accompagnement « personnalisé » en classe entière

Les personnes présentes déplorent la mise en concurrence des disciplines. De plus, la mise en place de nouveaux dispositifs, les EPI (enseignements interdisciplinaires), et l'AP (accompagnement personnalisé), leur paraît contestable parce qu'ils sont pris sur les heures d'enseignements disciplinaires. De même, ils ne saisissent pas l'intérêt d'un accompagnement « personnalisé » qui pourra être prodigué en classe entière.

Une grève intersyndicale le 26 janvier

Les manifestants se réjouissent que leurs actions passées aient déjà payé en partie : « grâce à la mobilisation, toutes les sections bilangues du département ont pu être maintenues pour l'année à venir, alors que nombre d'entre elles ont disparu dans d'autres académies ». Les délégués départementaux de Force Ouvrière qui étaient présents rappellent qu'une grève intersyndicale est prévue le 26 janvier.
Ils appellent de leurs voeux une autre réforme proposant des classes à effectifs allégés, de véritables dispositifs de soutien, une aide conséquente aux devoirs et le recrutement de nouveaux professeurs, de médecins scolaires, d'infirmières et de psychologues. Aussi, les citoyens présents, ce dimanche à Chavaniac-Lafayette, demandent-ils l'abrogation d'une réforme qui ne vise selon eux « qu'à faire des économies et à affaiblir l'Ecole de la République ».


L'avis opposé :
> Voir la présentation de la Réforme du collège par le ministère de l'Education nationale


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img_journalistePC le 11 janvier 2016 - 18h21
Chaque camp (ministre et opposants) se invoquent les mêmes valeurs dont l'égalité des chances. Une seule question à se poser: l'organisation et les enseignements actuels du collège luttent-ils contre les inégalités? Non, répondent les études, ils les accroissent. Alors faut-il ne rien changer? Je ne sais pas si cette réforme est bonne ou mauvaise, mais coincée entre un corps enseignant conservateur et une ministre qui veut exister, elle aura bien du mal à survivre.

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