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Un arbre trois fois centenaire labellisé à St-André de Chalencon

Date : 18/04/2020 | Mise à jour : 19/04/2020 10:47
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« Arbre remarquable de France ». C'est ainsi qu'il faut désormais se référer au hêtre pleureur du Château de Chazelles.

Ce mercredi 15 avril 2020, les propriétaires du Château de Chazelles ont reçu une belle nouvelle. Le hêtre pleureur du domaine a reçu le label « Arbre remarquable de France ». 

Ce label est décerné, depuis 2000, après étude de dossier, par l'association A.R.B.R.E.S. (Arbres Remarquables : Bilan, Recherche, Études et Sauvegarde) qui effectue un inventaire à l'échelle du territoire national. Les arbres ainsi distingués sont signalés par un panneau « Arbre remarquable de France ». Ce label distingue des sujets exceptionnels, au nombre d'environ 700 arbres en 2019 ainsi que des ensembles arborés remarquables.

Les communes, collectivités territoriales, établissements publics, associations et propriétaires privés qui reçoivent ce label s'engagent, par un accord de partenariat, à « entretenir, sauvegarder et mettre en valeur l'arbre distingué, considéré comme patrimoine naturel et culturel »

« Le hêtre du Château de Chazelles a plus de 300 ans », souligne Ludovic Bertrand, également propriétaire du Château du Maréchal Fayolle à Saint-Geneys-près-Saint-Paulien avec Romain Bertrand sous le nom "Créateurs de Rêves".

En Haute-Loire :

Le cèdre du château d'Aurec-sur-Loire a reçu le label Arbre Remarquable de France en février 2012. C'est aussi le cas du châtaignier de Digons à Pebrac (voir le reportage des « Têtards arboricoles »)
Le tilleul de Monlet l'a reçu en mars 2012, tout comme les deux magnolias du jardin Henri Vinay au Puy-en-Velay, les pins sylvestre de la pinatelle du zouave à Polignac et le chêne de Connangles.
Les pins nanifiés de Roiron à Rosières ont reçu le label Arbre Remarquable de France en mars 2011.

Y a-t-il un arbre remarquable près de chez vous ?

Maintenant à vous de jouer pour savoir si un arbre remarquable non encore identifié se situe dans un périmètre d’ 1 km de votre domicile.
Mais comment savoir ?
* L’âge :
La consultation d'archives (cartes postales, gravures...), la localisation de l'arbre et son environnement ainsi que et les témoignages permettent d'estimer l'âge d'un arbre tout en conservant son intégrité.
Les éléments visibles indiquant des signes de vieillesse :
- arbre peu vigoureux (croissance lente, peu de feuilles en saison...)
- aspect irrégulier du tronc et des branches (présence de bourrelets, tronc creux, contreforts importants...)
Ce critère dépend de l'essence : un if de 500 ans n'est pas exceptionnel, un hêtre de 500 ans serait exceptionnel.
* La hauteur :
La mesure de la hauteur peut se faire à l'aide d'une croix de bûcheron, facile à concevoir et utiliser. Ce critère dépend de l'essence : une hauteur de 25m ne suffit pas à un pin laricio pour en faire un arbre remarquable, un olivier de plus de 15m est exceptionnel.
* La circonférence :
La circonférence d'un arbre se mesure à 1,3m du sol, dans un plan perpendiculaire à l'axe du tronc. Comme pour la hauteur et l’âge, ce caractère dépend de l'essence : un châtaigner de 4m n'est pas exceptionnel alors que c'est le cas pour un érable de Montpellier de plus de 3 mètres de circonférence. * L’intérêt historique et les croyances :
L'arbre a-t-il un intérêt historique (associé à un personnage historique, témoin de faits historiques, planté lors d'un évènement...) ?
L'arbre est-il associé à une légende ou à une croyance religieuse ou païenne ?
Par exemple, le chêne tricéphale du parc des Cordeliers (dans le Gard), arbre d'environ 220 ans, aurait été rapporté des Etats-Unis par un compagnon de Lafayette.
* Les critères esthétiques :
Morphologie et physionomie (aspect tortueux, enlacé, rectitude, forme animale, arbre taillé originalement, couleurs, envergure...), association du ligneux avec le minéral, intérêt paysagé.
Par exemple, le sophora japonica de Montry (Seine-et-Marne). Tombé vers 1930, il s'est relevé grâce à un marcottage extraordinaire et couvre maintenant une surface de 1000 m2.
* Les critères biologiques :
L'arbre a-t-il un fonctionnement original, présente-t-il des adaptations particulières au milieu, a-t-il des particularités physiologiques (ex: blanchissement d'une partie du feuillage...)?
Par exemple, le chêne du rocher canon en forêt de Fontainebleau. Posé sur un rocher, ce chêne a un développement particulièrement lent.
* Autres originalités :
L'arbre se trouve-t-il hors de son milieu naturel de répartition?
L'arbre est-il isolé ou intégré dans un peuplement remarquable?
Par exemple, le chêne liège de Gonneville (dans la Manche) est un arbre méditerranéen hors de son aire de répartition naturelle.
Un arbre présentant un ou plusieurs de ces critères pourra être dit remarquable, cependant cette appréciation laisse aussi une place à la subjectivité.
L'association A.R.B.R.E.S. s'intéresse particulièrement aux arbres remarquables à portée nationale.

Bonus

Le roman-concert avait été annulé au théâtre du Puy mais il est possible de télécharger gratuitement, en livre numérique, la nouvelle de Jean Giono "L'homme qui plantait des arbres". A lire sur fond de Beethoven (le mouvement lent de la 9e symphonie, le premier mouvement de sa Pastorale), mais aussi de Wagner (Siegfried Idyll) et Brahms (le premier mouvement de la 2e symphonie) selon la sélection de l'Ensemble Cappella Forensis qui aurait dû se produire au Puy le 14 mars.


 
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