Téléphonie : qui va bénéficier d'une meilleure couverture en Haute-Loire ? sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr)
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Téléphonie : qui va bénéficier d'une meilleure couverture en Haute-Loire ?

Date : 28/01/2019 | Mise à jour : 31/01/2019 18:14
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Avec un troisième pylône acté en 2018 et une liste de 13 nouveaux sites, sans oublier les 106 existants (dont la moitié passe de la 2G à la 4G), le département espère réduire la fracture téléphonique. Reste à savoir qui sera couvert en priorité.

En 2018, les 600 nouveaux sites mobiles à construire par les opérateurs ont été identifiés et priorisés pour fournir une couverture mobile 4G par tous les opérateurs dans des zones non ou mal couvertes... des zones que le département de la Haute-Loire ne connait que trop bien.
En attendant la construction de nouveaux pylônes, la Haute-Loire peut déjà se réjouir de voir les 106 structures existantes passer à la 4G au plus tard pour fin 2022. "Ce sera un vrai gain pour la population", estime le député Jean-Pierre Vigier, qui suit de très près le dossier.
En effet, pour toutes les personnes disposant d'une faible couverture, le changement sera radical. En revanche, pour ceux qui résident dans des zones non couvertes, la construction de pylones demeure indispensable.

Un nouveau site dans le dispositif de "couverture ciblée"

Si les sites du Monastier-sur-Gazeille et d'Araules ont été identifiés dès le printemps dernier, comme l'avait révélé en exclusivité Zoomdici, un troisième a été ajouté dans l'arrêté du 21 décembre 2018 : celui d'Alleyras.
Ces trois sites entrent dans le dispositif de "couverture ciblée" et seront couverts par les opérateurs Bouygues Telecom, Free, Orange, SFR. Ils devraient être opérationnels pour juin 2020 au plus tard, un laps de temps étant nécessaire pour enclencher notamment les procédures d'acquisitions foncières avant de lancer les chantiers.

La première vague de sites mobiles à construire pour l’année 2019

Au niveau national, 64 équipes-projets locales se sont réunies le vendredi 18 janvier 2019  au Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les principaux acteurs (Arcep, opérateurs mobiles, associations de collectivités territoriales, etc.) afin de dresser un bilan de la première année d’exécution, de faire un point de situation sur les anciens programmes de couverture mobile.
Surtout, cette réunion a permis d'échanger sur les prochaines étapes, avec notamment au premier trimestre 2019 l’engagement d'un projet d’arrêté identifiant la prochaine vague de sites mobiles à construire. 

Quels sont les critères retenus pour définir les 13 zones prioritaires ?

Pour déterminer quels seront les heureux élus (13 sites seront retenus en 2019), une équipe projet local est co-présidée en Haute-Loire par le Président du Conseil départemental Jean-Pierre Marcon et le préfet Yves Rousset, qui explique :"déjà, on se base sur les observations qu'ont faites remonter les maires", avec parfois des zones blanches ou pas assez couvertes, "puis nous avons décider d'utiliser trois critères principaux et un critère subsidiaire".
D'abord la couverture doit assurer la sécurité des populations, comme par exemple un médecin qui pourrait avoir une couverture insuffisante sur son lieu de résidence, ce qui pose problème dans l'exercice de ses gardes. "Il faut que la population ait accès à des secours, s'il n'y a aucune couverture et que la population ne peut pas appeler les secours, c'est un réel problème de sécurité, avec une population en danger", complète le représentant de l'État.
Ensuite, l'économie avec par exemple des entreprises qui ont besoin de communiquer par voies télématiques et qui ne peuvent pas le faire, faute d'une couverture suffisante. Enfin comme troisième critère, on peut citer le tourisme, avec par exemple un camping ou un hôtel qui ne serait pas couvert. Quant au critère subsidiaire, il concerne la population couverte, en nombre d'habitants.

Quel calendrier ?

L'engagement pris par les opérateurs dans le cadre du "New Deal" consiste à fournir 29 pylônes d'au moins un opérateur avant la fin de l'année 2020, ainsi que 54 pylônes multi opérateurs en 4G au plus tard pour fin 2022 (dont les trois quarts avant la fin de l'année 2020).
"Le traitement va varier en fonction des sites, de 12 à 24 mois", souffle le préfet de Haute-Loire, "car il faut s'assurer d'avoir la possibilité d'installer un mât, mais il y a aussi les acquisitions foncières, le problème de l'accès à l'électricité obligatoire, à la fibre si possible, etc."

Des études millimétrées de la couverture téléphonique

Fort de ces critères et des informations qu'ont fait remonter les élus, le Conseil Départemental a effectué un certain nombre de relevés sur le terrain pour identifier le niveau de couverture sur une zone donnée. Un travail de fourmi quand on sait que parfois, on peut avoir trois barres en centre-bourg et aucune quand on s'éloigne un peu. "La barre n'est pas un critère, elle n'est qu'un indice mais elle n'indique pas précisément si c'est 5, 10 ou 15 % de réception", relate le Yves Rousset. 
À partir de ces indices, "suffisament précis pour travailler", la collectivité a établi une cartographie du département. "Mais il faut encore objectiver les choses", souligne le représentant de l'État. C'est pourquoi l'équipe projet local a défini une liste de sites à équiper de pylônes en priorité, une liste qui a été soumise aux opérateurs. Ces derniers sont tenus de faire des études millémétrés, avec des outils beaucoup plus précis, "afin de confirmer, infirmer ou préciser la liste initiale".

"Pour 2019, nous avons droit à 13 pylônes, pas un de plus"

On peut en effet sur une même commune avoir un centre bourg correctement desservi et un point à l'est, puis un autre à l'ouest qui ne le sont pas. Les études des opérateurs pemettent d'objectiver ça et de voir si la réponse technique à cette mauvaise couverture consiste à mettre un pylône au centre, ou un à l'est et un à l'ouest.
"C'est primordial pour nous puisque ça permet de finaliser la liste", conclut Yves Rousset. En fonction des résultats, la liste peut-elle s'étendre ? "Absolument pas", nous répond-il, "pour 2019, nous avons droit à 13 pylônes, pas un de plus". Désormais, l'équipe locale a envoyé sa liste aux opérateurs et elle attend le retour. Une fois finalisée, cette liste sera envoyée au préfet de Région qui la transmettra à Paris.


Avec 600 à 800 sites mobiles par an, il faudra attendre 2028 pour une couverture intégrale

Pour généraliser la couverture mobile de qualité (permettant l’ensemble des usages de la 4G) pour tous, le Gouvernement, l’Arcep et les opérateurs mobiles sont parvenus à un accord historique : le gouvernement a obtenu en début d'année 2018 des opérateurs un investissement de trois milliards d'euros sur deux ans pour l'installation de 5 000 pylones par opérateur (ils sont quatre) sur le territoire national. Comme certains seront mutualisés, le total de pylones installés devrait tout de même être inférieur à 20 000.
Ces nouveaux sites mobiles seront identifiés et priorisés par les équipes-projets locales, à un rythme de 600 à 800 sites mobiles par an. Le gouvernement se félicite de l'avancée que concrétise l'accord de janvier 2018, qui, "en une seule année, engage la construction de trois fois plus de sites mobiles que les années précédentes". Pourtant, à ce rythme, les installations, pour aboutir à une couverture intégrale, devraient s'échelonner jusqu'en 2028...

Pourquoi tant de zones blanches en Haute-Loire ?

Le constat, noir, ne date pas d'hier : les zones blanches sont légion dans le département. Avec l'accord passé en janvier 2018, les opérateurs s'engagent, par l'apport de trois milliards d'euros, à l'installation de 5 000 pylônes. Après, le fonctionnement au quotidien sera à la charge des opérateurs.
"On sait très bien pourquoi ils ne voulaient pas venir sur nos territoires ruraux", expliquait Jean-Pierre Vigier lorsqu'il voulait imposer aux opérateurs de s'installer en zone rurale par la voie legislative "parce que même quand on leur proposait de prendre en charge financièrement, dans le cadre d'une collectivité locale, l'installation en investissement du pylône, ils ne voulaient pas venir car ils disaient qu'en frais de fonctionnement, il n'y avait pas assez d'abonnés et qu'ils étaient déficitaires".


Maxime Pitavy








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img_journalisteGA le 1 février 2019 - 11h42
Un bel exemple des difficultés générées par la privatisation et donc la multiplication des intervenants sur ce marché. Autant de relais nécessaires que d'opérateurs et des zones entières non équipées parce que pas rentables !

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img_journalisters le 1 février 2019 - 06h26
ici autour du rond point de lachamp, RED SFR ne passe pas ! pas moyen de suivre une conversation mobile !!! j'ai téléphoné écrit plusieurs fois, sur leur conseil j 'ai changé mon mobile c'est très pénible, je suis "récepteur" pour une personne agêe c'est surtout pour ca que ma demande est insistante, je croyais avoir entendu que aucune zone ne serait pas couverte pffff encore des promesses en l'air !!!!

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img_journalisteR le 31 janvier 2019 - 18h45
J'espère que les pouvoirs publics obligeront les opérateurs à utiliser UN SEUL mat pour éviter la pollution visuelle, écologique et électromagnétiques!!

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