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Retraites : ''Les annonces ne font que confirmer nos craintes''

Date : 12/12/2019 | Mise à jour : 12/12/2019 14:52
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Les syndicats ont compté 2 000 manifestants au Puy-en-Velay ce mardi matin. La préfecture, elle, en dénombre 950. Pour ce 3e round de manifestation interprofessionnelle contre la réforme des retraites, les participants affichent leur détermination après la présentation complète du projet la veille.

Selon un sondage Elabe, après la présentation de la réforme, 50% des Français y sont favorables, tandis que 49% y sont opposés.

Qu'est-ce qui a changé, ou pas changé depuis l’annonce de la réforme des retraites, ce mercredi, par le premier ministre ? C'est la question posée par Zoomdici.fr dans les rangs de la 3e manifestation interprofessionnelle au Puy-en-Velay ce jeudi 12 décembre 2019. "Rien", répondent les personnes interrogées, expliquant en substance que les explications d'Edouard Philippe n'ont fait que détailler la réforme qu'ils décriaient depuis le début.


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Parmi les manifestants, de nombreux enseignants et personnels non enseignants de l'Education nationale :


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Lors de la première manifestation interprofessionnelle nationale, le 5 jeudi décembre, entre 4 200 et 8 000 personnes avaient défilé au Puy.
Ils étaient 2 150 à 4 000 par le 2e rassemblement ce mardi 10 décembre.
Ce jeudi 12 décembre, la préfecture en a compté 950 et les syndicats 2 000.

Dans les grandes lignes, la fin progressive des 42 régimes spéciaux est confirmée. Tous les Français nés après 1975 sont concernés par cette réforme. Ceux nés entre 1975 et 2004 ne verront le système par points s'appliquer qu'à partir de 2025. Les jeunes qui ont 15 ans aujourd'hui ne connaîtront que ce système.

Parmi les autres nouveautés, un âge pivot de 64 ans à partir duquel on pourra arrêter de travailler avec une pension à taux plein. Il sera toujours possible de partir à la retraite à 62 ans (l'âge légal actuel) mais avec un malus de -5% par an (y compris pour les métiers pénibles, à l'exception de certaines catégories de travailleurs comme les personnes handicapées). A l'inverse, un bonus de 5% par an sera appliqué si l'on part après 64 ans.
Le montant des pensions sera calculé sur l'ensemble de la carrière et non plus sur les 25 meilleures années pour le privé et les six derniers mois pour les fonctionnaires.
Le minimum des pensions sera de 1 000 euros net, puis de 85% du Smic.

Une nouvelle journée de manifestation est prévue ce mardi 17 décembre dans toute la France. Une journée qui marquera le ralliement de la CFDT au mouvement.

Annabel Walker



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Commentez

img_journalistec le 14 décembre 2019 - 16h12
Chassez le naturel...il revient au galop ! Le gouvernement (et beaucoup de français, sauf à la CGT) veulent supprimer les régimes spéciaux, et voilà que Castaner vient d'en recréer un pour la police : retraite à 52 ans avec un an de bonus tous les 5 ans !

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img_journalisteR le 13 décembre 2019 - 19h57
L'UNSA éducation a gobé ce qu'a dit Blanquer, je me demande ce qu'en pense la base.

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img_journalisteGG le 13 décembre 2019 - 09h05
A tous ceux qui critiquent les manifestants qui sont pour une retraite décente et pour l'âge de départ maintenu tel qu'il est , je leur dit de travailler encore plus longtemps et de cotiser pour les autres, vous avez raison. Mais quand vous vous arrêterez, peut-être, de travailler ne venez pas râler, contempler votre magot amassé et partez tranquilles au cimetière, vous y serez bien, à la retraite!

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