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Procès reporté ou non : toutes les réactions en vidéo

Date : 20/01/2020 | Mise à jour : 20/01/2020 18:03
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Les avocats, en grève, ont demandé un renvoi qui leur a été refusé. De nouveaux conseils ont été désignés, mais ils estiment ne pas avoir eu le temps de se plonger dans l'épais dossier. Ils demandaient un délai minimum d'une dizaine d'heures, le tribunal a ordonné une reprise des débats à 15h30.

Comme tous les avocats de la Haute-Loire sont en grève totale, un renvoi a été demandé ce lundi matin pour le très attendu et symbolique procès des incendiaires de la préfecture du Puy-en-Velay. Il a été refusé par le tribunal, qui a jugé que l'audience devait se tenir selon quatre critères.

Pourquoi le report est refusé ?

D'abord, la grève illimitée des avocats empêche le report du jugement dans "un délai raisonnable", a expliqué le Président du Tribunal correctionnel du Puy, ensuite, l'un des prévenus, aujourd'hui en détention provisoire, devrait être relâché dans les jours à venir si le jugement est reporté et le Procureur de la République Nicolas Rigot-Muller avait expliqué, dès l'ouverture de la séance ce lundi matin, qu'il y a "un risque de réitération".
Autre argument mis en avant par le tribunal vellave : le risque de porter atteinte à l'ordre public et même au-delà, à l'État de droit. Enfin, ce procès extraordinaire a nécessité une lourde organisation, aussi bien en ressources humaines (magistrats, avocats, auxiliaires de justice, agents de sécurité...) qu'en infrastructures et logistiques (il faut libérer des salles d'audience, mobiliser des dispositifs de sécurité, etc.).

"Vous avez étudié ce dossier pendant plusieurs semaines monsieur le Président, moi je demande une journée minimum"

Des avocats désignés par le Bâtonnier (qui a précédé le Président du Tribunal avant que d'autres ne soient commis d'office) qui ne connaissent donc pas le dossier, d'une épaisseur magistrale (une dizaine de kilos et plusieurs heures de vidéo surveillance) ont été désignés.
Mais ceux-ci demandent tous un délai pour préparer correctement la défense de leurs clients. Leur demande est restée lettre morte et l’audience a été seulement suspendue, jusqu’à 15h30.
Pourtant, ils avaient demandé à la barre un délai supplémentaire, "d'une dizaine d'heures", affirmait un premier, "le minimum pour préparer ce dossier dans le respect des droits de la défense". Une autre avocate soulignait : "vous avez étudié ce dossier pendant plusieurs semaines monsieur le Président, moi je demande une journée minimum".
La partie civile (défendant les victimes, notamment les policiers blessés) s'est associée à cette demande et le Procureur de la République Nicolas Rigot-Muller a pointé du doigt "une manoeuvre pour empêcher le bon déroulement de la Justice".

Les avocats demandent d'être relevés de leur commission d'office, l'un d'eux va même jusqu'à retirer sa robe

Face à la décision de reprendre l'audience à 15h30, les avocats désignés se sont dits "effarés de cette décision face à l'épaisseur du dossier" et un à un, ils ont demandé d'être relevés auprès du Bâtonnier, estimant "ne pas être en mesure de proposer une défense digne et efficace et en toute connaissance de cause du dossier".
Maître Cédric Augeyre est même allé plus loin : se sentant "démuni", il a carrément quitté sa robe devant les magistrats et il a demandé sa relève de commission d'office.

Toutes les réactions en vidéo

Retrouvez toutes les réactions des principaux protagonistes de cette affaire (avocats des prévenus, désignés, de la partie civile, Bâtonnier et Procureur de la République) en vidéo : 

 

Maxime Pitavy






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img_journalisteah le 21 janvier 2020 - 12h49
Les honoraires ne vont pas dans leur poche !

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img_journalisteMH le 20 janvier 2020 - 19h09
HM 20/01/2020 - 19h05: On aimerait bien connaitre le montant mensuel de la retraite d'un avocat pour comprendre leur mouvement de grève mais à mon avis, ils ne sont pas à plaindre. Pendant leur carrière avec les honoraires qu'ils réclament, ils ont de quoi mettre de côté pour passer du bon temps à la retraite.

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img_journalisteSR le 20 janvier 2020 - 18h38
si les prévenus devaient être libérés ce serait une sacré victoire pour les gilets jaunes. N'oublions pas que on frôle la tentative de meurtre : quand on proclame " on va vous faire cramer" et qu'on empêche les pompiers d'intervenir c'est très très grave. Mais c'est la chienlit, continuons.

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