Pas de redoublements massifs post-confinement en Haute-Loire sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr)

logo_zoom

Pas de redoublements massifs post-confinement en Haute-Loire

Date : 17/09/2020 | Mise à jour : 18/09/2020 17:44
Partager

Malgré la difficile période du confinement, le nombre de redoublants n'augmente que très légèrement dans le primaire. Il baisse même drastiquement dans les collèges.

C’est en apprenant de la bouche d’un parent d’élèves que sept enfants de l’école publique d’Espaly Saint-Marcel avaient dû redoubler leur année après la difficile période du confinement que nous nous sommes demandé s’il y avait des redoublements massifs en cette rentrée 2020 en Haute-Loire.
La réponse est non.
Dans le premier degré, 149 élèves se sont vu proposer un redoublement en juin 2020 et l’ont accepté. C’est cinq de plus que l’année précédente (144 élèves). Parmi ceux-là, il y en a effectivement sept à l’école espaviote (qui comptait 110 élèves en tout l'an dernier). « Je ne dis pas que ce n’est pas beaucoup pour une seule école, convient Marie-Hélène Aubry, l’inspectrice d’académie, mais quatre de ces élèves font partie de la même fratrie et n’ont pas suivi la continuité pédagogique proposée par les enseignants pendant le confinement. »

Moitié moins en collège

En collèges, il y a même eu moitié moins de redoublements que l’année précédente. « Cette année, ils sont entre 30 et 40 contre environ 80 habituellement sur un effectif d’environ 6 500 collégiens en Haute-Loire », nous informe Marie-Hélène Aubry.

Pour les lycées, l’inspection d’académie explique que des chiffres de redoublements ne voudraient rien dire puisque beaucoup correspondent à des changements d’orientations.

Cycle 1 : Maternelle (apprentissages fondamentaux)
Cycle 2 : CP - CE1 – CE2 (consolidation)
Cycle 3 : CM1 - CM2 - 6e (approfondissements)
Cycle 4 : 5e - 4e - 3e (détermination)
Cycle 5 : 2de - 1re – Terminale (terminal)

« Redoubler ça n’apporte pas grand-chose, estime Marie-Hélène Aubry, nos critères pour l’accorder sont très strictes ; par exemple c’est le cas si un élève a été en incapacité totale de suivre les cours pour des raisons de santé pendant plusieurs mois et qu’on juge que l’année est perdue. » Si redoublement il y a, il advient le plus souvent à la fin d’un cycle (voir encadré) dans le cas où les compétences ne sont pas acquises. Ces cycles, qui regroupent trois années, sont la référence depuis une vingtaine d’années au sein de l’éducation nationale.

Annabel Walker






 
Partager

Vous aimerez aussi



Commentez

Aucun commentaire pour cette actualité...