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Noah Raveyre, gardien du Puy foot à l'équipe de France

Date : 17/11/2020 | Mise à jour : 20/11/2020 11:11
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Déjà deux sélections (en U16) pour le jeune portier vellave, régulièrement surclassé avec l'ASSE. Il faut dire que le ballon rond a toujours occupé une place importante dans la famille : son grand-père, son père et son oncle ont tous été gardiens de but au Val-Vert. Entraîneurs et parents racontent son parcours.

"C'est une fierté pour nous, mais pas un aboutissement". Annick et Franck Raveyre, ses parents, préfèrent rester prudents car "les sacrifices sont nombreux et ça a un prix". Le jeune homme est en effet parti de chez lui à 13 ans seulement ; "il ne languit pas trop, on arrive à se voir à peu près tous les 15 jours".
Il faut dire que Noah avait déjà été repéré par de nombreux clubs, dont le PSG, l'Olympique Lyonnais ou encore l'ASSE. C'est le club de la Loire qui parviendra à le faire signer : Noah a toujours revendiqué être fan des Verts (comme beaucoup de personnes en Haute-Loire, du fait de la proximité avec Geoffroy Guichard) et "on a voulu qu'il reste à proximité".

"Il ne passait pas inaperçu, il écoeurait les adversaires"

Arrivé au Puy foot dès l'âge de cinq ans, Noah s'est rapidement positionné (dès 7-8 ans) pour jouer dans les buts. "On a mis des spécifiques gardiens à l'école de foot, notamment pour lui", se remémore Jean-Charles Pradier, responsable de l'école de foot du Puy à l'époque, "il faisait de très gros progrès dans sa qualité technique de gardien, et il était déjà très très grand et la taille, c'est aujourd'hui indispensable pour percer à ce poste".
Précoce, le gamin est souvent surclassé, même s'il préfère jouer avec les enfants de sa génération (2005), et il ne tarde pas à taper dans l'oeil des grosses écuries du foot français. "Il ne passait pas inaperçu, il écoeurait les adversaires", raconte Jean-Charles Pradier, "il pesait fort dans les matchs et nous rapportait beaucoup de points, en plus de donner une grande confiance à tout le groupe". Souvent, les entraîneurs adverses venaient se renseigner sur lui et très tôt, le PSG, l'Olympique Lyonnais et l'ASSE vont se positionner. "Saint-Etienne, c'était la meilleure solution, pour garder une certaine proximité avec la famille car il était encore très jeune, et en plus ils ont une excellente école de gardiens de but", tranche l'ancien responsable de l'école de foot du Puy.

Pourquoi on n'entend pas Noah ?

Les mineurs qui n'ont pas encore terminé leur formation en communication à l'ASSE ne sont pas autorisés à répondre aux sollicitations de la presse. Mais le club a donné son feut vert (!) aux parents de Noah pour qu'ils répondent aux sollicitations de Zoomdici.

Plus qu'une famille de footeux, c'est même une famille de gardiens de buts !

Il faut dire que Noah a grandi dans une famille de footeux : le grand-père a gardé les buts du Val-Vert dans les années 1970, son oncle aussi, une génération plus tard. Quant à son père, qui évoluait dans le champ sous le maillot du Val-Vert, il a également terminé sa carrière dans les buts. Plus qu'une famille de footeux, c'est même une famille de gardiens de buts !
Seul le frère de Noah, âgé aujourd'hui de 22 ans, n'a pas enfilé les gants... mais pas question non plus de ne pas chausser de crampons : joueur du Puy foot en -17 ans nationaux, il avait ensuite porté le maillot d'Espaly. Il a aujourd'hui mis le ballon rond de côté.

"On est très fiers de lui mais la priorité, c'est déjà de bien travailler à l'école"

Si le maillot bleu est un accomplissement pour tout jeune footballeur, les parents de Noah savent que rien n'est encore joué : "on reste prudents, on est très fiers de lui mais la priorité, c'est déjà de bien travailler à l'école. Après, ce sera étape par étape". Nul doute que le maillot bleu est un jalon de prestige dans son parcours : déjà convoqué pour le stage international sous le maillot de l’Équipe de France U16 du 21 au 24 septembre dernier, il a de nouveau été sélectionné  pour un rassemblement du côté de Clairefontaine du mardi 27 au vendredi 30 octobre (le seul joueur de l'ASSE à avoir été sélectionné les deux fois).
"On peut dire qu'il est dans les temps de passage pour devenir pro, et même un peu en avance", juge Christophe Mourier, le responsable technique du club ponot de U14 à senior à l'époque, "pour s'être imposé chez les Verts et surclassé depuis deux ans, c'est qu'il a un mental d'acier et puis il est déjà dans un centre de formation, déjà en équipe de France, déjà bien repéré et dans le circuit". Tellement que des clubs étrangers se sont déjà positionnés sur lui.

"Des très bons joueurs, on en trouve partout. Pour les gardiens, c'est beaucoup plus rare"

La spécificité de son poste pourrait être un atout important dans sa carrière. "Très tôt, alors qu'il avait à peine dix ans, il était déjà repéré par de grands clubs et nous, au Puy foot, on avait vite compris qu'il avait quelque chose en plus", explique Jean-Charles Pradier quand Christophe Mourier renchérit : "il avait une qualité athlétique hors norme, il prenait beaucoup de place dans la cage et il avait un jeu au pied au-dessus de la moyenne pour son âge. Il allait vite au sol, avait des capacités avancées et il était très bon sur sa ligne".
Mais pour devenir professionnel, il faudra encore s'accrocher. "Déjà ne pas se blesser et rester concentré sur le foot", répond le responsable de l'école de foot du Puy à l'époque, "puis faire les bons choix de club et alors, il pourra devenir un gardien de très très haut niveau". Même son de cloche chez Christophe Mourier : "il est prêt pour le très haut niveau, techniquement, mentalement et physiquement mais il faudra accepter les charges de travail, éviter de se blesser et ne pas craquer mentalement si ça arrive".

"On espère aller le voir jouer très vite, dès que les stades seront rouverts"

Si ses parents Franck et Annick ne cachent pas leur fierté de voir Noah percer au plus haut niveau et revêtir le maillot de l'équipe de France, ils doivent composer avec un fâcheux impondérable : l'épidémie de la Covid-19 qui a conduit à un confinement et qui ne permet pas d'aller voir jouer leur fils mais "on espère aller le voir jouer très vite, dès que les stades seront rouverts".

Maxime Pitavy



 
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