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Neige : un réveil difficile pour les agriculteurs

Date : 14/05/2018 | Mise à jour : 14/05/2018 20:32
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30 à 50% des cultures agricoles de la Haute-Loire ont été durement touchées par l'épisode neigeux du dimanche 13 mai 2018.

Si certains s'émerveillent devant cet épais manteau blanc qui recouvre les paysages de la Haute-Loire, d'autres s'en inquiètent, les agriculteurs au premier rang. Ce lundi 14 mai 2018, au matin, ils n'ont pu que constater, impuissants, les premiers dégâts causés par cet étonnant épisode neigeux qui a cueilli les Altiligériens au cœur du printemps.

Landos-Costaros : un secteur difficile

Difficile non pas parce qu'il y a eu plus de neige qu'ailleurs, mais parce qu'après les inondations du mois de juin 2017, voici qu'il doit faire face à un deuxième caprice météorologique en moins d'un an.

Au lendemain de cet épisode neigeux et tandis que des flocons continuaient de tomber dans le sud de la Haute-Loire, les membres de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles 43 (FDSEA) ont été reçus par la Chambre d'Agriculture de Haute-Loire. A l'ordre du jour, entre autres, l'état des lieux des dégâts causés par la neige. "Est-ce qu'on va pouvoir se relever ?" Cette question posée par Yannick Fialip, président de la FDSEA 43, ne laisse rien présager de bon. En effet, les cultures céréalières et herbagères situées au dessus de 900 mètres d'altitude, ont été durement touchées par les chutes de neige, ce qui représente "30 à 50% des cultures agricoles de la Haute-Loire".

Les Lentilles du Puy

Si les pousses étaient déjà sorties de terre, Yannick Fialip, président de la FDSEA 43, ne veut pas s'avancer au sujet de l'ampleur des dégâts sur les champs de lentilles. "Nous en saurons plus dans les jours à venir. Le véritable problème, c'est qu'on est victimes d'une inversion des mois. Il a fait un temps de mai en avril et un temps d'avril en mai."

Un sacré coup au moral

Les agriculteurs étaient prêts à procéder à l'ensilage de l'herbe. Une opération qui n'est plus possible à ce jour, le poids de la neige ayant couché l'herbe au sol. Le constat est le même chez les céréaliers. Reste à savoir ce qu'il y a d'exploitable sous cette masse blanche.
Quelle sera la qualité des fourrages ? "Même si on espère que la nature va nous aider un peu, en prenant un tel retard et dans ces conditions, la qualité risque d'être médiocre. Les animaux seront mal nourris, le lait sera mauvais, la viande sera mauvaise", explique Yannick Fialip. C'est ce qu'on appelle l'effet boule de neige.

Accompagner les agriculteurs

Tandis que l'expertise se poursuit, la FDSEA 43 assure les agriculteurs en difficulté, de son soutien. A la fois moral et économique. "Nous allons faire appel à un fond de soutien de la MSA (Mutuelle Sociale Agricole, Ndlr) ainsi qu'à des fonds publics, nous allons nous rapprocher des organismes bancaires et d'assurances etc."

Stéphanie Marin

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Commentez

img_journalisteM le 15 mai 2018 - 20h07
Tant que la FNSEA ne sera pas maître du temps qu'allons nous devenir manquerai plus qu'un peu de sécheresse et les violons ressortiront!!! préparez vos dossiers de subventions avznt même de connaître la réalité des dégâts

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img_journalisteg le 15 mai 2018 - 09h49
seuls les végétaux inondés d'ammonitrate n'auront que peu résistés , les parcelles exploitées plus naturellement,elles ne seront pas impactées alors ne pleurons pas les empoisonneurs:c'est bien signé FDSEA !!!

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img_journalisteeb le 14 mai 2018 - 20h02
Et oui, on a tendance à penser que l'homme maîtrise la nature... Le retour de bâton est rude! Et j'ai bien peur que ce ne soit pas fini.

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