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Municipales : trois propositions des entreprises du bâtiment

Date : 23/02/2020 | Mise à jour : 25/02/2020 08:24
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La Fédération Française du bâtiment de Haute-Loire souhaite participer pleinement au débat qui s’engage en soumettant à tous les candidats vingt propositions.

C'est principalement sous la voix d'Hervé Guillot, président de la FFB (l’équipe s’est renouvelée fin 2019) que sont venues les propositions. A l’occasion des élections municipales des 15 et 22 mars 2020, la profession du bâtiment a voulu faire entendre sa voix. La FFB a bien conscience que les maires jouent un rôle de premier plan, tant au n iveau administratif au travers des permis de construire, que des marchés publics.

Le bâtiment se porte bien mais ...

L’activité du bâtiment a connu une belle embellie avec la progression des volumes d’affaires (+ 1,3%) et de nombreuses embauches dans le secteur. Avec toutefois deux sujets de préoccupations de la profession : les marges ne progressent pas vraiment en raison de la hausse des coûts et la difficulté de trouver du personnel. Sur ce dernier point, Thierry Cornillon souligne que, malgré l’action avec Pôle Emploi et un fort partenariat avec le CFA (Centre de formation des apprentis) de Bains, la pénurie de main d’œuvre perdure. Le taux de chômage s’élèverait à 7% dans le département, en-dessous de la moyenne nationale.

Le seuil de dispense de procédure est passé de 25 000€ à 40 000€. Ce qui permet de simplifier les procédures de passation des marchés publics et donc de traiter de gré à gré (donc sans publicité ou mise en concurrence préalable) pour les marchés d’un montant inférieur à 40 000€. La FFB invite les élus ou futurs élus à profiter de cette nouvelle disposition et à faire appel aux artisans de leurs territoires respectifs.

Trois propositions en priorité pour la Haute-Loire

Zéro artificialisation nette des sols :

Ce premier sujet de vigilance vise à l’interdiction de toute ouverture de terrains naturels ou agricoles à la construction de bâtiments ou d’équipements. Les députés ont adopté dans la loi de finances pour 2020, en son article 58, une disposition visant à recentrer les dispositifs d’aides à l’investissement locatif sur l’habitat collectif afin de rendre ceux-ci cohérents avec l’objectif de lutte contre l’artificialisation des sols. Hervé Guillot souligne "que cela se traduit régulièrement par la simple suppression de toute ouverture de zone à construire" et rajoute qu’il est "nécessaire de maintenir un développement économique équilibré et de lutter contre la fracture territoriale."

L’économie circulaire :

second sujet celui concernant la prévention et la gestion des déchets de chantier qui doivent être anticipés en amont des travaux, ce qui induit la prise en compte du renforcement des points de collecte et de traitement des déchets du BTP. Or, c’est actuellement insuffisant, notamment en milieu rural.

Disposer d’un parc de logements moins énergivores :

Cette troisième proposition implique que les communes qui ont un véritable rôle à jouer dans l’accompagnement de leurs administrés souhaitant réaliser des travaux doivent promouvoir les artisans qualifiés RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) du territoire. Et ainsi lutter plus efficacement contre les pratiques frauduleuses à la rénovation énergétique.
La FFB appelle à une mobilisation des communes pour informer et accompagner de façon personnalisée, opérationnelle et financière ses concitoyens. De façon à réduire fortement l’investissement direct des ménages. Ceci s’inscrit dans le cadre de la transformation du CITE (Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique) en prime distribuée par l'Agence Nationale de l’Habitat (ANAH).
Le Gouvernement a toutefois décidé d’un reste à charge minimal de 10% du coût de l’opération, avec souligne la FFB, le risque de limiter l’engagement d’un certain nombre d’opérations.

Les quatre intervenants de la FFB ont, tour à tour, souligné la responsabilité des futurs élus qui doivent anticiper dès maintenant les besoins de demain en matière de logements, d’infrastructures publiques, de déplacements, d’économies d’énergie, de gestion des déchets et d’aménagement territorial.

G.R.




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img_journalisteI le 23 février 2020 - 22h01
Des salaires minables pour faire du travail dégueulasse dans des délais intenables , avec une main d'œuvre qui n'a pas le temps d'être formée , avec des conditions de sécurité et d'hygiène non respectées , des études de travaux et d'architecture bâclées avec une gestion qui se résume à du travail à l'envers . Voilà le BTP en 2020 , la malfaçon vite fait bien fait .

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img_journalistepp le 23 février 2020 - 20h05
De bonnes idées ,ajoutons y :travailler le plus souvent possible avec la participation des Architectes des bâtiments de France .

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img_journalistes le 23 février 2020 - 19h27
C'est vrai que gagner guère plus que le smic, travailler sur des échafaudage ,des toits, à l'humidité ou aux fortes chaleurs jusqu'à 65 ans ,je comprends pas pourquoi le BTP trouve personne...

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