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Manifester va dorénavant coûter très cher

Date : 18/03/2020 | Mise à jour : 20/03/2020 14:00
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Le Resf43 dénoncent depuis quelques semaines la situation d'une jeune albanaise, menacée de quitter le territoire français à tout moment. Pour cela, ils font entendre leurs voix régulièrement devant le commissariat. À présent, ce sera 138 euros d'amende pour tous ceux qui prendront le risque d'être présent.

Le Réseau Education Sans frontière a l'habitude de se retrouver devant le commissariat ou devant la préfecture afin de protester contre les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français ) des réfugiés. Depuis un moment, ils soutiennent Arlinda, l’aînée d'une famille albanaise composée de quatre enfants et de ses deux parents. À tout juste 18 ans, elle doit quitter sa famille pour être expulsée dans son pays d'origine, l'Albanie. "Arlinda, qui avait fait une demande de titre de séjour, a reçu une OQTF sans délai avec interdiction de retour de 12 mois, déplore le Resf43. Elle est assignée à résidence sans lieu d'assignation et doit aller signer au commissariat les lundi, mercredi et samedi à 19 heures, y compris jours féries et chômés".

138 euros d'amende pour tout manifestant

Pour la soutenir, les membres du Resf43 l'accompagnent devant l'hôtel de Police à chaque jour de signature. Ils avaient prévu d'y venir ce mercredi 18 mars à 19 heures. Mais depuis la mise en place du confinement quasi-total de la population, maigres sont les motifs d'autorisations de sortie. Celle de manifester ou de se regrouper pour une telle cause n'en font pas partie. "Oui, effectivement, tous ceux qui se regrouperont ce soir seront verbalisés car ce genre d'action est interdite dans le contexte sanitaire actuel", affirme l'agent de police au standard du commissariat. Coût de l'opération pour ceux qui braveraient ce droit constitutionnel mis en quarantaine…138 euros par personne.

Le réseau partagé par la situation

Un dilemme se pose alors au sein du réseau. Ne plus soutenir Arlinda et échapper à l'amende ou y aller quand-même en ayant conscience de sa faute ? "Que pouvons-nous faire, se demande l'un de ses membres. Nous sommes dans une situation particulière où les deux choix sont très chers, cher pour ses convictions et cher financièrement. Pour l'instant, nous allons établir un courrier à la préfecture pour demander l'arrêt de l'assignation." Un autre dilemme peut alors également être souligné. Le devoir à cette jeune albanaise de se déplacer jusqu'à l'hôtel de Police pour apposer sa signature. Car ce type de déplacement n'entre pas non plus dans le cadre des cinq motifs autorisés par le gouvernement.

 
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