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Manifestation au Puy : les soignants et les soignés mobilisés ensemble

Date : 16/06/2020 | Mise à jour : 17/06/2020 07:37
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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mardi 16 juin depuis l'hôpital Emile-Roux jusqu'aux portes de l'ARS (Agence Régionale de Santé), rue de Vienne, au Puy-en-Velay. À l'unisson, ils ont réclamé les revendications qu'ils soutiennent depuis un an, jour pour jour.

Le 16 juin 2019, les syndicats du Centre Hospitalier Emile-Roux annoncent leur mise en grève. Jamais ils n'auraient alors pensé que leur combat durerait aussi longtemps. Un an plus tard, après la parenthèse imposée par le Covid-19 et son confinement, les voilà de nouveau dans la rue avec la même hargne et les mêmes revendications. "Nous demandons une augmentation de salaire de 300 euros net mensuels pour tous, l'arrêt des fermetures de lits, le recrutement de personnels et la réouverture des services fermés pour que la population ait un accès égalitaire au niveau des soins, insiste Patricia Bénézit, infirmière et représentante syndicale auprès de la CGT hospitalière. Le confinement a stoppé un moment les choses parce que nous nous sommes mobilisés pour soigner les gens mais nos revendications sont toujours là".

Un manque important de main d'oeuvre

Une majorité des services de l'hôpital Emile-Roux est représentée, ainsi que des corporations différentes comme le Resf 43, l'Accueil Familial Pour Adultes ou encore les Gilets jaunes, le syndicat de l'Education nationale de la FSU, Solidaires et Attac. "Nous pensons qu'il y a 200 emploi ETP (Équivalents Temps Plein) en manque à Emile Roux, indique-t-elle. Avec l'augmentation de l'activité, si nous voulons remplacer les arrêts maladies et les congés annuels correctement, il nous faut ces emplois !" Pour ce qui est du moral des troupes, Patricia Bénézit parle sans hésitation : "Tout le monde est fatigué et beaucoup souhaitent partir. La direction dira que c'est pour des motivations différentes et pas en lien avec la situation présente dans l'hôpital. Mais ce n'est pas vrai".

Tension autour de la prime Covid

Cette prime sera bien octroyée à certains employés du centre hospitalier Emile-Roux comme nous l'apprend Patricia Bénézit :

(Cliquer sur "Listen in browser" pour une écoute sur tablette ou smartphone)

... Mais elle sera destinée également à du personnel mois enclin à la recevoir d'après la syndicaliste :

(Cliquer sur "Listen in browser" pour une écoute sur tablette ou smartphone)

Des actions à venir :

Sans avoir encore défini la forme que prendrait les prochaines mobilisations, la CGT43 hospitalière et d'autres syndicats ont décidé des dates du 30 juin et du 14 juillet pour à nouveau partager et défendre leurs revendications.

Une demie victoire pour Sainte-Marie

Bernard Carlier, de la CGT43 de l'hôpital Sainte-Marie, annonce des nouvelles en demi-teinte, issues des décisions de l'Agence régionale de santé (ARS). "Le statut de notre établissement est particulier car il est privé mais de service public, explique-t-il. Or, la prime dite Covid n'était destinée qu'aux établissements purement publics comme l'hôpital Emile-Roux. L'ARS nous a confirmé aujourd'hui que cette prime serait tout de même versée aux personnels de Sainte-Marie qui correspondent aux critères obligatoires. Ainsi, 500 euros seront alloués aux secteurs sanitaires et 1 000 euros à l'Ehpad, Mas (Maison D'accueil Spécialisée, Ndlr) et UCLD (Unités de Soins de Longue Durée, Ndlr). Néanmoins, peu d'employés vont finalement la toucher car beaucoup de services étaient fermés durant le confinement, obligeant beaucoup à rester chez eux plutôt que de venir travailler".

"Où sont les gens qui applaudissaient aux fenêtres tous les jours à la même heure"

Si l'affluence se situe autour des 3 à 400 personnes, formant un long cortège sur l'avenue de Bonneville et les rues jouxtant le rocher Saint-Michel, certains s'étonnent du peu de monde mobilisé aujourd'hui. "Où sont les gens qui applaudissaient aux fenêtres tous les jours à la même heure pendant plusieurs semaines pour soutenir les soignants ?, déplore Laurette Pays, du Resf 43 (Réseau Education Sans Frontières). Pourquoi n'y a-t-il pas plus de personnes maintenant pour défendre notre service de santé à tous ? Si on les abandonne maintenant, c'est nous-mêmes que nous abandonnons. Nous sommes tous concernés car nous avons tous besoin d'eux. Nous devrions être des milliers à leurs côtés aujourd'hui !"



Nicolas Defay

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img_journalisteAL le 17 juin 2020 - 13h10
Le travail effectué mérite non seulement une prime mais avant tout une reconnaissance salariale et une remise à niveau des salaires dans le temps.Cependant dire que la prime n'ira qu'a un petit nombre, il serait quand mème mal venu de donner la prime à du personnel qui ne travaillait pas.... Il faut être du côté de la raison. Par contre je pense qu'il faut remettre les gens au travail

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img_journalisteah le 17 juin 2020 - 11h45
Soutien de ma part mais pas manif ! Gestes barrières inapplicables dans un tel rassemblement d'autant que beaucoup ne portent pas le masque. Le virus n'est pas mort ! On pourrait organiser une chaîne humaine avec port du masque et distanciation sociale, à l'instar d'autres pays...

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img_journalisteM le 16 juin 2020 - 19h58
que croyaient ils que le peuple allait défiler avec eux ? tout le monde est lassé de ces manifs CGT a répétition d'autant que des négociations sont en cours attendons pour voir avant de brailler. Enfin pour des personnels qui nous ont tant moralisé sur le port du masque surprenant d'en voit démunis et d'autres se faire la bise c'est sans doute la fin des gestes barrières. L émotion passée que reste t il ?

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