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Manif au Puy : les jeunes aussi ont leur mot à dire

Date : 09/10/2018 | Mise à jour : 11/10/2018 12:46
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1 500 personnes, selon les organisations syndicales, 900 selon la préfecture de la Haute-Loire, ont participé ce mardi 9 octobre 2018 à la manifestation intersyndicale et interprofessionnelle dont le départ a été donné place Cadelade au Puy-en-Velay.

Certains, drapeau de la CGT pourtant accroché autour du cou, ne savaient pas vraiment pourquoi ils étaient là. D'autres, pleinement conscients de leur action mais trop timides pour parler à la presse, ont pressé le pas. Parmi le millier de personnes mobilisées dans les rues du Puy-en-Velay, les jeunes, lycéens et étudiants, qui étaient pourtant invités à faire entendre leur voix sur les revendications suivantes : "Non à Parcoursup et à la sélection à l'université, oui au maintien du baccalauréat comme diplôme national" ; ne se sont pas imposés en majorité dans le cortège.

"L'âge pour commencer à se battre pour nos droits futurs"

En fouillant un peu, nous avons trouvé Lalie, accompagnée de son papa, salarié chez Michelin. A 15 ans, la jeune fille qui prépare un Bac pro ASSP (Accompagnement Soins et Services à la personne) au lycée Jean Monnet au Puy-en-Velay, participait ce mardi à sa première manifestation. Comme son père, elle veut "faire bouger les choses. C'est important de défendre nos droits et de montrer que nous ne sommes pas d'accord, sinon rien ne changera." Un avis partagé par trois autres lycéens de l'établissement Charles & Adrien Dupuy, Robin, Adrian et Grégoire. Skateboard à la main, ils se sont mêlés à la foule d'un pas décidé. "Les jeunes aussi ont leur mot à dire et ils doivent faire entendre leur voix. 17 ans, je pense que c'est l'âge pour commencer à se battre pour nos droits futurs", réagit Adrian.

La compétitivité dès le lycée

D'une seule et même voix, tous trois disent non à Parcoursup et à la sélection à l'université, et Robin explique pourquoi : "Il ne suffit plus d’avoir son bac pour entrer à l’université, il faut être le meilleur pour avoir la chance peut-être d’entrer à l’université. Ce n’est plus la même chance pour tout le monde. Il n’y a plus aucune solidarité entre les élèves. On pourrait s’aider à tous être bons, mais non, on cherche à être le meilleur et il faut que les autres soient mauvais pour être le meilleur. On ne cherche pas à élever le niveau général."

"Il s'agit d'un avertissement"

Quant aux autres revendications portées par l'intersyndicale de la Haute-Loire (CGT, CFE-CGC, CFTC, FO, FSU et Solidaires), les lycéens cèdent la parole à leurs aînés. "Nous appelons, dans l'unité syndicale, tous les champs professionnels à se rassembler pour exiger l'augmentation du pouvoir d'achat pour les retraités et les privés d'emploi, l'augmentation des salaires pour tous les salariés du privé comme du public. Nous exigeons également le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, ainsi que la sécurité sociale pour tous basée sur le principe du "chacun côtise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins", a-t-on précisé du côté de la CGT 43.

Et FO 43 d'ajouter : "Dans les sondages, ce gouvernement est rejeté par 70% de la population. Il est désavoué, de l'extérieur comme de l'intérieur, par les affaires à répétition, des démissions à répétition, les désaffections. Aujourd'hui 9 octobre, il s'agit d'un avertissement. Nous le savons tous, il nous faudra monter d'un cran, en particulier pour lui faire entendre raison pour la préservation de tous nos régimes de retraite face au projet gouvernemental."

Les responsables des organisations syndicales seront reçus ce mercredi par le gouvernement pour une présentation des grands principes de la nouvelle réforme des retraites.

Stéphanie Marin



Les principales revendications

  • Augmentation des salaires, du point d'indice et des pensions, allocations et minima sociaux. Non à l'augmentation de la CSG.
  • Défense et reconquête du service public accessible et de qualité sur tout le territoire dans l'intérêt des agents et de la population. Non aux privatisations. Non à la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires.
  • Garantie des emplois, des statuts, des conventions collectives et des missions : abrogation des lois El Khomri et des ordonnances Macron.
  • Retour au droit à la retraite à 60 ans pour toutes et tous à taux plein. Maintien de tous les régimes par répartition (général, spéciaux, CNRACL, Code des pensions). Non au régime unique par point. Maintien des pensions de reversion.
  • Défense de la sécurité sociale basée sur le principe chacun côtise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
  • Non à Parcoursup et à la sélection à l'université. Maintien du baccalauréat comme diplôme national.

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img_journalisted le 10 octobre 2018 - 07h43
Certains, drapeau de la CGT pourtant accroché autour du cou, ne savaient pas vraiment pourquoi ils étaient là !! Journaliste par pitié !!!! sans commentaire ! Depuis plusieurs années on perds nos droits: jours férié sois disant pour nos vieux ,qui paye plus de csg ?liquidation du service public et des fonctionnaire ! Même sans fonctionnaire :VOUS inquiété pas vous payerai toujours plus d'impôts ,vive la démocratie !

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