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Les "flambeaux de la colère" ont investi les rues du Puy

Date : 31/01/2020 | Mise à jour : 01/02/2020 08:08
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Vendredi 31 janvier, les regards se sont tournés vers un long défilé de torches déambulant dans la cité ponote. Intersyndicale, interprofessionnel, lycéens et Gilets jaunes se sont mobilisés en soirée pour montrer leur détermination quant au rejet du projet de la réforme des retraites.

Environ 300 personnes, 400 selon les syndicats, sont descendues de la gare du Puy-en-Velay à partir de 19 heures pour converger en direction du centre-ville. Si les revendications sont restées les mêmes que celles des premiers jours de contestation, l'évènement s'est tout de même revêtu d'une ambiance particulière. Car en dehors des habituels drapeaux syndicaux, chasubles jaunes fluo et panneaux aux phrases percutantes, c'est un serpent de flamme long de quelques centaines de mètres qui a remonté l'avenue du Maréchal Fayolle, descendu la rue Pannessac pour se lover finalement autour de la fontaine du Breuil.

Rappeler la grande mobilisation du 6 février

"Ce soir, on fait une manifestation nocturne comme cela se fait un peu partout en France, explique Pierre Marsein, secrétaire général de la CGT43. Et on peut dire qu'elle tombe bien car elle vient juste après les déclarations du Medef qui assure que les cotisations coûtent moins chères que la capitalisation. Ce syndicat et le gouvernement sont en train de céder. Il faut continuer car nous allons gagner." Chaque participant avait reçu la consigne d'apporter une lumière quelconque afin de marquer le coup. "Peu importe si la mobilisation est dense ou pas, partage Olivier Mahinc, citoyen sans étiquette. Cette action a deux objectifs. Montrer que nous ne sommes pas fatigués, que nous ne le serons jamais tant que ce projet de réforme menace notre avenir et celui de nos enfants. Et rappeler la grande mobilisation du jeudi 6 février, jour qui marquera les deux mois de colère et de grève".

"La prise de la bastille a été faite à la lueur des flambeaux"

Jeunes, moins jeunes, retraités, poussettes et ados, corporations diverses et variées, les manifestants noctambules ont circulé pacifiquement sur les pavés des rues, perturbant quelque peu la circulation du boulevard Saint-Louis. La seule petite halte qui aurait pu générer des tensions s'est trouvée devant la permanence d'Une Nouvelle Respiration pour le Puy de Catherine Granier Chevassus, en haut de la place du Martouret. Un groupe de Gilets jaunes s'est regroupé devant pour faire doublement entendre leur voix éraillées de colère. Puis au bout de dix minutes, ils ont rejoint le cortège stationné devant la mairie pour se réunir devant la fontaine du Breuil, point de chute final à leur marche nocturne. Quant à la symbolique de cette mobilisation originale, Pierre Marsein la résume en une phrase : "La prise de la bastille a été faite à la lueur des flambeaux".



Nicolas Defay

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img_journalistec le 3 février 2020 - 11h38
tous ses personnes qui sorte dans la rue pour exprimer le ras le bol général mérite le plus grand respect , force et honneur a vous

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img_journalisteJG le 2 février 2020 - 11h54
Tous les syndicats représentatifs ont des subventions directes et indirectes de l'Etat, mais c'est la CGT qui a le record, elle en retire plus que de ses cotisations Pour la CFDT c'est l'inverse, elle tire plus de revenus de ses cotisations que de ses subventions et décharges

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img_journalisteR le 2 février 2020 - 10h55
Certains qui critiquent le financement de la CGT par l'état ont sans doute dû toucher des sous du contribuable dans leur ancienne vie car quasi tous les syndicats touchent des sous de l'état : gardez vos leçons ! Si la CGT ruine le pays, c'est sûr que l'UNSA et la CFDT ne ruinent pas les entreprises, ce sont des syndicats progressistes et surtout carpettes. Les syndicats patronaux touchent aussi de l'argent public non ?

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