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Les enseignants de Simone Weil sous tension

Date : 31/01/2020 | Mise à jour : 31/01/2020 11:46
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À 7h30 ce vendredi 31 janvier, l’ensemble des représentants du personnel du lycée ont exposé leur colère. En cause ? La réorganisation complexe que génère l’application des épreuves de contrôle continu (E3C) en classe de Première et Terminale.

De mi-janvier à mi-mars, les nouvelles épreuves de contrôle continu (E3C) vont se dérouler pour la première fois dans tous les lycées du pays pour les élèves de Première. La seconde série d’épreuves se tiendront ensuite de mi-avril à mi-juin. Enfin, la dernière étape pour boucler ce baccalauréat nouvelle génération concernera les classes de Terminale de mai à juin. Vendue par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale, comme un simplification du baccalauréat, cette réorganisation se révèle comme une usine à gaz totalement anxiogène pour les enseignants du lycée Simone Weil.

Une usine à gaz

« Ce matin, à l’appel du CNES, de FO43 et de la liste non syndiquée, ce qui représente l’ensemble des représentants du personnel, il y a un rassemblement contre les E3C, explique Benoit Bacl, enseignant au lycée Simone Weil et responsable du syndicat Force Ouvrière. Les épreuves communes en contrôle continu mettent une pagaille monumentale dans les établissements tant au point de vue des élèves que des enseignants. Du côté des élèves, ça les met sur le grille en permanence et ça remet en cause leur diplôme national. Pour les enseignants, ils auront à organiser des examens du baccalauréat en pleine année et assurer les cours en même temps. On demande l’abandon des E3C et la restitution de l’épreuve terminale anonyme en fin d’année qui permet une organisation réelle et construite. les usines à gaz ça suffit ! »



Un baccalauréat local

Ce que reproche les enseignants, en plus de la mise en pratique des E3C, est la dévalorisation du baccalauréat et la perte de son caractère national. « Quand les élèves manifestent sur le sujet des retraites, il y a en arrière pensée les problèmes sur le bac et Parcoursup, assure Benoit Bacl. Parcoursup est le pendant de la réforme du bac. On institue la sélection sur le dossier. Je rappelle que le bac était le premier grade universitaire. Il permettait de droit d’être instruit à l’université et de postuler à des concours de Catégorie B. Puisque c’est devenu maintenant un diplôme local, il n’ouvre à aucun droit. Il faut savoir que chaque élève aura un parcours individuel, le choix des épreuves en libre service ».

« On leur demande des effort monumentaux et tout ça pour rien. C’est ridicule ! »


Les sujets des E3C sont choisis dans les lycées dans une banque commune. Le chef d’établissement valide ensuite l’épreuve présentée pour chaque discipline choisie en amont par l’élève. Les copies des élèves ne seront pas corrigées au même moment et seront réparties de façon à ce que les professeurs ne corrigent par les copies de leurs propres élèves. « Il y a un coté kafkaïen dans cette affaire que les enseignants mais également tous les corps de métiers de l’éducation nationale trouvent insupportables, ajoute Benoit Bacl. On leur demande des effort monumentaux et tout ça pour rien. C’est ridicule ! Aujourd’hui, il y a notre rassemblement. Puis nous allons faire circuler une pétition. Nous avons également saisi le CHSCT académique pour l’alarmer sur la santé du personnel. Cette réorganisation nuit gravement à la santé physique et morale du personnel ».

Nicolas Defay

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img_journalisteJM le 1 février 2020 - 09h36
Je me souviens, il y a déjà quelques décennies de ces enseignants, que l'on appelait Maîtres ou instituteur qui avaient la foi chevillée au corps, qui croyaient en leur métier, qui le faisaient avec une dose d'abnégation qui ferait rougir les syndicats de gauche... Que de changement aujourd'hui avec ces enseignants dont la motivation est UNIQUEMENT alimentaire ! Vous avez pensez à votre avenir ? Si vous y aviez pensé vous seriez au travail . Pardon je vous insulte en parlant de travail.

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img_journalisteR le 1 février 2020 - 09h28
Facile de critiquer les profs et de dire que c'est de leur faute si le niveau baisse. Si les programmes sont sans cesses allégés, si des épreuves autrefois éliminatoires en dessous de 10 ne le sont plus (BTS), si le futur capes fait quasiment disparaître l'évaluation des savoirs, si le contrôle continu incite les profs à baisser le niveau pour limiter la casse.... La faute à qui ? Les élèves changent, et c'est l'éducation nationale qui s'adaptent en tirant vers le bas.

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img_journalisteM le 1 février 2020 - 06h46
pauvres enseignants obligés de faire plus de 18 h et d'être réactifs c'est injuste pire que la mine !!! qui s'occupe de l'état des élèves ballotés entre des prévisions d'examens boycottés au dernier moment par les enseignants ? a la vue des résultats de notre école faites profil bas

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