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Les cheminots recalés du Petit Train du Puy

Date : 12/06/2018 | Mise à jour : 12/06/2018 19:26
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L’idée n’était pourtant pas mauvaise. Mais les cheminots grévistes n’ont pas pu mener à bien leur manifestation qu’ils avaient envisagé dans les wagons du Petit Train du Puy-en-Velay.

Tout était prévu. A 11h45 une trentaine de grévistes opposés à la réforme ferroviaire s’étaient regroupés sur la place Michelet du Puy-en-Velay. Répondant à l’appel national d’une journée d’action et de grève nommée « la journée de la colère », les cheminots avaient imaginé grimper dans le petit train pour s’accorder une balade à travers le Puy-en-Velay, drapeaux au vent. « Parce que ce sera peut-être le seul train qui circulera en Haute-Loire », a précisé Xavier Bousset, secrétaire CGT cheminot Haute-Loire.

Oui mais voilà, au moment de prendre place dans les wagons, la conductrice et gérante du Petit Train touristique leur a fermé la porte au nez. « Le Petit Train, qui appartient à une société privée, n’est pas un outil de manifestation. », a-t-elle lancé notamment gênée par la présence des drapeaux aux couleurs de la CGT. Malgré l’insistance des cheminots, la gérante, elle-même épouse de cheminot, n’a pas cédé. Les voyageurs en colère sont donc restés à quai. « Elle était au courant, nous avions réservé ! » s’est offusqué Xavier Bousset.

Et si ça continuait au mois de juillet ?

Au 30ème jour de grève, la mobilisation contre la réforme ferroviaire en Haute-Loire commence à s’essouffler. « Nous restons dans la moyenne haute avec un peu plus de 50 % de grévistes. Mais forcément, ça commence à être dur. Pour ma part au mois de mai, une quinzaine de jours m’ont été retirés, ce qui représente environ 1 000€ en moins sur ma paye », explique le représentant CGT. Et de reprendre : « Mais ce n’est pas grave, nous misons sur l’avenir. »

L’avenir le plus proche qui nous intéresse concerne la journée de vendredi, lors de laquelle sera organisée une réunion tripartie, État, patronat et organisations syndicales. A l’issue de cette réunion, un compte rendu sera alors soumis aux cheminots qui décideront de la suite à donner ou pas à leur mobilisation.

« On se garde le droit de poser un préavis de grève pour le mois de juillet. On ne baissera pas la tête », a conclu Xavier Bousset.

Stéphanie Marin

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img_journalisteM le 13 juin 2018 - 19h59
Si la ligne le PUY ST ETIENNE ferme peut être le devra t elle aux cheminots sans cesse en grève, aux retards constants qui font que l'usager fuira ce service pour d'autres options grand merci des travailleurs et des étudiants. Il y a peu de cas ou le travailleur en difficulté peut bloquer un pays alors qu'il a un contrat à vie

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img_journalisteC le 13 juin 2018 - 13h17
Moi aussi, j'ai réservé mon train ... SNCF.

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img_journalisteSR le 13 juin 2018 - 11h06
les cheminots se battent pour défendre leurs primes exorbitantes versées par les contribuables et les clients. Les syndicats essaient d'exister et de justifier leurs existences. ça suffit !

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