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Les Gilets jaunes en action sur les ronds-points et au Puy

Date : 16/11/2019 | Mise à jour : 18/11/2019 07:42
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Un an après ils sont toujours là. Les Gilets jaunes ont repris le chemin des ronds-points et du centre-ville du Puy-en-Velay, pour une nouvelle fois faire entendre leurs revendications.

Ce samedi 16 novembre, dès 9 heures, les Gilets jaunes étaient de retour sur les ronds-points des Fangeas, de Lachamp, Corsac, Brioude, Polignac, Monistrol-sur-Loire et Saint-Just-Malmont. Un an après le début du mouvement, ils ont montré qu'ils sont encore présents et plus que jamais déterminés à poursuivre la mobilisation.


(Sur le rond-point de Lachamp ce samedi 16 novembre 2019, à 10h30. Photo © Zoomdici - S.Ma)

"Ça continue, malgré la répression, et pour cause un an après, rien n'a changé", lance Jean-Michel rencontré sur le rond-point de Lachamp. Ce Ponot âgé de 58 ans l'assure, "le mouvement n'est pas mort, il a évolué, il s'est structuré". Jean-Michel espère que le 5 décembre prochain, jour de mobilisation interprofessionnelle nationale lancée par plusieurs syndicats contre la réforme des retraites, ne sera qu'un début et que l'appel à la grève générale sera suivi. "Il ne faut pas que ce soit une promenade de 10h à midi et qu'ensuite tout le monde rentre chez soi. Il faut un blocage de l'économie du pays. Ce n'est pas le 5 décembre qui compte finalement, ce sont les jours d'après."
Et pour faire passer le message, les Gilets jaunes ont distribué à chaque automobiliste -- en tout cas ceux qui baissaient leur vitre -- des tracts les invitant à participer à la réunion publique organisée par les syndicats et Gilets jaunes de la Haute-Loire ce mardi 19 novembre, à 18h30, à la salle Jeanne d'Arc au Puy-en-Velay. "La convergence est essentielle. Cette réforme des retraites concerne tout le monde", commente Jean-Michel.

>> A lire aussi : Gilets jaunes : un an après "rien n'a changé", sauf le mouvement

"Je suis là pour alerter et contester..."

Maxime, 20 ans, étudiant au Puy-en-Velay, comprend les "dangers" identifiés par les syndicats et Gilets jaunes, de cette réforme des retraites. Mais pour lui, ni plus, ni moins important, mais peut-être plus actuel, le sujet de la précarité des étudiants est une réalité sur laquelle il faut attirer l'attention. "Un étudiant s'est immolé par le feu vendredi dernier à Lyon. Il faut que ça interpelle. Je suis là pour alerter et contester cette précarité que vivent les étudiants au quotidien. Ce sont des conditions de vie de plus en plus difficiles compte tenu des bourses qui baissent chaque année, ainsi que les APL (Aide personnalisée au logement, Ndlr)."


(Devant la préfecture, ce samedi 16 novembre après-midi. Photo © Zoomdici - S.Ma)

En début d'après-midi, les Gilets jaunes du bassin du Puy principalement, ont quitté leur rond-point pour se rassembler sur le parking d'Aiguilhe. Tous ensemble, ils ont décidé de prendre le chemin du centre-ville du Puy-en-Velay, direction la préfecture de la Haute-Loire. Ils étaient entre 150 et 200 Gilets jaunes dans le cortège au plus fort de la mobilisation. Ils ont zigzagué dans le centre ponot passant devant l'église des Carmes, remontant l'avenue Maréchal Foch jusqu'à faire une halte devant le commissariat. Les manifestants se sont ensuite retrouvés devant la mairie du Puy. "On se retrouve là, c'est symbolique. C'est la base de la démocratie, normalement. Les cahiers de doléances ont bien été envoyés en mairie mais on y a toujours pas répondu. Je crois que les cahiers ont servi à allumer la cheminée de l'Elysée", explique Thomas, Gilet jaune de Saint-Just-Malmont. Il voit en ce mouvement qu'il a rejoint à ses débuts, la suite de 68, une référence souvent évoquée. "On a vendu le pays à des banquiers, aujourd'hui on essaie de rattraper le coup parce que c'est en train de couler ceux qui sont en bas et d'enrichir ceux qui sont en haut, comme toujours."
Les Gilets jaunes ont poussé le pas jusqu'à la préfecture, clamant leurs revendications, puis s'en sont retournés au parking d'Aiguilhe, il était alors 15h30. Aucun débordement n'a été observé lors de cette manifestation encadrée par une quinzaine de policiers ponots et surveillée par une demi-compagnie de CRS, soit 40 hommes, venue en renfort (quant à l'échelle du département, une centaine de gendarmes étaient mobilisés). Quelques Gilets jaunes ont toutefois dû se soumettre à des contrôles d'identité.

Une opération chariots remplis et sit-in à Auchan avortée

Une fois sur le parking d'Aiguilhe, le cortège avait bien diminué mais certains n'avaient pas l'intention d'en rester là, à un simple tour de ville. Le choix des manifestants s'est alors porté sur une opération chariots remplis et sit-in dans le centre commercial Auchan à Brives-Charensac. Une opération avortée, les CRS, discrets lors de la manifestation, se rendant plus visibles à ce moment-là. "Nous préférons ne pas amener le monde à la confrontation", explique un Gilet jaune. Les manifestants restants ont eu pour consigne, pour ceux qui souhaitaient poursuivre la mobilisation de ce samedi 16 novembre, de rejoindre le rond-point de Lachamp ou celui des Fangeas.

Stéphanie Marin


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img_journalistem le 20 novembre 2019 - 19h04
je vous invite à lire une petit livre intitulé " la ligne jaune " que vous trouverez au prix de 3,99 euros écrit par mr boulot avocat, il vous expliquera ce que certains n ont pas encore compris sur ce mouvement et aussi , la manipulation de l'état et des médias sur les informations restituées, ainsi bien sur que des violences policieres, pour finir ceux qui ont regardé cash investigation ce mardi 19 novembre devraient comprendre le pourquoi de ce mouvement ou alors ils sont aveugles

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img_journalistep le 18 novembre 2019 - 19h17
@NG .. la Culture ? Au puy ? Où cela donc ? Quant au reste ? Pourquoi tant de mépris ? Quels sont ces petits bourgeois aigris qui sont bien plus haineux que ceux qu'ils tentent de faire passer pour tel .. Quant aux régimes spéciaux c'est ok pour la clause du grand père ! Mais pas de changement aujourd'hui ni demain !

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img_journalisteR le 18 novembre 2019 - 16h44
En tant que fonctionnaire, je veux bien perdre les "six derniers mois" si mes collègues du privé me versent une partie de leur participation, de leur prime d'intéressement, de leur prime macron, de leurs avantages en nature, de leur 13ème mois,... Vous voulez une totale égalité, c'est stupide. Chaque statut a ses avantages et inconvénients, mais il vaut mieux beugler contre les fonctionnaires, sans voir qui ponctionne vraiment le fric dans ce pays.

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