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Le premier whisky de Haute-Loire sort bientôt

Date : 24/12/2017 | Mise à jour : 26/10/2020 11:31
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Fin 2017, nous vous avions présenté la premier producteur de whisky de Haute-Loire. Basé à Montagnac sur la commune de Solignac-sur-Loire, Bérenger Mayoux va enfin pouvoir sortir sa première cuvée "trois ans d'âge". Le grand jour sera le 4 novembre pour la distillerie des Bughes.

Retour sur notre portrait de 2017 :


Le visage du whisky altiligérien (24/12/2017)


Découvrez le premier producteur de whisky artisanal du département. Entre Ecosse et Haute-Loire il y a juste un doigt... Mais vous ne voulez pas un whisky d'abord ?

Il était une fois deux frères qui vivaient dans Le Puy-de-Dôme. Quand l'aîné des deux frères commença à s'intéresser de près à la distillation via la lecture, il décida d'entraîner son cadet avec lui dans l'expérimentation de la distillation. Ils créèrent alors tous deux une “entreprise illégale à but non lucratif” dans leur cabane, en guise de siège social. C'est là que naquirent les premières bouteilles de la production illégale des deux frères. Et c'est dix ans plus tard, en 2017, que le cadet décida de se lancer tout seul dans l'aventure entrepreneuriale.

A consommer avec modération, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.

Un parfum d'Ecosse


Il s'appelle Bérenger Mayoux et du haut de ses 30 ans, il est le premier producteur de whisky artisanal en Haute-Loire. La distillerie des Bughes se trouve dans le petit hameau de Montagnac sur la commune de Solignac-sur-Loire. Bérenger Mayoux n'a jamais visité de distillerie de sa vie et pourtant dès les premières secondes à l'intérieur de la sienne, la fragrance ne tarde pas à se faire sentir et nous voilà immédiatement plongés dans un autre univers. Celui du whisky.

Polyvalence et ambition, maîtres mots

Le jeune chef d'entreprise est le seul et unique salarié de son entreprise. En plus de la fabrication, il est également en charge de la partie commerciale. Ce dernier travaille essentiellement avec le réseau de la cave Marcon qui distribue ses produits dans les caves et dans les restaurants. Cependant il est possible, pour un particulier, d'acheter le whisky directement à son atelier qui lui fait office de point de vente, ou bien via le site internet de Home Distillers. Mais cela ne représente qu'une infime partie des ventes de la distillerie.
Après une année d'existence, le whisky “Home Distillers” est essentiellement consommé localement. Mais Bérenger Mayoux ne manque pas d'ambition : “C'est important d'avoir une bonne assise locale, mais il ne faut pas se reposer dessus”, explique-t-il.

Le pari de la distribution

Home Distillers travaille avec des caves et des restaurants à Paris et Lyon, mais la consommation reste principalement très localisée. Et l'objectif pour Bérenger Mayoux en 2018 est de ne plus rester localisé, d'où le choix de travailler davantage avec la distribution. Cependant, la distribution modifie les prix. “Ce n'est plus de la vente directe où le but est d'être le moins cher possible, la distribution ne suffit pas dans un petit périmètre. Que je vende ma bouteille 20€ en direct ou 60€ dans une cave, je gagne la même chose. Donc à ce prix-là, j'ai intérêt à ce qu'il y ait énormément de boutiques qui les vendent”, ajoute-il.

Le premier “vrai” whisky en 2020

Il faut savoir que tout whisky a pour obligation de vieillir au minimum trois ans en fût. L'activité ayant démarré en 2017, la première bouteille estampillée de l'appellation “Whisky” n'apparaîtra qu'en 2020. C'est pourquoi Bérenger Mayoux est à la recherche de cavistes “ambassadeurs” qui connaissent son produit et qui seront en mesure de le suggérer aux amateurs de whisky. Par ailleurs, à partir de 2018, Bérenger entreprend de lancer sa production de whisky “10 ans d'âge”.

“Je ne regretterai jamais”

Pour se lancer dans l'aventure “Home Distillers” Bérenger Mayoux a dû quitter son poste de responsable d'équipe à la maroquinerie de Chaspuzac. “J'ai même eu une promotion à la fin, s'amuse-t-il, j'ai eu cette envie de me lancer dans l'aventure entreprenariale et je ne regretterai jamais. Même si aujourd'hui je suis davantage ouvrier que ce que je l'étais avant, je suis satisfait de ma première année d'activité car je découvre l'autonomie et la liberté d'entreprendre”.

Un conseil pour les futur-es-s entrepreneurs ?

De sa grande humilité, le jeune chef d'entreprise répond : “Je n'ai pas de conseil à donner aux autres, ce serait prétentieux”. Cependant, il n'oublie pas ceux qui l'ont aidé au début. “Je peux conseiller de prendre contact avec le Réseau Entreprendre Auvergne. Ils m'ont permis d'obtenir un financement et ainsi un prêt bancaire de la part des banques”. De plus, Bérenger Mayoux bénéficie des services d'un tuteur qui a suivi son affaire pendant les deux premières années.

...Et un conseil dégustation ?

En apéritif ou en digestif, au choix. Mais le whisky se marie très bien avec la charcuterie et le chocolat noir”... mais avec modération toujours !

V.B.



Plus d'informations sur le whisky altiligérien sur le site de la distillerie des Bughes

 
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