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Le premier Français du marathon de Francfort est Ponot

Date : 31/10/2016 | Mise à jour : 31/10/2016 17:54
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Vous lui avez peut-être acheté des baskets sans savoir qu’il s’agissait d’un champion de cette trempe.

Ce dimanche 30 octobre 2016, Nicolas Gacon a terminé premier Français du marathon de Francfort, en Allemagne (en 46ème place derrière le vainqueur, le Kenyan Mark Korir). Celui qui est vendeur au magasin Natur Running du Puy-en-Velay (ex-Ben & Run) depuis août dernier a battu son record personnel avec un chrono de 2h26’17 à raison d’une moyenne de 17,23 km/h, soit 3 min 29 pour parcourir un km.

Au-delà des objectifs affichés

Son patron, le propriétaire de la boutique ponote indépendante, Maxime Alex, lui même coureur de haut niveau, se dit fier de lui, « en tant qu'ami, ponot et athlète du Team Natur Running ». Stupéfait, il souligne : « Nicolas Gacon a réalisé une performance énorme. On le savait en très grande forme mais dire qu'il aurait fait la performance du week-end sur son deuxième marathon ». Il faut dire que Nicolas Gacon espérait un chrono en-dessous des 2h28 après son temps de 2h33'40 en avril dernier au marathon de Paris (43ème place).

Vainqueur du semi-marathon Run in Lyon

A l’approche de l’échéance allemande, le jeune homme de 26 ans a suivi un plan d’entraînement de trois mois avec son coach Thibaud Nael, du Team Natur Running, recordman des 10km en 28'58 comptant de nombreuses sélections en équipe de France. Un travail acharné « avec des hauts, de la confiance mais aussi des bas et des doutes, une vraie prépa quoi! » explique Nicolas Gacon. Le 2 octobre, la forme du néo-ponot était confirmée : il remporte le semi-marathon du Run in Lyon en 1h09’19.

Aux 15km du Puy, le 1er mai dernier, Nicolas Gacon s'était classé 16ème derrière un gros plateau d'athlètes africains dans un froid polaire.

Serrer les dents

Le jour J, après une journée folle à Francfort, il raconte : « Alarme programmée à 6 heures pour un rapide réveil musculaire au milieu des derniers fêtards allemands. Un gatosport, quelques étirements et il était l'heure d'y aller. Je me suis échauffé une petite vingtaine de minutes sur le parcours et j'ai effectué 2-3 gammes. S'en est suivi le changement de tenue, trois accélérations et je me suis placé dans le sas élite aux alentours des 9h50. Le coup de feu retentit à 10 heures pétantes et nous voila lancés à l'assaut de 42km195 devant un public conséquent! J'essaye rapidement de me freiner dès les premiers mètres et de ne pas me faire aspirer par la densité de coureurs. Un groupe se forme vers le 4ème km avec une athlète africaine et deux de ses lièvres. Les kilomètres s’enchaînent et je passe au 10ème en 34'20. Je soigne au maximum les ravitaillements et essaye de me relâcher le plus souvent possible. Les sensations sont mitigées et je sais que je vais un peu vite. Je décide tout de même de profiter des lièvres et nous passons au semi en 1h12'30. Le groupe s'écrème au fil des kilomètres mais je tiens bon! Nous reprenons de plus en plus de monde et au 33ème km la Kenyane est 2ème féminine. Plus que 9km, nous ne sommes plus que quatre, mes jambes s'alourdissent mais je serre les dents. Je suis encore sur les bases de 2h26! Au 38ème km, je perds quelques mètres et je me retrouve seul, et la fin fut plus compliquée avec une moyenne de 3'40/km du 40ème à l'arrivée. »

Ses prochaines échéances

A la rédaction de Zoomdici.fr, Nicolas Gacon confie qu’il n’a pas de réels objectifs pour la fin d'année : « Je vais me concentrer sur la préparation hivernale ». En ligne de mire, il vise les championnats de France de cross qui se dérouleront à Saint-Galmier (42) le 26 février 2017. Après une décevante 159ème place l’an dernier, « Nous espérons réaliser une bonne performance par équipe avec mon club le FAC Andrézieux ». En février, Nicolas Gacon participera également aux 10km de Cannes pour essayer de passer sous les 31 minutes. D'ici là, l’athlète sera présent sur quelques courses régionales.

Annabel Walker

 
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