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Le musée Crozatier tente de dépoussiérer la dentelle

Date : 06/05/2019 | Mise à jour : 06/05/2019 17:11
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Pour changer son image et tenter de toucher de nouveaux publics, le musée Crozatier accueille une pièce originale et contemporaine : l'Herbier en dentelle. Explications.

Plus de 6 000 heures de travail, soit 858 jours, de février 2012 à juillet 2018 : c'est le temps qu'il aura fallu à Jeannie Bourdin et Christelle Gingembre, de l'Atelier Conservatoire National de la Dentelle du Puy, pour réaliser l'oeuvre inspirée du dessin de l'artiste Jean-Luc Parant.
Cette oeuvre absolument unique a été présentée ce lundi après-midi en présence des élus pour marquer le début de cette exposition temporaire, qui devrait durer un an environ. Une pièce inimitable, intégrée à la collection permanente du musée ponot. Chaque année, une nouvelle pièce sera exposée.

Le centre dentellier du Puy a été le plus important de France par le nombre des ouvrières (80 000 lors de sa prospérité).

"Provoquer quelques chose d'un peu nouveau chez les gens pour qu'ils s'y intéressent d'une nouvelle manière"

Depuis la réouverture du musée Crozatier en juillet dernier, une réouverture attendue depuis huit ans et qui a permis de franchir la barre des 10 000 visiteurs dès le 24 août, c'est la première collaboration entre le musée vellave et l'Atelier Conservatoire National de la Dentelle du Puy. "C'est toute l'histoire du patrimoine vellave qui est magnifiquement restaurée par notre conservatoire de la dentelle donc il est important de mettre en valeur tout ce travail réalisé puisqu'on est maintenant reconnu au niveau national", précise Michel Chapuis, "et le fait de pouvoir exposer dans notre musée récemment ouvert au public est tout de même un formidable écrin pour présenter les oeuvres".
Avec pour but de dépoussiérer l'image de la dentelle ? "On peut dire ça", répond Michel Chapuis, le maire du Puy, "en tout cas sortir d'une image un peu vieillotte et la remettre au goût du jour, provoquer quelques chose d'un peu nouveau chez les gens pour qu'ils s'y intéressent d'une nouvelle manière".

Des écrans tactiles pour concquérir ces nouveaux publics

Une façon aussi de toucher de nouveaux publics autour de cette oeuvre ? "Absolument", assure l'élu, "on montre que l'on peut sortir de la dentelle traditionnelle au carreau que l'on connaît et on peut développer des projets artistiques beaucoup plus développés".
Pour conquérir ces nouveaux publics, le musée a certes misé sur l'exposition de pièces anciennes, mais aussi sur des démonstrations vidéos et surtout des écrans tactiles pour amener les plus jeunes à s'essayer au fuseau.



Le sens poétique et philosophique de l'oeuvre

Jean-Luc Parant, déjà venu au Puy au début des années 1970, fête son retour avec une oeuvre poétique et plastique. Son travail est affaire de textes et de boules, de jour et de nuit, d'infime et d'infini.
 Il estime que notre monde est un obstacle à la lumière et "tant qu'il y aura des ombres, on pourra toujours nous mentir". Au micro de Zoomdici, il dévoile le sens de son oeuvre, entre visible et invisible, entre ombres et lumières.




Maxime Pitavy





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img_journalisteJG le 7 mai 2019 - 15h00
La dentelle c'est quand même ingrat... Comme le montrent les grandes difficultés du musée de la Dentelle à Retournac ou du musée des Tissus à Lyon (qui coûte un max aux contribuables suite aux calculs politiques de M.WAUQUIEZ) cela n'attire pas les foules... Il n'y a guère que le musée du Costume de spectacle à Moulins qui ne s'en sort pas trop mal

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