Le chef étoilé Régis Marcon mandaté par le gouvernement sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr)

logo_zoom

Le chef étoilé Régis Marcon mandaté par le gouvernement

Date : 22/11/2017 | Mise à jour : 23/11/2017 11:56
Partager

C'est le Ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer qui lui a confié cette mission. Joint par téléphone, Régis Marcon, comme à son habitude, nous met l'eau à la bouche.

C'est en binôme avec la députée Céline Calvez (LREM) que Régis Marcon va mener des travaux "pour transformer la voie professionnelle, la rendre plus attractive et plus efficace, avec des diplômes rénovés", nous confie-t-il.
Des travaux qui seront menés en lien avec la concertation sur l’apprentissage conduite par le ministère du Travail et l’évolution du baccalauréat. Un rapport doit être remis en février.


"On ne peut pas accepter d'avoir tant de jeunes sans formation"

"J'ai déjà mené une mission il y a quelques années sur la formation en hôtellerie-restauration", explique le chef étoilé de Saint-Bonnet-le-Froid. "Mais là, le travail est beaucoup plus large, car il s'agit de la formation professionnelle de tous les métiers." 
Preuve aussi, s'il en est besoin, qu'il n'y a pas d'intérêt politique dans la démarche de l'Altiligérien puisqu'il avait remis son précédent rapport sous le quinquennat de François Hollande. Rappelons que l'actuel chef de l'État avait dîné chez Régis Marcon au printemps dernier lors de la campagne et que le gastronome altiligérien n'a jamais caché son admitation pour Emmanuel Macron.
Il a répondu favorablement à cette demande car "on ne peut pas accepter d'avoir tant de jeunes sans formation, avec un tel taux de chômage et en même temps des professionnels qui n'arrivent pas à recruter".


La mobilité en ligne de mire

Parmi les enjeux déjà cernés par le chef étoilé : la mobilité. Elle ne concene pas tous les métiers, certes, mais "il faut rendre la voie professionnelle beaucoup plus ouverte sur l'Europe et sur le monde. Il y a des pays qui y arrivent très bien, il faut s'en inspirer", lâche-t-il en référence notamment à l'Allemagne, avant de tempérer : "la formation à la française fonctionne très bien, il n'est pas question de tout révolutionner, mais il y a quelques modifications à apporter".
Trois groupes distincts permettront de mener à bien cette étude et de remettre un rapport en février : un sur l'apprentissage (auquel appartient l'Altiligérien), un sur les études supérieures et un sur le baccalauréat. Il y aura un droit de regard sur tous les modules pour pouvoir les organiser et les articuler ensemble. "Il faut des mécanismes facilités, des passerrelles", ajoute Régis Marcon.

La fermeture hivernale du restaurant lui permettra de se consacrer à cette mission

Plutôt représentatif de l'excellence et de l'élite de sa profession, on peut se demander s'il sera en mesure de répondre aux besoins de formation de jeunes aux compétences peut être plus limitées, et aux ambitions plus humbles.
Enfin, il y aura beaucoup de télétravail dans cette mission mais aussi des rencontres hebdomadaires à Paris. Alors comment va-t-il cumuler avec son activité professionnelle ? "On est à trois semaines de la fermeture et j'ai mes fils pour m'aider, j'aurai donc le temps de me consacrer à ce dossier", nous répond-il.

Maxime Pitavy







Vous aimerez aussi



Commentez

img_journalisteM le 23 novembre 2017 - 14h08
merci au frère ancien pr&sident des cci. Si ce rapport à le même effet que le précédent sur l'apprentissage çà promet enfoncer des portes ouvertes telles QUE LE LIEN CFA ENTREPRISE? visites en entreprises qui existaient déjà à travers les contrats qualités région on va avancer !!! si on parlait conditions de travail et salaires par exemple

Signaler un abus

img_journalisteGB le 23 novembre 2017 - 14h04
merci frangin...... les relations avec MANU ça sert et ne font pas avancer les petits commerces de la profession qui sont saignés à blanc depuis de nombreuses années par les charges, les contraintes et l'absence d'aides distribuées au grès de la notoriété du prétendant. A bon entendeur........

Signaler un abus

img_journalisteR le 22 novembre 2017 - 23h03
L'alternance et l'apprentissage : le remède au chômage des jeunes ? Quelle blague. 1) Beaucoup de jeunes n'ont pas forcément la maturité et le sérieux pour signer un contrat de travail 2) De nombreuses entreprises refusent déjà d'accepter des stagiaires alors des apprentis... De toute façon la solution sera d'arroser le patronat de primes incitatives pour accueillir des jeunes qui ne coûtent déjà pas grand chose et qui feront bien plus d'heures de travail que le prévoit leur contrat.

Signaler un abus