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Le baromètre de l'immobilier en Haute-Loire

Date : 08/03/2019 | Mise à jour : 15/03/2019 15:54
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Parmi les 960 000 ventes immobilières conclues en France l'an dernier, 31 218 transactions ont été enregistrées en Auvergne pour le secteur de l’ancien. Comment se porte le marché immobilier en Haute-Loire par rapport à ses voisins auvergnats ? La réponse dans cet article.

"Le nombre de transactions en volume reste quasiment identique entre 2017 et 2018", explique Maître Stéphane Barre, notaire au Puy-en-Velay et président de la Chambre Interdépartementale des notaires d'Auvergne. "Les prix ont tendance à légèrement baisser sur les appartements et il y a une stabilisation avec une petite hausse sur les maisons anciennes", ajoute-t-il avant d'insister : "contrairement à ce que l'on entend parfois, le volume de transactions est plutôt linéaire".

Les investisseurs sont presque exclusivement des locaux

On recense assez peu de résidences secondaires en Haute-Loire, "à 80 % environ, les transactions concernent des achats de résidences principales", détaille Maître Barre, "le surplus, ce n'est pas 20 % de résidences secondaires mais surtout de l'investissement locatif". Pour autant, la Haute-Loire n'est pas non plus très attractive pour les investisseurs hors département.
"On n'est pas une région qui attire l'investisseur. C'est vraiment à la marge, ce sont presque intégralement des locaux qui souhaitent réaliser un investissement", relève le notaire vellave. La Haute-Loire n'a pas d'université par exemple et le seul attrait pour les investisseurs va concerner les résidences séniors, "un produit purement locatif dans un esprit de défiscalisation, et ce n'est pas un gros mot", plaisante-t-il, "néanmoins, on se rend compte dans ces investissements que ce sont des locaux pour louer le logement et aussi dans la perspective de l'occuper peut-être plus tard"

18 % des transactions auvergnates en Haute-Loire

Sur le volume des transactions auvergnates (31 218 en 2018), le Puy-de-Dôme représentait la moitié des ventes. Viennent ensuite l’Allier (23 %), puis la Haute-Loire (18%) et le Cantal ferme la marche avec 11%. Globalement, le marché auvergnat enregistre une hausse limitée à 1%.

Les disparités en Haute-Loire

Au sein du département, comme à l'échelle régionale, on constate tout de même des disparités dans le volume d'affaires. On retrouve le pôle du Grand Puy, puis celui de Monistrol-sur-Loire qui s'accaparent le principal de l'activité. Le Brivadois arrive assez largement derrière.

En moyenne, une maison de six pièces et plus à 115 400 € en Haute-Loire

En Haute-Loire, une maison de six pièces et plus (le cas le plus fréquent, 30 % du volume de ventes) se négocie autour de 115 400 € tandis qu'un appartement de trois pièces  (le cas le plus fréquent, 32 % du volume de ventes) est généralement vendu aux alentours de 1 040 € le m².
Les prix du marché sont en recul de -3,8 % pour les maisons et -4,5 % pour les appartements entre 2017 et 2018. Sur cinq ans, l'évolution est de -9,8 % sur les maisons et -5,7 % sur les appartements. Les prix oscillent pour une maison dans une fourchette comprise entre 66 300 € et 170 000 € ; pour les appartements, les prix vont de 850 € le m² à  1 410 € le m².



Zoom au Puy-en-Velay

Au Puy, pour les maisons anciennes, il faut compter 980 € pour le prix bas et jusqu'à 1 700 € le m² pour la fourchette haute. Le prix médian est de 1 360 € le m². C'est plus qu'à Aurillac (1 000 € le m²) et Moulins (1 100 € le m²), mais moins qu'à Clermont-Ferrand (1860 € le m²).
Concernant les appartements anciens, la fourchette oscille entre 870 € le m² et 1 350 € le m², avec un prix médian de 1 040 € le m². C'est moins qu'à Aurillac (1 130 € le m²), Moulins (1 190 € le m²) et Clermont-Ferrand (1 710 € le m²).

Quel type de biens immobiliers en Haute-Loire ?

Compte tenu du caractère rural du département, il y a plus de maisons d'habitations que d'appartements même si sur le bassin du Puy (ancien périmètre de l'agglo), le rapport entre appartements et maisons est équilibré.
Il n'y a pas non plus de caractéristique majeure de l'immobilier en Haute-Loire mais on peut dire que la moitié du territoire concerne de l'immobilier rural, ce qui n'a rien de péjoratif, mais qui peut présenter des problématiques d'isolation par exemple. "C'est typiquement la maison de bourg ou le pavillon en périphérie des petites communes, avec aussi beaucoup d'anciennes fermes rénovées", ajoute Stéphane Barre.

Pour les quatre départements, le taux de crédit bancaire pour accéder à la propriété reste très favorable, estimé à une moyenne de 1,49%.

L'immobilier est-il toujours une valeur refuge ? 

"Oui, la pierre reste toujours prisée", répond le notaire ponot, "avec depuis longtemps déjà des taux d'intérêt plutôt bas, sans raison que ça remonte pour l'instant, et c'est aussi un investissement avec l'objectif principal d'être propriétaire, ce qui est très important psychologiquement"... et qui permet de ne pas perdre d'argent dans des loyers versés pendant des années sans constituer d'épargne ou de patrimoine.



Bientôt des ventes interactives pour "organiser son investissement depuis son canapé"

Présenter ce baromètre de l'immobilier en Auvergne est aussi l'occasion pour la Chambre Interdépartementale des notaires d'Auvergne de réaffirmer le rôle de la profession et ses évolutions. "Il y a un concept nouveau que l'on essaie de mettre en place, c'est celui des ventes interactives", nous explique le président. Par exemple, on recherche un bien et tout se fait par une communication sur Internet, gérée par un notaire et l'intégralité du dossier du bien à acquérir passe par cette plateforme.
"Ça permet d'organiser son investissement depuis son canapé", s'amuse-t-il, "c'est un nouveau système de négociation et de connaissance de biens à acquérir". A notre connaissance, il n'y a pas encore eu de vente interactive en Haute-Loire, "mais on va le développer, c'est innovant et ça correspond à l'évolution de nos sociétés". 
Concrètement, on est informé des caractéristiques et il y a des dates précises où l'on peut physiquement visiter le bien puis on dépose des propositions de prix et le vendeur a ensuite toute diligence pour choisir. "Ce n'est pas un système de vente aux enchères et c'est encadré légalement sous l'autorité et la gestion du notaire qui gèrera le dossier", conclut-il.

Maxime Pitavy



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img_journalisteR le 17 mars 2019 - 11h16
La pierre est le reflet de notre économie Comme cela va mal malheureusement TOUS se casse la gueule même au niveau nationale TRES INQUITANT POUR NOTRE AVENIR

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img_journalisterj le 15 mars 2019 - 21h25
Une quinzaines d' agences immobilières au Puy en Velay qui font la pluie et le beau temps et font évoluer les prix au gré de leur chiffre d'affaire et de leurs besoins financiers. Mais avec la concurrence qui se met en place, les acheteurs et vendeurs vont peut être y voir plus clair. En attendant que les prix ne connaissent une nouvelle flambée dés que les taux bancaires vont se redresser, car c'est bien connu, "chez nous:on est toujours en retard d'une guerre".

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img_journalistejr le 15 mars 2019 - 18h33
L'immobilier en baisse au Le Puy, en chute libre en milieux rural, mais si on lit le mag de la ville du Puy tout va pour le mieux: les fresques sont belles, Maitre GYM'S viendra chanter, les facades des monuments seront animées. Enfin bon du pipeau quand la mairie va t elle comprendre que son role est de repondre aux attentes des ponots: stationnement gratuit, baisse drastique de la taxe foncier, arret du surdimensionnement des infrastructures (pole intermondal....)

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