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Le Puy : deux ans ferme pour le braqueur d'un bureau de tabac

Date : 05/11/2018 | Mise à jour : 06/11/2018 07:46
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Le jeune homme, âgé de 31 ans, s'était introduit le 3 octobre 2018, dans un bureau de tabac au Puy-en-Velay, armé d'un cutter et d'un pistolet en plastique. 

Rappel des faits

Mercredi 3 octobre 2018 dans un bureau de tabac situé à proximité de la place du marché couvert au Puy-en-Velay. Il est 8 heures du matin lorsqu’un individu, le visage dissimulé sous une capuche et un cache-nez, s’introduit dans le bureau de tabac. Un pistolet — en plastique — dans une main et un cutter dans l’autre, il demande au buraliste de lui remettre la caisse. Mais elle est vide comme tous les matins et le présentoir l’est tout autant, la livraison de cigarettes n’a pas encore eu lieu. Le cambrioleur se fait alors remettre cinq paquets de cigarettes avant de prendre la fuite.
Contactés par la victime, les policiers se rapprochent alors du service de vidéoprotection géré par la police municipale et très vite identifient un suspect entrant dans un immeuble non loin du commerce cambriolé. Dans l’appartement de l’individu, les enquêteurs trouvent et ce malgré le désordre, un pistolet en plastique, un cutter, des vêtements similaires à ceux portés par le voleur ainsi que des paquets de cigarettes de la même marque que ceux qui avaient été dérobés un peu plus tôt dans la journée. 

"J'ai braqué le cutter pour lui faire peur"

Interpellé puis placé en garde à vue, le jeune homme âgé de 31 ans, alors alcoolisé, a d’abord nié les faits, avant de les reconnaître lors de sa deuxième audition. Ce lundi 5 novembre 2018, lors de sa présentation devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay, il a de nouveau reconnu les faits, le vol, les armes qui n'auraient servi que pour "faire peur", précise le trentenaire, malgré le témoignage du buraliste qui dit avoir esquivé un coup de cutter. "Je ne l’ai pas touché, je ne l’ai pas frappé. J'ai braqué le cutter pour lui faire peur. Je n'étais pas moi ce jour-là, avec les antidépresseurs et l'alcool [...] C'était peut-être un appel au secours, je ne savais plus quoi faire", ajoute-t-il avant de présenter ses excuses à plusieurs reprises à la victime dont le traumatisme est tel qu'elle n'a pas souhaité être présente au tribunal ce lundi.

Un colosse au pied d'argile

Le conseil du prévenu a tenté de faire valoir l'amateurisme et la fragilité de l'homme : un père de famille qui ne voit plus son enfant, souffrant de dépression et accro à l'alcool depuis de nombreuses années. Il a d'ailleurs été condamné à trois reprises pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique. "C'est un colosse au pied d'argile, il suffit de lui souffler dessus pour qu'il tombe." Une fragilité également notifiée dans une expertise psychiatrique réalisée alors que le jeune homme attendait son jugement et qui n'a eu pour effet que de faire douter un peu plus le président du tribunal : "addiction et troubles émotionnels, on ne peut pas exclure qu'il recommence."

Le trentenaire a été condamné à une peine de trois ans de prison dont un an avec sursis et mise à l'épreuve, assortie d'une obligation de soigner son addiction à l'alcool et d'une obligation de travailler.

Stéphanie Marin

 
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