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Le Puy : Et pourquoi pas un téléphérique pour rejoindre la Haute Ville ?

Date : 06/06/2019 | Mise à jour : 07/06/2019 08:00
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"Ça peut paraître un peu utopique, je sais que Zoomdici en avait même fait un poisson d'avril il y a un moment", nous répond Michel Chapuis, qui veut revoir l'accessibilité du secteur : "ce n'est pas du tout un poisson d'avril, ce n'est pas une gageure non plus, c'est essayer de réflechir à quel type de mobilité on veut avoir demain pour promouvoir la haute ville tout en améliorant le confort de ceux qui y habitent". Explications.

Invité dans la matinale de nos confrères de RCF Haute-Loire ce jeudi matin, le maire du Puy Michel Chapuis a évoqué avec Stéphane Marcelot plusieurs sujets dont les infrastructures, le plan de circulation, le stationnement ou encore le premier bilan du contournement du Puy. Vous pouvez retrouver le podcast de cet entretien ci-dessous.


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Au coeur de ce quart d'heure d'entretien, un sujet nous a particulièrement interpellé : celui de la mobilité et de l'accessibilité à la ville haute.
Parmi les idées évoquées, celle d'un téléphérique qui pourrait assurer la liaison entre la ville basse et la ville haute. Zoomdici en avait fait un poisson d'avril en 2017 mais cette fois-ci, le sujet est très sérieux.

"Un mode de déplacement doux type funiculaire ou télécabine"

La problématique de la haute ville est une question "à la fois d'animation touristique, mais aussi et peut-être surtout, en termes de résidencialisation", assure le maire du Puy Michel Chapuis. Le problème d'accessibilité est en effet loin d'être nouveau pour cette partie de la cité mariale et la collectivité songe à des moyens pour permettre à l'ensemble de la population (personnes âgées ou à mobilité réduite) de rejoindre la haute ville.
"J'ai évoqué l'aspect d'un téléphérique, mais il ne faut pas l'imaginer comme dans les stations de ski", prévient-il, "plutôt comme un mode de déplacement doux type funiculaire ou télécabine, en tout cas on a amorcé une réflexion sur la mobilité avec la possibilité d'un parking de proximité". Ce dernier permettrait aux travailleurs de se rendre sur place sans encombrer le secteur avec leurs véhicules

L'aval de l'État

Le directeur de cabinet du préfet nous a d'ailleurs confirmé cette ébauche de travail et a assuré que Nicolas de Maistre, préfet de la Haute-Loire, est "très favorable à ce projet".

Rien ne pourra se faire sans l'aval de l'architecte des Bâtiments de France

Pour voir un téléphérique dominer les hauteurs du Puy, il faudra tout de même patienter un peu. Il est nécessaire, dans un premier temps, de travailler sur la faisabilité technique car il s'agit d'un projet de transport aérien : il faut donc "une gare de départ, ce qui semble assez facile, mais aussi une gare d'arrivée, ce qui est certainement plus compliqué", met en garde le premier magistrat ponot.
Il faut en effet tenir compte des problèmes techniques et aussi de l'aspect de la dégradation ou de la pollution visuelle et rien ne pourra se faire sans l'aval de l'architecte des Bâtiments de France, compte tenu notamment de la présence de monuments historiques. Il est par exemple impensable d'avoir une gare à la cime du Puy, mais plutôt à hauteur du Conseil départemental. Il s'agit d'un projet global, qui se fait dans le cadre du plan Action coeur de ville, et "on a commencé à travailler sur le sujet avec le Président de la communauté d'Agglomération, avec le Président du Conseil départemental et avec le nouveau préfet".

Après Brest, pionnier, Ajaccio, Grenoble, Orléans ou encore Créteil devraient suivre

Car il ne faut pas juger l'idée trop farfelue et si l'ensemble de ces acteurs institutionnels s'est penché sur le sujet, c'est qu'il est dans l'ère du temps. "C'est quelque chose qui se développe, il y a plein de villes en France qui y songent et il ne faut pas forcément penser à une télécabine ou des oeufs, ce n'est qu'une ébauche de réflexion mais il y a plein de nouvelles techniques qui sont en train de se mettre en place", poursuit le maire vellave.
Les projets commencent effectivement à doucement essaimer. Après Brest, pionnier avec une ligne traversant le port depuis fin 2016 pour 19 millions d'euros, Ajaccio, Grenoble, Orléans, Créteil et Saint-Denis sur l’île de la Réunion devraient suivre. Dans l'actualité, on peut citer Toulouse, qui sera dotée, d’ici fin 2020, du plus long téléphérique urbain de France. Une liaison aérienne de trois kilomètres dont le coût frôle les 100 millions d’euros. Pour le projet ponot, impossible d'évoquer un quelconque chiffre pour l'instant.


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Soit créer une nouvelle route, soit réfléchir à de nouveaux modes de transport

Pour améliorer l'accès à la haute ville, il n'y a pas une infinité d'issues. Il y a certes les vélos électriques de l'agglo (une quarantaine) à la location, mais tous ne peuvent pas en bénéficier. La possibilité de cars est exclue car l'accès se fait en passant par Aiguilhe, dont les voies n'ont pas la capacité de supporter des poids lourds car dessous, il y a beaucoup de caves.
Il reste donc deux solutions : "soit on réfléchit à une nouvelle voie, goudronnée avec une accessibilité aux véhicules moteur, etc. ou alors on réfléchit à d'autres modes de transport. Clairement, ma priorité, en tant que maire du Puy, s'oriente vers une réflexion sur la mobilité douce". Il est en effet question d'anticiper les modes de transport de demain : qu'ils soient "à la fois pratique, avec une cadence acceptable, qu'ils soient écologiques en faisant partie de la mobilité douce, avec une énergie propre, et qu'ils soient aussi économiquement viables".

"Je crois qu'il n'y a rien de plus agréable que de découvrir la haute ville à pied"

En période estivale, il existe des zones piétonnières et il est envisagé d'en étendre le périmètre. "Je crois qu'il n'y a rien de plus agréable que de découvrir la haute ville à pied, elle est faite pour ça : pour cheminer, pour déambuler, pour la découvrir à pied", estime Michel Chapuis. 
Il faut donc penser à un circuit qui permettrait aux commerçants et restaurateurs de tout de même voir l'important flux touristique arpenter les rues où se tiennent leurs échopes. Un circuit qu'il faudrait articuler avec les gens qui y vivent et qui y travaillent. 
"On est dans la phase du rêve, un peu utopique, mais il en faut aussi un peu car c'est la ville de demain qu'il faut imaginer", ajoute Michel Chapuis ; une phrase qui fait écho au long entretien qu'il nous avait accordé trois mois après son élection à la tête de la mairie du Puy en 2016, intitulé : "C'est la ville de demain que l'on dessine".

Maxime Pitavy





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img_journalistemm le 10 juin 2019 - 20h08
Une petite navette électrique est la solution. Pas de bruit, pas de pollution visuelle, pas de gaspillage d'euros et une réelle efficacité pour ceux qui en ont BESOIN! Les autres, ils marchent 10 min, ça va pas les tuer...! Merci pour nous!

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img_journalisteR le 9 juin 2019 - 17h11
Quand nos industries partent en fumée , tous les moyens sont bon pour attirer les touristes !!! Même si la rentabilité est discutable Encore faut 'il trouver des touristes ayant de l'argent PAUVRE FRANCE QUI TOMBE EN RUINE !!!!

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img_journalisteGG le 8 juin 2019 - 12h37
Et pourquoi pas un tram ? Saint-Étienne n'a jamais abandonné le sien. Et pourquoi pas un funiculaire ? Deux fonctionnent à Lyon depuis plus de 100 ans. Et pourquoi pas un téléphérique ? Celui de Grenoble existe depuis 1934. On pourrait faire tout ça au Puy...

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