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Ils forcent un contrôle de gendarmerie et mettent le feu à leur voiture

Date : 04/12/2019 | Mise à jour : 06/12/2019 10:20
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Ils étaient deux dans le véhicule au moment des faits, mais seul le conducteur, qui a toujours tenu secrète l'identité de son passager, a été jugé par le tribunal correctionnel du Puy le mardi 3 décembre 2019.

Ce 16 septembre 2018, au soir, les gendarmes sont positionnés au rond-point des Fangeas sur la commune de Solignac-sur-Loire, dans le cadre d'une opération anti-délinquance. Une Polo Volkswagen grise en provenance de Costaros s'avance jusqu'au point de contrôle, s'arrête, mais tout aussitôt redémarre en trombe, contournant les gendarmes et s'engageant à contresens sur le rond-point direction Langeac. Dans sa course folle, le véhicule en percute un autre. Les militaires qui n'ont pu relever que partiellement la plaque d'immatriculation de la Polo en fuite, ont toutefois pu identifier quelques détails physiques des deux hommes à son bord.

Le chauffard identifié grâce au numéro de série de son véhicule

Ce même soir, les gendarmes sont appelés en intervention dans un champ situé sur la commune de Saint-Christophe-sur-Dolaison, pour un feu supposé de broussailles, il s'agissait en réalité de l'incendie d'un véhicule. Les enquêteurs relèvent le numéro de série et remontent de cette manière jusqu'au propriétaire de la Polo, celle-là même qui a forcé le contrôle de gendarmerie au rond-point des Fangeas. Le jeune homme âgé de 23 ans (au moment des faits) domicilié à Orange dans le Vaucluse, a reconnu les faits dès sa première audition.

La peur comme argument de défense

A l'approche du point de contrôle des gendarmes, le conducteur aurait eu peur. Peur parce qu'il avait fumé un joint de cannabis, peur de perdre son permis de conduire qu'il avait décroché trois mois auparavant. La fuite était donc la meilleure solution, même s'il reconnaît "la dangerosité" de ses actes. Mais il le jure, ce n'est pas lui qui a mis le feu à la voiture, c'est son passager dont il n'a jamais révélé l'identité aux enquêteurs, "de toute façon je ne connais que son prénom". "Il a pris un bidon de liquide de frein qui se trouvait dans le coffre, l'a versé sur le siège de droite et a allumé le feu avec son briquet", a-t-il raconté au tribunal.

Deux délits liés à la consommation de cannabis en deux semaines

"Je regrette" a-t-il lâché implorant la clémence du tribunal. "Je venais de me séparer de ma compagne, j'ai vrillé. Mais on s'est remis ensemble et j'essaie de rentrer dans le droit chemin", a-t-il insisté. Des paroles difficiles à croire pour le tribunal car le 19 février dernier, ce même jeune homme a été condamné par le tribunal correctionnel de Carpentras (Vaucluse) pour un délit de conduite sous l'emprise de stupéfiant commis le 29 septembre 2018, soit deux semaines après les faits de Solignac-sur-Loire et Saint-Christophe-sur-Dolaison. "J'avais fumé la veille et pas le jour où j'ai pris la voiture", se justifie-t-il. Mais aujourd'hui, le jeune homme, fumeur depuis son entrée au collège, assure faire des efforts en matière de consommation de cannabis, et avoir lancé une procédure de soins d'addictologie. 

Huit mois de prison avec sursis

Pour le refus d'obtempérer lors du contrôle de gendarmerie, le délit de fuite après avoir causé un accident et la destruction par le feu de sa voiture, le tribunal du Puy a condamné le Vauclusien à une peine de huit mois de prison entièrement assortis du sursis et d'une mise à l'épreuve de deux ans, avec obligation de travailler ou suivre une formation, de soins en matière d'addictologie et de passer le permis de conduire.

Stéphanie Marin

 
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