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Fermeture de Morgan à Vals : trois jeunes femmes à la porte

Date : 02/01/2019 | Mise à jour : 03/01/2019 09:36
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Encore une entreprise de l'industrie textile contrainte de plier bagage : à Vals, après neuf ans d'existence, la succursale de Morgan ferme définitivement samedi soir, laissant trois jeunes femmes (entre 25 et 35 ans) à la porte.

Les habitués avaient anticipé cette fermeture (officielle depuis octobre dernier et effective ce samedi 5 janvier 2019) et il ne reste qu'une petite vingtaine de produits à écouler.
Lors de notre rencontre avec Alexandra Anderodias, la responsable du magasin vellave, un couple de clients affiche tout son soutien aux trois jeunes femmes : "c'est vraiment dommage, elles faisaient du bon travail et on aimait beaucoup cette boutique".

Une fermeture "assez logique"

Malheureusement, depuis deux ans, la fréquentation était en baisse et les chiffres "pas terribles", reconnaît la responsable du magasin qui trouve finalement cette fermeture "assez logique", compte tenu de la répétition des exercices déficitaires ces derniers mois.
En se positionnant sur l'intervalle entre haut de gamme et milieu de gamme, l'entreprise a petit à petit perdu sa clientèle en Haute-Loire, avec des prix sans doute trop élevés pour cette dernière. "Une robe à 75 € par exemple, tout le monde ne peut pas se l'acheter", souligne Alexandra Anderodias, "et on n'a pas toujours l'occasion de la mettre non plus. Dans de plus grandes agglomérations, le concept fonctionne mieux".





Un loyer de 5 400 € par mois

Elle juge Le loyer payé par l'entreprise pour exploiter cette boutique de la galerie marchande de Vals-près-le-Puy "extrêmement cher" : la bagatelle de 5 400 € par mois.

"On a le sentiment de n'être que des pions dans le système"

Autre argument avancé par la responsable locale : une crise du textile, à l'échelle mondiale, qui a conduit à tirer les prix vers le bas en ne laissant guère d'espace pour les gammes intermédiaires (on sait que l'industrie du luxe n'a pas souffert de la crise économique, bien au contraire...). "Il y a aussi de plus en plus d'achats sur Internet", ajoute-t-elle.
Enfin, elle déplore n'avoir eu presque aucune marge de manoeuvre : "si on avait été indépendant, on n'aurait peut être pas fermé. Malheureusement, on a le sentiment de n'être que des pions dans le système".

Des propositions de reclassement hors région

Les trois jeunes femmes se retrouvent donc à la porte ; bien que des solutions de reclassement aient été proposées, elles étaient hors région et les trois Vellaves ont été contraintes de refuser. Ce sera donc "un licenciement économique en bonne et due forme" conclut Alexandra Anderodias.
Avec cette fermeture, désormais, pour trouver le Morgan le plus proche, il faudra se rendre jusqu'à Lyon ou Clermont-Ferrand.





Maxime Pitavy






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img_journalisteMB le 4 janvier 2019 - 13h15
Comment lutter contre la concurrence du Net, les vêtements d'une enseigne sur le Breuil sont 40 euros moins chers, alors normal de commander!!!

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img_journalisted le 3 janvier 2019 - 18h35
Et si tout simplement cette fermeture etait la consequdnce d'un positionnement commercial inadapté a la clientele locale. Le loyer est élevé mais être dans une galerie de cette nature a un cout et un avantage : la clientele fixe qui franchit les pirtes du centre. Pout fabbio lucci, l enseigne à été reprise par GiFi.

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img_journalistefm le 3 janvier 2019 - 13h19
vous parlez des enseignes qui tirent les prix vers le bas mais cela n'a pas empêché l'enseigne "FABIO LUCCI" basé à Vals pourtant dans cette gamme "prix bas" de fermer fin décembre. je fréquentais ce magasin et je suis dépitée de cette décision.

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