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Faut-il prendre des dispositions supplémentaires pour améliorer la sécurité sur les rallyes ?

Date : 04/09/2019 | Mise à jour : 05/09/2019 06:50
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C'est la question que se pose le préfet de la Haute-Loire, Nicolas de Maistre, suite au décès d'un commissaire de course, samedi dernier, sur le Rallye Velay Auvergne, et quelques mois après la mort d'une co-pilote dans une voiture engagée sur le Rallye de la Haute Vallée de la Loire.

Par deux fois cette année, et en moins de trois mois, le monde du rallye a été endeuillé. Le samedi 15 juin 2019, une jeune femme âgée de 23 ans et originaire du Puy-de-Dôme, co-pilote dans une voiture engagée sur la troisième épreuve spéciale (sept kilomètres de parcours entre Goudet et Salettes) du 21e Rallye de la Haute Vallée de la Loire, a perdu la vie dans une sortie de route. Samedi dernier, c'est un commissaire de course âgé d'une cinquantaine d'années, qui est décédé sur le Rallye Velay Auvergne. Suite à une sortie de route d'un véhicule, le quinquagénaire positionné sur l'accotement, agitait le drapeau rouge pour alerter la voiture suivante de l'incident. Il pleuvait à verse, le pilote aurait perdu le contrôle de son véhicule parti en aquaplaning, percutant le commissaire de course. Malgré l'intervention rapide des secours, l'homme n'a pu être ranimé. Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.

"Le but n'est pas d'interdire mais de comprendre collectivement"

Ces deux accidents mortels survenus sur des rallyes en Haute-Loire interrogent le préfet. Faut-il prendre des dispositions supplémentaires pour améliorer la sécurité sur les rallyes ? "Je sais que c'est un département qui a une grande tradition des courses de côte et de rallyes, le but n'est pas d'interdire mais de comprendre collectivement", assure-t-il. Nicolas de Maistre souhaite prendre contact avec la Fédération française de sport automobile et ses représentants départementaux, ainsi qu'avec les organisateurs de courses "pour savoir si c'est vraiment la fatalité ou s'il n'y a pas des dispositions à prendre pour améliorer encore la sécurité. Il ne s'agit pas d'empiéter sur cette dimension d'établissement de la responsabilité individuelle des uns ou des autres, mais plutôt d'avoir une réflexion compte tenu du fait que c'est le deuxième mort sur les rallyes". Et d'ajouter : "On sait que c'est un sport dangereux, les événements en Belgique l'ont encore démontré (samedi dernier, le pilote français âgé de 22 ans, Anthoine Hubert, est mort lors d'une course de Formule 2, sur le circuit de Spa-Francorchamps, Ndlr). Que les pilotes prennent une part de risque, tout le monde l'a un peu malheureusement à l'esprit. Là, c'est un commissaire de course."

"Des règles techniques de sécurité strictes"

Christian Chalindard, président du Comité départemental de sport automobile, répondra "bien sûr" à l'invitation du préfet et se dit ouvert à la discussion. "On paie un lourd tribu en quelques semaines", se désole-t-il. Mais selon lui, ces deux accidents sont "des faits de course".

"Nous sommes soumis à des règles techniques de sécurité strictes imposées par la Fédération française du sport automobile qui concernent le public et l'ensemble des acteurs de la course (pilotes, commissaires de course...) et nous les respectons", souligne le président du Comité départemental. Des règles auxquelles s'ajoutent des prescriptions de sécurité spécifiques à la demande de la préfecture de la Haute-Loire. "On nous demande à ce qu'il y ait un véhicule de désincarcération et une ambulance prêts à intervenir sur le parcours, ce qui n'est pas le cas dans la Loire par exemple." Selon Christian Chalindard, aussi dramatiques soient ces accidents, "on ne peut pas les prévoir."

Toutefois, une réflexion sur le renforcement des éléments de sécurité des voitures de course (arceaux par exemple), en lien avec l'accident survenu au mois de juin dernier, devrait être engagée par le Comité départemental de sport automobile et la Fédération internationale automobile.  

Stéphanie Marin

Le prochain rallye en Haute-Loire aura lieu du 13 au 15 septembre 2019. Il s'agit du 30e rallye du Haut-Lignon organisé par le Team Auto Sport et l'Association Sportive Automobile Haute Vallée de la Loire.




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img_journalistedL le 6 septembre 2019 - 10h30
Tout ce qui est sport-loisir à base de moteur thermique doit disparaître (faisons du sport avec nos muscles pour notre plus grand bien). Nous sommes de plus en plus nombreux sur notre vaisseau spatial terrestre clos, on ne peut plus faire n'importe quoi pour l'ego ou la bêtise de quelques uns, ou nous disparaîtrons tous.

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img_journalisteN le 5 septembre 2019 - 07h06
Peut être que de l'électronique embarqué dans les voitures (système de localisation, GPS, repérage à l'approche d'autres concurrents arrêtés à l'avance) un peu à l'image de ce qui se fait au DAKAR est une piste à explorer. Je mets ça avec des "si" car c'est un domaine délicat.

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img_journalistea le 4 septembre 2019 - 22h40
IL FAUT INTERDIRE PUREMENT ET SIMPLEMENT CES COURSES !! ILs y a des circuits pour ça et en plus ça pourrit la vie des riverains durant une journée parce que quelques désoeuvrés font mumuse avec une auto qui fait du bruit et qui emmerdent les gens qui veulent se balader tranquillement le week-end !! Deux morts en trois mois, ça ne vous suffit pas ?? STOP Mr. Le Préfet, ARRETEZ CE MASSACRE SVP !!! On nous dit de rouler écolo et en même temps on pollue à tout va avec votre bénédiction.

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