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Entreprise, succession, divorce : un pôle médiation pour résoudre les conflits

Date : 01/02/2017 | Mise à jour : 02/02/2017 12:44
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L'association Alternative est née au Palais de Justice du Puy mercredi 1er février. Son objectif : devenir un interlocuteur unique pour toutes les demandes de médiation en Haute-Loire.

Quand on peut se mettre d'accord, c'est mieux. Menée par un avocat ou non, la médiation permet de créer un dialogue entre deux parties opposées. "J'y suis venu de manière progressive en tant qu'avocat d'entreprise", confie Serge Poncy, bâtonnier du Puy. L'initiateur de l'association Alternative voit en la médiation un avenir pour la Justice. "Prenons l'exemple d'un conflit entre associés. S'il n'est pas réglé, l'entreprise meurt. Eh bien parfois, tout le monde vient autour d'une table avec un avocat, et une heure plus tard, on a trouvé la solution."

La médiation, comment ça marche?

Suis-je concerné(e)? La médiation s'applique à tout litige civil. Exemple : problèmes de succession, conflit avec son employeur, divorce, désaccords entre associés, problèmes de voisinage...
Faut-il passer par le tribunal? Pas forcement. La médiation peut très bien se dérouler hors du tribunal, et éviter un procès, ou au contraire se faire sur demande du juge.
Qui contacter? L'association Alternative passe pour l'instant par l'ordre des avocats du Puy, joignable au 04.71.09.79.98

"Sortir du schéma gagnant/perdant"

Si la médiation existe depuis longtemps en France comme en Haute-Loire, la création de l'association Alternative répond à un besoin de centralisation des conseils. "C'est compliqué de trouver un bon médiateur, sur internet on se perd vite entre les offres", remarque Serge Poncy. Alternative regroupera donc les 44 avocats du barreau de Haute-Loire, ainsi que la chambre des praticiens de la médiation.
"L'objectif n'est pas de remplacer les juges", rassure Jacqueline Navarro, présidente de l'association, car "son rôle reste indispensable". L'idée est plutôt "de sortir du schéma traditionnel gagnant/perdant, et de se rapprocher de la justice anglo-saxonne, plus ouverte au dialogue."

"Ils ont recommencé à organiser des fêtes de famille"

Exemple  : quand un couple se sépare. Luc-Michel Robert, practicien en médiation, peut en témoigner. "Il vaut mieux que le couple décide ensemble de l'avenir de la maison et des enfants, plutôt que le juge décide à leur place". Pour son confrère Roland Lonjon, le conseil vaut aussi chez les entrepreneurs. "Imaginons un conflit entre entreprises du BTP qui partagent un même chantier. Si tout se règle au tribunal, le conflit va durer 3 ans, et ils ne voudront plus se recroiser. Avec une médiation, ils peuvent préserver leurs relations commerciales futures". Le bâtonnier Serge Poncy se souvient, lui, d'une société gérée en famille :"après la médiation, ils ont recommencé à organiser des fêtes familiales."

Clément L'hôte

 
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