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Des branchies à la place des poumons

Date : 16/02/2020 | Mise à jour : 16/02/2020 19:07
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Samedi 15 et dimanche 16 février, la piscine La Vague est devenue le rendez-vous de personnages mi-homme mi-poisson. C’est ici que s’est déroulée la troisième manche de la Coupe de France d’apnée.

Apnée dynamique avec et sans palme. Apnée statique ou d’endurance. Après la première manche de la Coupe de France d’apnée à Amnéville les Thermes (57) le 24 novembre et la deuxième à Saint-Malo (35) le 26 janvier, les sportifs haut niveau du monde subaquatique se sont mesurés durant tout le week-end. À coup de souffle et de concentration, la cinquantaine de compétiteurs ont non seulement investi le lieu pour le challenge mais également pour servir une bonne cause, le tout dans une ambiance déjantée. « Juste avant de partager l’événement à la presse, j’ai rencontré Christophe Jobazé, a confié Eric Corompt, président du club vellave de plongée et l’un des organisateurs de l’événement. C’est un apnéiste et infirmier urgentiste qui se bat depuis quelque temps pour récolter des fonds pour vaincre la mucoviscidose. C’est totalement inédit que l’on fasse ce genre de compétition d’ampleur pour, dans le même temps, soutenir une telle cause ». L'argent récolté que les personnes ont donné librement en participant aux activités sera intégralement reversé à la lutte contre la mucoviscidose.

Comment devenir une vraie sirène

En marge de la compétition, Galatée la sirène, alias Marie Potosniak, a fait le bonheur des enfants. Assise sur un coquillage géant, elle a partagé les contes et légendes des océans devant le jeune public, ce dernier jouant des coudes pour espérer se faire immortaliser à ses côtés. Cette Miss Mermaid 2017 a aussi montré comment évoluait une sirène sous plusieurs mètres cubes d’eau. « Pour devenir une sirène, il faut d’abord s’entraîner à l’apnée statique et en monopalme, explique-t-elle. Mais une sirène, c’est aussi une créature esthétique qui doit parfaire ses figures tout en ayant aucun masque, tuba ou pince-nez. » Et pour devenir une Miss Mermaid ? « C’est avant tout un concours de beauté, souligne Galatée. Il y a un défilé en robe et en bikini. Puis des épreuves subaquatiques de longueur, de figures et de pause. L’important est de paraître le plus naturel possible comme si nous étions une véritable sirène. » Question endurance, Galatée partage qu’elle tient tout de même plus de quatre minutes sans respirer et plonge jusqu’à vingt mètres de profondeur.

Des champions du monde sur le dos des licornes

Jean-Luc Casares, instructeur en apnée basé à Hyères (83), a été sollicité par plus de cent apprentis sirènes sur les deux jours de l’événement. « Je suis le premier à avoir ouvert une formation de sirène en France, dévoile-t-il. C’était en août 2015. Aujourd’hui, les personnes qui ont voulu essayer étaient de toutes générations mais très féminin. J’ai 100 % de retour positif. Il y a même des enfants qui ont, pour la première fois, mis la tête sous l’eau car le fait de se transformer ainsi en sirène ou en triton met beaucoup plus en confiance que de simplement enfiler une monopalme. » Autres curiosités qui démontrent le caractère bon enfant de ces deux journées, entourant le côté très sérieux de la compétition, ont été les épreuves de vitesse au toboggan et la course de licorne. « Quand on voit des champions internationaux tels que Stéphane Tourreau, Guillaume Bourdilla ou Olivier Elu chevaucher une bouée en forme de licorne et tout donner pour faire le show, j’ai juste magnifique », s’enthousiasme Eric Corompt.

« Une totale réussite pour notre passion et pour la cause que nous avons défendu ce weekend ! »


Pour organiser cet évènement d’ampleur, une cinquantaine de bénévoles ont été nécessaires. « Entre prendre tous les chronos, faire à manger pour les sportifs, respecter les temps de passage des disciplines ou encore s’occuper de la logistique, rien n’aurait pu se faire sans eux, explique Eric Corompt. En tous cas, nous sommes plus que satisfaits car les tribunes n’ont pas désemplies et il est rare de les avoir ainsi. Une totale réussite pour notre passion et pour la cause que nous avons défendu ce weekend ! »



Classement au 16X25 hommes
1er : Antoine Roux 04:34:46
2ème : Marc Tartenson 04:34:86
3ème : Guillaume Bourdilla 04:57

Classement 16X25 femmes
1er :Eleonore Helle 05:52
2ème : Joanna Bourrien 07:40
3ème : Laurence Gueguen 08:17

Classement dynamique sans palmes hommes
1er : Olivier Elu 210,82 mètres
2ème : Guillaume Bourdilla 200 mètres
3ème : Laurent Conti 142,35 mètres

Classement dynamique sans palmes femmes
1er : Hinatea Penilla Marere 141,07 mètres
2ème : Joanna Bourrien 125 mètres
3ème : Florence Tabourel 111,80 mètres

Classement dynamique bi tout hommes
1er : Erwan Omnes 130,28 mètres
2ème : Romain Kassel 125 mètres
3ème : Laurent Neveu 108,30 mètres

Classement dynamique bi tout femmes
1er : Laurence Gueguen 134,31
2ème : Anna Delamarre 133,30 mètres
3ème : Anaïs Janin 120,6 mètres

Classement dynamique tout hommes 
1er : Guillaume Bourdilla 210,4 mètres
2ème : Oliver Elu 204,77 mètres
3ème : Laurent Conti 171 mètres

Classement dynamique tout femmes
1er : Florence Tabourel 130,13 mètres
2ème : Eleonore Helle 125 mètres
3ème : Martine Vergnolle 107,28 mètres

Classement statique hommes
1er : Romain Kassel 06:42
2ème : Alexandre Boscari 06:38
3ème : Oliver Elu 06:19

Classement statique femmes
1er : Laurence Gueguen 05:43
2ème : Hinatea Penilla Marere 05:35
3ème : Anne Borgat 04:55

Nicolas Defay

 
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