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Dans un mois, Alleyras ne devrait plus être coupé du monde

Date : 15/10/2015 | Mise à jour : 16/10/2015 09:09
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Depuis le 7 octobre, le déblaiement a enfin commencé à Alleyras après le double éboulement du printemps dernier.

Les travaux ont débuté à Alleyras. Depuis le printemps dernier et les deux éboulements sur la route et la voie ferrée, le déblaiement attendait toujours. Tous les acteurs du dossier se renvoyaient la balle. Finalement, le Département a été désigné comme coordonnateur. Une entreprise de Haute-Garonne a remporté l'appel d'offres. Elle a commencé à sécuriser les blocs de roche pour effectuer des purges. La départementale 40 devrait donc être remise en service à la mi-novembre et la voie ferrée d'ici décembre. Si la météo le permet...

Conformément à ce qui avait été annoncé il y a quelques jours, les travaux sur la RD40, au lieu-dit Pont d’Alleyras, ont débuté le 7 octobre 2015. Pour mémoire, un premier éboulement important depuis des parcelles n’appartenant pas au Département (mais au WWF), s’était produit le 23 mars sur la route départementale n°40 qui relie Alleyras et Saint-Didier-d’Allier.
Dans la nuit du 27 au 28 avril, un second éboulement conséquent, depuis les mêmes parcelles, avait atteint le domaine ferroviaire en contrebas de la route, bloquant les voies de circulation du réseau routier et du réseau ferroviaire.

Le 5 août, 250 personnes ont mené un happening de protestation en garde d'Alleyras, attendant, valise à la main, un train qui n'arriverait jamais et menaçant de déblayer eux-mêmes la route.

Le 3 septembre dernier, le préfet de Haute-Loire, Denis Labbé, a organisé une réunion de travail réunissant les représentants du Département de la Haute-Loire, de SNCF Réseau et de la fondation WWF, en présence du Maire d’Alleyras. Un groupement de commande composé des trois structures impactées par cet éboulement a été créé. Suite à cette réunion le groupement, dont le Département a été désigné comme coordonnateur, a lancé un appel d’offres.

L'entreprise GTS a été retenue. Basée à Villefranche de Lauragais dans la Haute-Garonne, GTS est spécialisée dans les travaux d’accès difficiles et notamment pour la protection contre les éboulements rocheux sur falaise.

Pour le chantier de la RD40, l’opération comporte au total neuf phases de travaux. Depuis son arrivée le 7 octobre et jusqu’au 16 octobre, GTS a commencé les deux premières phases qui consistent en la mise en sécurité du site pour les cordistes. Après avoir installé le chantier, l’entreprise réalisera des purges des éléments plus petits. Ensuite, ils mettront en place des protections en vue de purger un bloc de 3 m3 et d’environ six tonnes. Celui-ci se trouve sur la partie haute du massif et a un risque de chute important dans un délai imminent. Son évacuation est un préalable à la phase 3 qui consiste en l’évacuation d’une pelleteuse stationnée sur un wagon déraillé en contrebas.

Il est rappelé que l’accès au site est strictement interdit, pour la sécurité de chacun.

"L’objectif de rendre la RD40 à la circulation pour la mi-novembre, et la voie ferrée avant la fin de l’année, devrait être respecté, sauf aléas climatique", précise le Département. Les phases de travaux seront détaillées et mises à jour sur le site internet du Département où un point régulier sera fait.

Quant au coût des travaux, le Département, la SNCF et le WWF prennent en charge chacun 250 000 euros, avant que la justice ne détermine le responsable juridique. Un référé a été déposé auprès du tribunal administratif de Clermont-Ferrand.

  • La réaction du collectif des Usagers des Transports du Haut-Allier


"Le Collectif des Usagers des transports du Haut-Allier veut simplement rappeler que le conseil départemental, malgré ses affirmations, aura tout fait pour traîner les pieds depuis maintenant 7 mois, et que ce n’est que parce que le préfet du département s’est énervé et a pris le dossier en main qu’il s’est décidé à agir. Rien ne l’empêchait, il le dit lui-même, à le faire "si promptement". Là on se ne fout plus de la tête des habitants du Haut-Allier, on est dans l’ironie malsaine.
 
Et cette mauvaise volonté du département de Haute-Loire, qui aura tout tenté pour faire croire à celle du propriétaire du terrain, a fait louper le seul créneau saisonnier où les travaux étaient possibles sans interruptions climatiques. Il nous aura bien gêné dans nos déplacements et fait louper aussi la saison touristique des zones d’Alleyras, de Chapeauroux, de Langogne qui ont vu leur activité estivale, la seule importante dans ces régions de montagne reculées, réduite à peau de chagrin.
 
On peut d’ores et déjà l’en remercier et ce même si les travaux entamés se terminaient dans les temps, c’est-à-dire le 11 novembre comme annoncé."



 
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