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Contre les pesticides, les prémices d'un mouvement citoyen

Date : 06/10/2018 | Mise à jour : 08/10/2018 11:56
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Une cinquantaine de personnes se sont réunies devant la mairie du Puy-en-Velay pour demander l'interdiction des pesticides de synthèse, vendredi 5 octobre. L'initiative s'inscrit dans le mouvement national "Nous voulons des coquelicots", lancé en septembre.

Une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel de la campagne « Nous voulons des coquelicots » ce vendredi soir 5 octobre au Puy-en-Velay. La discrète manifestation, organisée devant la mairie, est censé matérialiser les premiers contours d’une mobilisation contre l’utilisation des pesticides de synthèse.
Près de 400 rassemblements similaires étaient prévus au niveau national. A l’origine du mouvement se trouve un livre, « Nous voulons des coquelicots » de Fabrice Nicolino et François Veillerette, qui fait office de manifeste. Le premier, journaliste, est responsable de la rubrique environnement de Charlie Hebdo : il avait été grièvement blessé dans l’attentat du 7 janvier 2015.

Le prochain rendez-vous

Une réunion est prévue le 9 novembre à 18 h 30 à la Maison de la citoyenneté du Puy-en-Velay, 9 rue des Chevaliers Saint-Jean

Le point de départ d'une mobilisation plus large

Début septembre, les deux auteurs ont créé l’association qui porte le nom de leur ouvrage. Une pétition en ligne pour réclamer l’interdiction des pesticides, lancée dans la foulée, a déjà récolté 260 000 signatures. L’appel du 5 octobre constitue quant à lui le premier rendez-vous d’un mouvement qui a vocation à s’étendre. « L’objectif est de créer une équipe citoyenne, explique Michel Soupet, naturaliste à SOS Loire vivante et initiateur de la manifestation ponote. Une prochaine réunion devrait avoir lieu le 9 novembre à la Maison citoyenne. Ce sera l’occasion de réfléchir aux actions que nous pourrions mener. Je propose d’organiser une déambulation en ville pour la fête du printemps avec une fresque et, pourquoi pas, de la musique. Il faut que ce soit ludique et créatif, ça ne sert à rien de marteler les gens avec des slogans. »
Pour l’heure, le mouvement est circonscrit à quelques militants environnementaux, habitués à défendre la cause. « On se connaît un peu tous ici » confesse Michel Soupet. La plupart des manifestants sont en effet parties prenantes d’associations telles que Greenpeace, Réseau Ecologie Nature… L'ancien candidat du Parti Socialiste aux municipales et leader de l'opposition municipale Laurent Johanny (aujourd'hui Génération.s), et celui de la France Insoumise aux législatives, Lionel Bouton, sont également venus afficher leur soutien.

Un combat pour la santé et la biodiversité

Tous ont répondu à l’invitation sur la base d’un constat : l’utilisation massive de pesticides a un impact désastreux sur l’écosystème et la santé humaine. D’où, d’ailleurs, le choix du coquelicot comme emblème du mouvement :  « C’est une plante éphémère, qui pousse de partout et a besoin de peu. Qu’ils arrivent à l'éradiquer est bien le signe qu’ils utilisent des produits particulièrement nocifs. »

E.R.

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img_journalistec le 8 octobre 2018 - 13h19
Ah ! les bons produits du terroir ! Comme à Costaros, pays de la lentille verte du Puy AOP, allez voir le parking de Sabarot : entièrement recouvert de sacs de 600 Kg d'engrais et autres produits chimiques distribués aux agriculteurs qui les épandent dans leurs champs et prés et qui passent dans ces fameux "produits du terroir" !

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img_journalisteB le 7 octobre 2018 - 08h14
Une question, pourquoi le rassemblement s'est-il effectué devant la mairie et non pas devant la préfecture, 1er représentant de l'Etat dans le département ? Concernant le commentaire précédent, la mairie du Puy n'a jamais affiché le triptyque (il n'existe d'ailleurs aucune obligation légale), ce qui est le cas de beaucoup de mairie de taille équivalente ou supérieure en France. Beaucoup profite de rénovation récente pour l'ajouter (comme à Aurillac par exemple).

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img_journalistedL le 6 octobre 2018 - 13h24
Désolé mais au Puy il n'y a pas de Mairie, c'est une sorte de place forte seigneuriale anti- républicaine: d'ailleurs, cherchez le triptyque: Liberté -Egalité - Fraternité; et non, y a pas, à peine 2 petits écus bleu-blanc-rouge très minus-minus: il faut bien quand même ramasser les subventions de l'état, Républicain lui.

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