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Artisans et environnement : une alliance possible ?

Date : 12/06/2019 | Mise à jour : 17/06/2019 07:15
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Où vont les résidus produits par le secteur du bâtiment ? Comment éviter les décharges sauvages et permettre un meilleur traitement de ceux-ci ?

 

La bonne pratique du déchet ? Oui, ça existe et c’est ce que veut mettre en avant cette convention signée par la CAPEB 43 (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) et la FEDEREC (Fédération Professionnelle des Entreprises du Recyclage) Centre et Sud Est. Thierry Grimaldi, président de la CAPEB 43 et Mathieu Charreyre du groupe Vacher, président régional de FEDEREC ont effectivement signé un partenariat ce mercredi 12 juin 2019, afin de forger une nouvelle alliance entre ceux qui génèrent les détritus et ceux qui les traitent. Car le secteur du bâtiment souffre généralement d’une mauvaise image avec une gestion difficile des débris.

Articuler les obligations nationales au département

C’est dans l’ère du temps. Gérer l’impact de l’activité humaine sur l’environnement est une problématique qui concerne de plus en plus de secteurs. Et avec ses 42 millions de tonnes de déchets à l’année, le domaine du bâtiment est bien concerné, d’autant plus que certains des matériaux qu’il utilise sont problématiques au niveau écologique. C’est en cela que la loi impose le recyclage de plus de la moitié de ces déchets d’ici 2020. Une convention nationale rendue départementale grâce à l’initiative de la CAPEB altiligérienne et à l’intérêt de Mathieu Charreyre, qui reconnaissent le besoin local de s’organiser avant de demander une contrepartie à l’État.

« Contrôler où vont nos déchets et si possible les recycler »


C’est un « sujet important » selon Thierry Gramaldi, lui-même gérant de l’entreprise Grimaldi Décoration. De véritables opérations d’information et de sensibilisation sont alors prévues autour de la prochaine rentrée scolaire, sur différentes communes du département. Le but sera de faire venir des artisans avec leur déchets de chantier afin d’échanger et de faire valoir les solutions adaptées pour une bonne gestion de ceux-ci. Mathieu Charreyre précise aussi que ce partenariat comprend à la fois un volet opérationnel et informatif qui tend à communiquer sur les possibilités de recyclage et les bonnes pratiques mais aussi financier, pour que les entreprises aient des conditions économiques favorables à la mise en œuvre de cette initiative.

La charte « Artisan Engagé Déchets »

Tout artisan est ainsi invité à signer la charte, pour laquelle la CAPEB 43 a spécialement conçu un site internet. Un atout pour les entreprises pouvant alors bénéficier d’une visibilité officielle. Puisqu’il n’est pas toujours facile pour les professionnels du bâtiment de facturer le coût du traitement des déchets, la signature de cette charte leur permet de justifier ce prix à l’égard des clients. Officialiser une telle action, c’est « mettre en avant ce qu’on fait », selon Mathieu Charreyre et surtout dans le cadre d’une gestion « juste » qui demande aux concernés un certain effort. Les usines de recyclage peuvent ensuite retourner une attestation aux professionnels du bâtiment pour qu’ils figurent dans les appels d’offre et garantissent le respect des « bonnes pratiques ».

Quelles solutions pour un meilleur traitement ?

L’objectif de ce partenariat est de proposer des solutions plus adaptées, en fonction des particularités de chaque métier pour que chaque déchet ait sa place. Et les progrès récents vont en ce sens puisqu’il est désormais possible de recycler la laine de verre et les plaques de plâtre. Les artisans souhaitant s’engager vont pouvoir se réjouir d’une expertise technique et structurelle apportée par la FNADE (Fédération Nationale des Activités de Dépollution et de l’Environnement) et la FEDEREC BTP (Fédération Professionnelle des Entreprises de Recyclage). Et ce n’est pas un « coup de comm’ » assure Thierry Grimaldi, mais l’impulsion d’une « prise de conscience collective ».

N.N

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Commentez

img_journalisteM le 13 juin 2019 - 11h55
qui paye a la sortie ? le client quyi finance les dechetteries par ses impôts et le producteur des matériaux dans tout çà ? Il est à l'origine de la pollution et passe à travers les gouttes.

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img_journalisteCR le 12 juin 2019 - 18h44
Le traitement des déchets est une illusion qui a la vie dure. Même bien faits, la collecte et le recyclage sont polluants et énergivores. La seule manière de sauver cette planète, c'est de beaucoup, beaucoup moins consommer et de ne plus produire de déchets. De changer totalement de modèle économique, au lieu de céder à l'illusion de la "croissance verte". Ça ne se fera pas sans douleur, mais c'est le prix à payer pour sauver la vie sur Terre.

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img_journalisteEE le 12 juin 2019 - 17h37
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