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Aide et maintien à domicile : une dernière alerte avant de passer à l'action

Date : 06/11/2018 | Mise à jour : 08/11/2018 09:52
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Dans un courrier en date du 22 octobre 2018, Céline Lioutaud, secrétaire syndicale CGT des organismes sociaux de la Haute-Loire, demandait une entrevue pour le mardi 6 novembre 2018 au président du Conseil départemental afin d'évoquer la "situation fragile" des salariés de l'aide à domicile.

Force est de constater que ce courrier adressé au Conseil départemental de la Haute-Loire, principal financeur du secteur de l'aide à domicile, est resté lettre morte. Car ce mardi 6 novembre 2018, les représentants de la CGT et quelques salariées de l'aide et du maintien à domicile ne se sont pas retrouvés à l'Hôtel du Département, mais au 4 rue passerelle au Puy-en-Velay, dans les locaux du syndicat, non pas face au président Jean-Pierre Marcon (UDI), mais face à la presse. "Le but est d'alerter les pouvoirs publics et les élus (avec qui nous n'avons pas pu avoir d'entrevue) sur la dégradation des conditions de travail des salariés [...]", réagit secrétaire syndicale CGT des organismes sociaux de la Haute-Loire.

Les conditions de travail

Temps partiel, "le plus souvent subi et imposé", précise Céline Lioutaud ; des heures fractionnées qui empêchent de cumuler cette activité avec un autre emploi, des tâches de plus en plus lourdes physiquement, "qui engendrent des traumatismes squelettiques, sources d'inaptitude au travail et débouchent sur des licenciements. Les filles se brisent le dos parce qu'elles doivent porter des personnes sur des lits non médicalisés. Certaines sont en invalidité à moins de 50 ans", explique la secrétaire générale CGT sous l'approbation des salariées, mimée par des hochements de têtes. Dans certaines associations, il n'est pas rare d'avoir quatre salariés en arrêt par mois. Ce à quoi il faut ajouter, des prestations minutées pour un exercice dans un climat oppressant, des amplitudes horaires non respectées, des changements de planning d'une journée à l'autre, voire même d'une heure à l'autre... Les témoignages de vie au travail recueillis auprès des salariées lors de cette conférence de presse font part d'un certain mal être qui, in fine, se reporterait sur les usagers. 

Un recrutement de plus en plus compliqué

L'image de ce secteur en devient peu attrayante, à tel point qu'il est en perte de vitesse dans le recrutement. Tandis que le ministère des Affaires sociales tente de la revaloriser faisant valoir le potentiel d'embauches du secteur avec ses "300 000 emplois à pourvoir d'ici 2030", en Haute-Loire, le nombre d'employés ne cesse de baisser, soit moins 200 entre 2012 et 2018 d'après les chiffres de la CGT 43.

Des frais kilométriques qui ne bougent pas

  


Quant à la revalorisation du salaire, "celle-ci traîne des pieds. Le financement à hauteur du travail accompli n'est pas là."

"Nous irons jusqu'à l'Elysée s'il le faut !"

Toutes ces revendications ne sont pas nouvelles car en 2012 déjà, suite à la réécriture de la convention collective en 2010, les salariés du secteur avaient fait entendre leur colère devant la préfecture de la Haute-Loire. Elles sont portées par la CGT et seront une dernière fois rappelées au Département mais aussi aux employeurs, l'ADMR et l'UNA Haute-Loire avant que... "C'est un début de mobilisation, une alerte. Si on nous oblige à aller vers des actions plus importantes, on ira, on lancera des appels à la grève, on manifestera", intervient Pierre Marsein, secrétaire général de l'Union départementale de la CGT Haute-Loire. Et d'ajouter : "Les employeurs et les financeurs organisent institutionnellement la maltraitance des usagers. Nous les sollicitons pour qu'ils entendent ce qui se passe et qu'ils le fassent remonter au national. Il faut faire évoluer les choses. Nous irons jusqu'à l'Elysée s'il le faut !"

Stéphanie Marin

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img_journalisteEL le 7 novembre 2018 - 22h51
Je confirme !!! C'est bien dommage, c'est un beau métier, enfin ça pourrait... Mais les employeurs n'ont absolument aucun respect pour leurs employés et pas davantage pour leurs "clients" !!! Qu'ils ne s'étonnent pas de voir si peu d'engouement pour cette activité. Et qu'ils ne viennent pas pleurer parce qu'ils ne trouvent pas suffisamment de "larbins". De toute façon, dans cette société, les métiers porteurs de valeurs humaines ne payent pas : c'est le pez qui compte !

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img_journalisteM le 7 novembre 2018 - 07h03
Métier bien difficile et peu valorisé dans les esprits "c'est la femme de ménage"" Certes le Conseil départemental n 'est pas l'employeur mais il pourrait au moins les respecter même si elles n'ont pas de chateau et lumières à financer. C'est déplorable tous ces roitelets sont sur leur nuage même réactions qu' à la capitale. Qu'en pensent nos élus et notamment le défenseur de la ruralité ?

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