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À Fix, on investit un million dans le saucisson

Date : 22/02/2018 | Mise à jour : 22/02/2018 17:19
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Ce sont 950 000 € précisément qui sont mis sur la table pour moderniser la salaison de Fix-St-Geneys, dont 300 000 € de subventions publiques. L'objectif est d'élargir le périmètre d'activité et créer à terme deux nouveaux emplois.

En écoulant près de 700 kg de saucisson par semaine (l'objectif est de doubler ce volume), Frédéric Hilaire et Chantal Jongit, les gérants de la salaison de Fix-St-Geneys, arrivent aujourd'hui à saturation dans le développement de leur activité, qui nécessite une modernisation des infrastructures, notamment la rénovation à neuf du laboratoire de production.
L'atelier qui est aujourd'hui énergivore, permettra à terme des économies de fonctionnement

Une salaison qui fait partie des meubles

L'aventure a débuté dans les années 50 avec la famille Vialet, et s'est pousuivie jusqu'en 2012 avec Alain Comte. Les Hilaire, originaires du Puy, sont bouchers de père en fils et ils ont racheté la salaison située à 1 200 mètres d'altitude. Elle est ouverte de 7h30 à 19h30, 365 jours par an
Dans le bourg de Fix, traversé par la RN 102, la boutique propose une viande locale dans 90 % des cas et voit défiler jusqu'à 12 000 véhicules en plein été, essentiellement des vacanciers. Sa réputation n'est plus à faire mais si la salaison affiche un chiffre d'affaires d'un peu plus d'un million d'euros par an aujourd'hui, l'activité ne pouvait plus se développer sans de nouveaux investissements.

Un aide nouvelle pour l'Agglo du Puy

Le coût du projet est de 950 000 €. "Le projet actuel n'aurait pas été possible sans l'aide des collectivités, il aurait fallu réduire les investissements pour autofinancer à 100 %", observe Frédéric Hilaire, qui a eu vent du dispositif par l'intermédiaire de la chambre des métiers.
Un dispositif novateur car c'est la première enveloppe attribuée par l'Agglo du Puy dans le cadre de l'aide à l'immobilier d'entreprise, un dispositif voté en septembre 2017 et qui concerne les constructions ou les réhabilitations des bâtiments à partir de 400 m². 

Grande et moyenne distribution : "à nous d'y trouver une place"

"À long terme, on va essayer d'entrer dans la moyenne distribution, dans les commerces de proximité. Et la grande distribution fait de plus en plus d'espaces de produits régionaux, donc à nous d'y trouver une place", se lance Frédéric Hilaire en guise de défi.

De nouveaux produits pour gagner en notoriété

Parmi les principaux travaux à venir, qui vont s'étaler sur une année, l'outil de production va être revu de fond en comble, pour améliorer notamment les conditions de travail des six salariés (deux embauches sont envisagées d'ici un an ou deux). Un investissement qui devrait également permettre de gagner en innovation avec la création de nouveaux produits.
"Le jambon sec, fer de lance des innovations, deviendrait le produit signature de notre salaison", explique le jeune chef d'entreprise, puis de nouveaux produits viendraient compléter la gamme, "comme les billes et les ficelles de saucisson".

Voici un exemple de création avec le saucisson aux noisettes :




Un espace dégustation pour les clients

Autre investissement prévu dans le cadre de cette rénovation : un aggrandissement du magasin car "on ne fait pour l'instant que de la vente traditionnelle et on veut développer la partie libre service dans notre magasin", relate Chantal Jongit.
Avant de se projeter dans de nouveaux équipements : "ensuite on va créer un espace dégustation, une sorte de show room avec un écran télé diffusant un film sur la fabrication de nos produits et sur nos fournisseurs". 

Quelle clientèle à Fix ? Comment élargir le périmètre de vente ?

Frédéric Hilaire est le gérant de la salaison de Fix-St-Geneys avec Jongit Chantal, son associée. Comment se compose votre clientèle ? On sait qu'il y a beaucoup de gens de passage (jusqu'à 12 000 véhicules par jour en été) mais est-ce qu'il y a aussi des fidèles ? Un autre point qu'il vous faudra développer dans les années à venir, ce sera la vente auprès de revendeurs partout en France afin d'éviter aussi les périodes creuses ? 



Le détail des subventions

Insistant sur "le rayonnement territorial de cette entreprise familiale", les élus ont tenu à féliciter les gérants car "c'est un lieu phare du territoire, toujours ouvert, une fierté de Haute-Loire". voici le détail des subventions : 
- 188 000 euros de l'Europe via le Feder
- 50 000 euros du Département
- 37 000 euros de la Région
- 25 000 euros de l'Agglo.

Première participation au concours international du meilleur saucisson

Il s'agit du Saucicréor et il aura lieu le 9 mars prochain dans le Loir-et-Cher. La salaison altiligérienne y participera pour la première fois cette année afin d'accroître son image et sa notoriété, "et on espère bien y remporter quelques médailles", conclut Le jeune gérant de la salaison.


Maxime Pitavy





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img_journalisteR le 28 février 2018 - 21h37
Effectivement, on ne dit plus usine relai, on dit CICE.

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img_journalisteV le 27 février 2018 - 15h23
Je serai curieuse de savoir pourquoi certains parlent d'investissement peu risqué.... personne ne prend les risques à leur place, et aujourd'hui investir autant n'est plus si courant. Peut-être que ceux qui parlent encore d'usine relais sont d'un temps qui a disparu.

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img_journalisteR le 25 février 2018 - 07h38
900000 euros pour améliorer le confort de travail ? Haha ! Ces deux gérants devraient faire de la politique. En tout cas, ce sera un investissement peu risqué. cela rappelle le bon temps des usines relais.

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