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''Nous sommes individuellement bien plus importants que nous le pensons''

Date : 10/05/2020 | Mise à jour : 10/05/2020 16:33
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Jean-Williams Semeraro, ex-Inspecteur d'académie de Haute-Loire, décrit dans son livre "Au centre du dialogue" divers sujets qui ont secoué et qui secouent encore la France et son système. Son auteur, tout autant confiné que son œuvre pourtant déjà éditée, nous dévoile en avant-première l'architecture de sa réflexion littéraire.

"Cet été à la mi-août, alors que je pensais conduire une liste du Mouvement Démocrate aux municipales, j’ai souhaité écrire un livre sur la citoyenneté et plus particulièrement sur la démocratie participative, partage Jean-Williams Semeraro, ex-inspecteur de l'académie du département altiligérien. L’échelon municipal me semblait alors le bon niveau pour l’aborder. Ce livre devait être un livre programme pour mener cette campagne et les diverses problématiques liées à la vie de la cité. D’autant plus que je venais d’être désigné par le MoDem chef de file pour Le Puy-en-Velay." À noter que suite à des choix de campagnes ultérieurs, c'est finalement Catherine Granier-Chevassus qui avait pris les rênes d'une liste centriste que Jean-Williams Semeraro a intégré.

Dédicaces à venir en fonction du déconfinement

Le livre de Jean-Williams Semeraro intitulé "Au centre du dialogue" est publié chez les éditions AKKI, maison d'édition brivadoise tenue par Louis Mialot. Prix 15 euros. Des dédicaces et des conférences seront organisées par la suite par l'éditeur et l'auteur en fonction de l'évolution des restrictions sanitaires.

Définir les causes de défiances envers les politiques

Au début de l'année 2020, alors que la campagne est bien avancée, Jean-Williams Semeraro reprend la plume pour analyser un certain nombre de thématiques portant sur les mouvements sociaux et la crise sur la réforme des retraites. "La perte de confiance du Président de la République m’a interrogé fortement d’autant plus que nous vivions une période sociale très particulière qui ne pouvait être le résultat de deux années de présidence, assure-t-il. Toutes les conséquences ayant des causes, j’ai souhaité remonter l’histoire politique de ces quarante dernières années en qualité de témoin pour les identifier afin de tenter de savoir ce qui nous avait conduit aujourd’hui à autant de défiance envers les politiques".

Une publication prévue le 24 mars mais reportée à cause de confinement

Une fois le squelette littéraire agencé, Jean-Williams Semeraro s'enferme deux semaines pour rédiger son livre, puisant ses inspirations en ses propres expériences de témoin, de militant et d'acteur des politiques mises en œuvre depuis les années 1980. "Mon objectif était de mettre en miroir la situation actuelle avec les décisions prises au cours de ces quatre décennies, confie-t-il. J'avais espéré une publication au lendemain des élections municipales, pour relancer un débat au centre du dialogue, convaincu que les réponses devaient être apportées collectivement pour susciter l’adhésion de notre communauté." Mais il n'avait pas prévu qu'une épidémie planétaire allait contraindre des millions de personnes à se confiner, fermant ainsi les portes des maisons d'édition et de tout le système.

L'Etat, tributaire des actions de la population

La justice sociale et la transition écologique. Telles sont les deux montagnes que Jean-Williams Semeraro se décide ainsi à gravir à travers toute une variété de thèmes. "Les solutions nécessitent un changement de nos modes de vies, insiste-t-il. Et je suis convaincu que le changement doit venir du terrain où l’échelon municipal me parait le bon étage, celui des citoyens qui forment une communauté de vie qui président à de multiples choix. Nous sommes tous, individuellement par nos choix, les acteurs principaux de l’évolution de notre société." Pour démontrer que chacun a le pouvoir de réorienter les politiques économiques, il passe au crible la consommation, la mobilité ou encore l'activité économique et sociale. "L’Etat grand régulateur se doit alors, en fonction des évolutions des comportements, modifier les divers équilibres économiques pour s’adapter à la construction d’une société où l’homme doit être au centre de tous les projets et décisions".



"L’intégralité de notre système éducatif est à repenser si nous voulons plus de justice sociale"

En tant qu'ancien Inspecteur d'Académie, Jean-Williams Semeraro aborde naturellement le sujet de l'Education nationale, pointant de sa plume les inégalités générées, d'après lui, depuis des décennies. "Notre système éducatif est l’héritage du XIXe siècle et il n’est plus adapté aujourd’hui, du moins si l’on aspire à une démocratie moderne. Je précise bien "si" car nous devons bien reconnaître qu’il favorise la promotion d’une élite, comme l’avait souhaité Napoléon à son époque. Mais les époques et l’évolution de notre pays sont aujourd’hui bien éloignées de la nécessité de promouvoir une élite restreinte pour gouverner et gérer les diverses activités de notre société." Pour l'écrivain, la promotion sociale basée sur le diplôme a ses limites et ne prend pas en compte les diverses intelligences et les compétences. "L’intégralité de notre système éducatif est à repenser si nous voulons plus de justice sociale, indique-t-il. Mais les freins sont nombreux et une question se pose alors: qui est prêt à réformer un système qui l’a promu, lui a permis d’accéder à des responsabilités et intégrer cette élite dont la plupart de ses membres sont issus des mêmes milieux ?"

"Il est hors de question de s’éclairer à la bougie et de ne se déplacer qu’à pied ou à vélo"

Jean-Williams Semeraro qualifie la transition écologique comme le sujet transversal de son livre, touchant tous les domaines de la société, qu'ils soient politiques, économiques, sociaux et environnementaux. "À quoi nous servirait-il de vivre dans un environnement protégé si nous ne sommes pas heureux ?, demande-t-il. Dans tous les choix, l’Homme doit être au centre des décisions prises et surtout que ces dernières soient comprises et suscitent l’adhésion. Il est hors de question de s’éclairer à la bougie et de ne se déplacer qu’à pied ou à vélo. Mais nous devons nous appuyer sur les évolutions technologiques et la recherche qui sont en mesure de conforter notre quotidien, tout en protégeant activement et efficacement notre planète." Privilégier les achats de proximité, limiter les déplacements, travailler différemment sont les solutions proposées par l'auteur pour préserver notre planète et notre avenir. "Nous sommes maîtres de nos choix et de cet avenir. Et nous sommes individuellement bien plus importants que nous le pensons".

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Commentez

img_journalistep le 12 mai 2020 - 12h46
Entendre cet ancien DASEN faire la promotion de la démocratie participative alors que sa gestion du personnel était des plus verticales et des plus autoritaires doit faire sourire beaucoup de monde ...

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img_journalisteah le 12 mai 2020 - 12h03
Avant "d'imposer " des classes de plus 30 élèves et de "creuser les inégalités", l'ex inspecteur d'Académie devait répondre à sa hiérarchie que sont le Rectorat et le Ministère de l'EN... En outre, il connaît bien le terrain des compétences individuelles, pour avoir eu un parcours remarquable.

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img_journalisteGR le 12 mai 2020 - 00h19
M Semeraro, cherche à "dédouaner" M Macron sur la défiance d'une partie des Français à son égard... N'est ce pas ce M Macron qui par son arrogance, son mépris, ses lois, ordonnances, 49.3, toujours envers les plus faibles de ce pays a crée cette défiance? Et toujours, M Macron qui par la suppression de l'ISF, les largesses envers les grands groupes et la haute finances (ceux qui lui auraient financé sa campagne) a également contribué à cette défiance?

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