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Le gel du plan social offre un sursis aux employés de l'Afpa du Puy

Date : 22/07/2019 | Mise à jour : 24/07/2019 23:40
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Le plan social national de l'Afpa a été suspendu sur décision de justice. Quelles conséquences pour le site ponot, qui a échappé de justesse à la fermeture il y a quelques mois?

Le sort du centre de formation de l'Agence pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) de Blavozy est l'objet d'un véritable feuilleton. Un temps menacé de disparition par un plan social d'envergure décidé au niveau national, il a finalement trouvé son salut en avril dernier grâce à la mobilisation des salariés et de l'intervention du président de Région dans ce dossier. En contrepartie de son maintien, les salariés ont accepté de travailler avec la direction sur un projet, baptisé "village de l'Afpa", pour diversifier les missions de l'organisme, tout en gardant la formation comme socle. 

Un plan social d'envergure

Le plan social de l'Afpa, qui est actuellement suspendu, a pour objectif de supprimer plus de 1 500 postes en France, en premier lieu des postes de formateurs (près de 700 postes supprimés), d'en modifier 450 autres (visant à augmenter la charge de travail des personnels des fonctions supports), et d'en créer 600 nouveaux. Sur les 38 centres dont la suppression a été annoncée en France, seuls 4 vont finalement être maintenus.

La justice suspend le plan social

Cette initiative est certes toujours d'actualité, mais elle reste dépendante des évolutions récentes du contexte national. Le 27 juin, le tribunal de grande instance de Bobigny a décidé de suspendre le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de l'Afpa au niveau national au motif qu'aucune étude ni prévention des conséquences de ce plan pour la vie et le travail des salariés (ce que l'on appelle les "risques psychosociaux" dans le jargon du droit du travail) n'ont été menées au préalable. Ce jugement, qui pourrait faire jurisprudence, est dans l'air du temps, alors que vient de se tenir le procès des dirigeants de France Télécom à la manoeuvre lors de la réorganisation brutale de l'entreprise qui, dans les années 2000, avait conduit à une vague de suicides chez les salariés.  Le gel du PSE va-t-il remettre en cause l'avenir du centre Afpa de Blavozy ? A cette question, ni la direction de l'Afpa du Puy ni la direction régionale n'ont souhaité répondre pour le moment. Mais le maintien du site semble désormais acté. 

"Changer la donne au niveau des emplois"

Cela étant, si les 27 emplois du centre Afpa ont d'abord été présentés comme sauvés, la réalité est dans le détail plus nuancée: 16 postes doivent être maintenus en l'état pour 11 nouvelles créations. Problème: les postes qui doivent être créés, notamment ceux de managers, pourraient dans certains cas se révéler trop éloignés des compétences des formateurs dont la fonction est supprimée. Et donc aboutir in fine à la perte de leur emploi.  Avec la suspension du plan de réorganisation, cet horizon est repoussé à une date encore indéterminée, ce qui peut jouer en faveur des salariés."Nous gardons les effectifs tels qu'ils sont en attendant, explique Laurent Duffaud, délégué du personnel CGT-Afpa. Tout est gelé: les suppressions comme les créations de postes. Mais nous ne savons pas exactement combien de temps cela va durer. A priori, ça va prendre du temps. Pour faire l'étude des risques psychosociaux, la direction nationale de l'Afpa va avoir besoin de plusieurs mois, voire d'un an. Ce qui nous laisse plus de marge pour négocier et essayer de changer la donne au niveau des emplois." 

Suppression des formations pour routiers

Quant au projet "village Afpa" à proprement parler, il se précise peu à peu. Le pôle routier est voué à disparaître, mais devrait rester le pôle bois (amputé de la formation en charpenterie) ainsi que celui lié aux métiers du bâtiment.  Un pôle mobilité (aux contours assez flous à l'heure qu'il est) est prévu, et les formations d'aide à la personne feront leur retour (elles avaient disparu depuis plusieurs années du site). 

Des partenariats tous azimuts

L'Afpa pourra désormais nouer des partenariats avec des pouvoirs publics, des entreprises voire des associations et les autoriser à installer certaines de leurs activités sur le site de Blavozy. Avec, toujours, une contrepartie: que leur présence soit justifiée par le besoin de former du personnel ou au contraire permette d'enrichir l'offre de formation. Les salariés restent vigilants :"Nous voulons continuer de faire notre métier avant tout, c'est-à-dire proposer des formations qualifiantes, martèle Isabelle Fichet, représentante Sud-FPA des salariés. Et pas juste des petits bouts de machins dont on ne sait pas ce que ça va donner."

Eddie Rabeyrin

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img_journalisteEL le 23 juillet 2019 - 20h55
L'Infa vient de supprimer la moitié de ses effectifs de responsables pédagogiques en France. Mais bon, on nous explique qu'heureusement, l'infa a pu sauver son important patrimoine immobilier. Les personnes qui ont perdu leur emploi et les stagiaires qui subissent les conséquences de cette politique en sont ravies !

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img_journalisteYY le 23 juillet 2019 - 15h12
L'Afpa était l'école de la deuxième chance. Maintenant que la formation professionnelle est à la charge des régions, il faudrait qu'elles prennent consciences ce que l'Afpa peut apporter avec ses agents sur le terrain qui ne manquent pas de savoir faire et de compétences pour former des adultes qui n'ont plus droit à l'apprentissage. C'est sans compter les conditions d'accueil de l'Afpa avec ses hébergements et ses restaurants.

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img_journalisteYY le 23 juillet 2019 - 15h06
Bonjour, L'Afpa formait 130 000 personnes par an. 70 % retrouvaient un emploi dans les 6 mois. En 1990, le gouvernement et la CFDT ont régionalisée l'Afpa. Dans les Direction Régionale où il ne devait avoir qu'une dizaine d'employés se sont retrouvées avec 100 ou 150 personnes. Je peux dire que la CFDT à phagocyter l'Afpa en mettant aux postes clefs ses adhérents. De simples formateurs se sont retrouvés en une quinzaine d'années Directeurs Régionaux.

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