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Wallaby : Charlie est morte, vive Charlie

Date : 14/09/2020 | Mise à jour : 15/09/2020 07:53
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Il y a quelques jours, Zoomdici a révélé la mort de Charlie, l’une des deux femelles wallabies installées au Parc Henri Vinay du Puy. Depuis le 6 septembre, sa remplaçante est présente dans l’enclos avec Sicky. Elle s’appelle... Charlie.

La municipalité du Puy-en-Velay serait-elle cachotière ? Devant la difficulté à avoir des informations sur la mort de la première Charlie, voilà que la remplaçante du défunt marsupial a investi l’enclos des wallabies en toute discrétion le week-end dernier. Si bien que durant une semaine, aucun média n’avait remarqué la petite frimousse marron de Charlie, 2ème du nom. D’après la mairie du Puy, Charlie est née en captivité dans le Parc pédagogique de Saint-Nectaire, le même lieu de naissance que sa défunte cousine. Le vétérinaire qui a soigné la première Charlie a estimé que sa mort était due à une sorte d’infection pulmonaire. Toujours selon le professionnel, ce genre de pneumonie ne serait pas une chose rare parmi les animaux en captivité dans les zoos ou les parcs publics. En tout cas, la disparition de la jeune wallaby a engendré beaucoup de commentaires quant à la présence de kangourous dans un département comme la Haute-Loire.

« Il y a une trentaine d'années, il y avait jusqu'à 7 ou 8 daims par enclos »

Devant l’émotion qu’a suscité la mort du jeune wallaby juste un an après son installation, nous avons souhaité avoir l’avis de la Ville du Puy sur les conditions de vie des animaux du Parc Henri Vinay. Deux arguments s’entrechoquent alors. Celui d’un vétérinaire sollicité pour les soins des animaux en question et celui des élus. « Les habitués du parc connaissent très bien les animaux, partage la Ville du Puy. On y trouve des chèvres, des daims, des paons, un faisan, un cygne et des wallabies. Les animaux sont visibles du public et ne sont pas en surpopulation par enclos. D’ailleurs, il y a une trentaine d'années, il y avait jusqu'à sept ou huit daims pas enclos. La mairie avait réduit le nombre d'animaux pour qu'ils puissent évoluer dans de bonnes conditions. Au niveau de la densité, la population est assez faible par rapport à leur environnement ».

« Il serait temps de repenser fortement à l'espace dédié aux animaux »

Ce constat est nuancé par l’un des vétérinaires du bassin ponot, analysant l’habitat des animaux comme réglementaire mais trop restreint. « L’enclos des chèvres me paraît clairement trop petit, confie-t-il. Concernant celui des daims et des wallabies, étant donné que ce sont des animaux sauvages, ils ne doivent pas être en-dessous d’une taille légale. Ceux du jardin Henri Vinay respectent les règles mais sont au minimum. Je pense que le jardin Henri Vinay est peu vieillot et qu'il serait temps de repenser fortement à l'espace dédié aux animaux ». Sur le sujet, la municipalité explique : « Le choix des espèces animales et la taille des enclos sont parfaitement adaptés à l'espace animalier de notre jardin. Le choix des espèces animales est autorisé par les services de la préfecture, et l 'espace consacré aux animaux est validé par les services vétérinaires. Tout est homologué ».

Le wallaby, une curiosité à visée économique ?

À propos des marsupiaux, le vétérinaire indique : « C’est vrai qu’il y a même de plus en plus de particuliers qui ont des wallabies chez eux. Mais la tendance serait de mettre des animaux sauvages dans les parcs et les zoos s’ils sont en voie d’extinction, ceci afin de contribuer à sauver l’espèce. Or, les wallabies ne font pas partie des animaux en danger de disparition imminente. L’intérêt pour l’animal est donc nul. Mais il ne l’est sûrement pas pour l’intérêt économique que la présence de tels animaux peut générer ».

Le Parc Henri Vinay inaccessible

Si vous avez de bons yeux, vous pourrez peut-être apercevoir la deuxième Charlie de la grille d’enceinte du Parc Henri-Vinay mais pas de celle de son enclos. Car durant une semaine, le jardin est fermé au public le temps que les installations du Roi de l’Oiseau se mettent en place.

À défaut de liberté et d’espace, une bonne santé physique générale

Le commentaire d’un internaute sur la mort du wallaby mentionnait qu’un daim serait également mort il y a peu. « Le daim est décédé il y a environ trois ans et était en fin de vie, assure la municipalité ponote. Il avait 23 ans, alors qu'un animal de cette espèce vit en moyenne une quinzaine d'années. »

Le vétérinaire certifie que les animaux du parc, malgré les espaces trop petits qui leur sont attribués selon lui, sont plutôt en bonne santé. « Nous y allons une fois par an pour faire les soins notamment aux chèvres et au coup par coup quand cela est nécessaire, nous éclaire-t-il. Le parc doit obligatoirement désigner un vétérinaire sanitaire pour prévenir par exemple de la brucellose et la zoonose qui sont des maladies transmissibles à l’homme. Pour le rendez-vous annuel, nous effectuons un checkup des chèvres, des daims, des wallabies, des lapins et des oiseaux. Pour les daims et les wallabies, on fait un état de santé à distance. Pour les chèvres, nous les auscultons directement. De manière générale, les animaux se portent plutôt bien. Les daims ne sont jamais malades, les chèvres non plus. Par contre, elles sont surnourries en raison de la nourriture donnée par les gens en plus de celle du parc ».

Nicolas Defay

- En photo : Sicky avant l'arrivée de la 2e Charlie.

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img_journalisteSR le 14 septembre 2020 - 16h28
pourquoi tant de discrétion ? la mairie aurait-elle des choses à cacher ? c'est bien prendre les visiteurs du jardin HV pour des demeurés ; ils se seraient bien aperçu qu'il y avait deux animaux après la perte d'un. Parce que 2 - 1 ça fait 1 + 1 ça fait deux.

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