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Version 2.0 : Altriom renaît de ses cendres

Date : 02/12/2018 | Mise à jour : 03/12/2018 15:48
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Samedi, le nouveau site d'Altriom a été inauguré à Polignac. De quoi célébrer la reprise d'activité après l'incendie de décembre 2017 qui avait détruit le site de tri des ordures ménagères, pionnier en la matière au niveau international.

Près d'un an après l'incendie qui a ravagé un symbole d’une économie verte, synonyme d'emplois et d'écologie positive en Haute-Loire, l'inauguration officielle du nouveau site d'Altriom a eu lieu ce samedi 1er décembre 2018, en présence de nombreux élus et représentants nationaux et internationaux.
Après un contrôle opéré par une dizaine de gendarmes à l'entrée de la zone artisanale de Polignac, nous découvrons au loin les nouveaux locaux d'Altriom 2.0.

'Un diamant d'ici'

Robert Filipp, Pdg représentant de 3Wayste (nom d'Altriom à l'international), en est persuadé : "Nous avons ici avec Altriom 2.0 la création de quelque chose d'extraordinaire, c'est un diamant d'ici". Les remerciements sont portés vers la Région Auvergne Rhône-Alpes qui a attribué à ce projet le label "Industrie du futur", ce qui a permis à l'entreprise de lever 9 millions d'euros. Un label obtenu car cette usine de tri des ordures ménagères (poubelles grises), à la technologie 100 % française et innovante, révolutionne le tri des déchets. Un label qui leur a ouvert des portes pour établir plusieurs partenariats avec de nombreuses entreprises technologiques. 


Réduire l'enfouissement et l'incinération, trop polluants

Altriom c'est, pour partie, la création d'électricité avec la combustion : une combustion pure avec des déchets triés, purifiés. Des solutions révolutionnaires puisqu'il faut à tout prix réduire les méthodes d'enfouissement ou l'incinération traditionnelle, trop polluantes. Pour une autre partie, Altriom 2.0 joue un rôle dans l'économie circulaire, qui a pour but de réutiliser ce que l'on a gâché. Ce qui va permettre de refabriquer des objets par la suite et ainsi favoriser l'emploi ; un emploi local.  


Une ambition internationale

Altriom s'exporte à l'étranger, du côté de l'océan indien, à Tripoli au Liban, en Amérique du Nord dans l’Ontario au Canada... de vraies opportunité pour exporter cette technologie made in France. Cette usine de tri intéresse les élus et représentants du monde entier. Une réplique est en cours de construction sur l’île de La Réunion et un accord est signé en Inde, avec l’agglomération de Bengalore, dont le représentant était venu pour l'inauguration avec une délégation ce samedi 1er novembre 2018.


2014/2018 vers un Altriom 2.0

Jean-Paul Vigouroux, maire de Polignac, quelque peu chauvin, est fier que l'usine soit implantée à Polignac, "plus belle commune de la Haute-Loire". Il était là le 20 juin 2014, pour l'inaugurer une première fois. Polignac a été une commune où aucune contestation n'a été faite pour l'implantation d'Altriom, souligne-t-il. Le maire est donc fier d'arborer un taux de tri à hauteur de 90% des déchets. Il a par ailleurs annoncé la sécurisation prochaine du carrefour de Bleu.

> Retour sur l'incendie de 2017 : Altriom en cendres, les premières réactions

"Il était important de miser sur une entreprise familiale"


Willy Guieau, vice-président de l'agglomération du Puy-en-Velay, dresse un constat sombre : "80% des emballages recyclables ne sont pas triés, d'où l'importance d'une solution complémentaire. Je suis fier que cette solution soit ici dans une commune de l'agglomération." Laurent Wauquiez, quant à lui, s'adresse particulièrement à la famille Charreyre, une famille d'entrepreneurs altiligériens porteurs dès le début de ce projet. C'est important à ses yeux de défendre et de promouvoir pour ce projet une entreprise de "nos racines" et pour inventer la nouvelle écologie, il faut "miser sur une entreprise familiale", solution pérenne et viable, a-t-il poursuivi. Le président de la Région a insisté : "C'est en aidant nos compatriotes qu'on fera progresser l'écologie [...] Plus on trie plus on valorise."


"On a multiplié par deux la production de déchets en 40 ans !"

Philippe Douste-Blazy, ancien ministre, ancien président d'Unitaid et désormais conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies en charge des financements innovants pour le développement, s'est également exprimé : "Altriom 2.0 est unique dans le monde, c'est une solution nécessaire puisque l'on a multiplié par deux la production de déchets en 40 ans!" Il y a encore aujourd'hui 78% d'incinération et d'enfouissement. Le représentant de l’agglomération de Bengalore, en Inde, a pris la parole en Anglais, pour nous faire comprendre qu'en Inde, ils souhaitent envisager "the waste as a ressource" (les déchets comme une ressource). Puisque cette agglomération, la "Silicon Valley de l'Inde" produirait 3 500 tonnes de déchets par jour. Ils vont donc se munir d'une unité comme Altriom 2.0 : One processing unit.

> Pour relire notre sujet de Mars 2018 : 
Une délégation a accompagné le voyage présidentiel samedi pour signer un contrat à 25 millions d'euros. L'entreprise polignacoise espère maintenant décrocher de nouveaux marchés avec cette vitrine en Asie.

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img_journalisteF le 3 décembre 2018 - 17h12
Il faut RÉDUIRE ses déchets, mais plus facile à dire qu'à faire : une famille de 4 consommant local bio vrac et responsable on produit quand même 1 sac de 20L par semaine dans la poubelle grise voilà la réalité ! Il faut aussi TRIER au maximum pour RECYCLER et faire son COMPOST Cette usine performante a sa raison d'être, dans l'espoir que les MENTALITÉS CHANGENT : le consumérisme et le pouvoir d'achat étant la préoccupation majeure de la plupart des français cf. Gilets jaunes !

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img_journalisteA le 3 décembre 2018 - 16h10
Bcp de personnalités sur la photo... le problème d'Altriom à ma connaissance c'est que les matières organiques issues des déchets ménagers ressortent sous forme de compost (compostage) et il est impossible d'éliminer 100% des plastiques (le plastique on en trouve à des doses infinitésimales un peu partout dans le monde océan etc..) Beaucoup de chercheurs ont d'ailleurs tiré la sonnette d'alarme à ce propos et nous savons tous la toxicité de certains plastiques.

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img_journalisteHC le 3 décembre 2018 - 15h23
A voir le comportement des citoyens on n'est pas encore à zéro déchet. (oui L quand il y a zéro le mot après ne prend de S) Remarquez comme beaucoup jettent leurs déchets dans la rue, dans la nature il n'y a pas besoin d'usine de traitement. Heureusement qu'il y a encore des gens qui croient à ce que l'on fait de tout ce que nous jetons.

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