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Une start-up cherche à Saint-Etienne la solution contre la presbytie

Date : 08/05/2019 | Mise à jour : 08/05/2019 17:56
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La start-up Kejako s’installe à Saint-Etienne pour poursuivre sa recherche sur la presbytie. Elle veut développer un procédé non invasif, via le laser femtoseconde.

David Enfrun et Gilles Bos sont Français mais c’est en Suisse qu’ils ont créé leur start-up, Kejako, en 2015. Depuis quelques mois, ils ont installé une antenne à Saint-Etienne pour accélérer leurs recherches. Objectif : mettre au point une solution pérenne et non invasive contre la presbytie, cette anomalie apparaissant en général après 45 ans et rendant difficile la vision de près. « Au fil des ans, le cristallin durcit, les muscles à l’intérieur de l’œil ne parviennent plus à le faire bouger aussi bien qu’avant et à ajuster rapidement la vision de près », explique David Enfrun, codirigeant de Kejako. Après plusieurs mois de recherche, les deux hommes, professionnels du secteur des dispositifs médicaux, ont déjà mis au point un modèle d’œil numérique. Celui-ci, salué par le milieu de la recherche et récompensé à plusieurs reprises, permet de paramétrer cet œil et de simuler son vieillissement. Leur travail leur a permis de comprendre qu’il fallait agir sur le cristallin pour résoudre le problème de la presbytie.

Avec l’aide du laser femtoseconde stéphanois

« Le laser femtoseconde nous parait la meilleure solution pour modifier, facilement et sans agression de l’œil, les propriétés du cristallin », dévoile David Enfrun. Ce laser délivre des impulsions très courtes, d’une durée d’une femto seconde, et permet d’agir sans effet thermique ». Cette technologie du laser femtoseconde est particulièrement bien maitrisée à Saint-Etienne, ce qui explique le choix d’implantation de Kejako. La start-up compte recruter 5 personnes d’ici 2020 et lever 20 millions d’euros pour lancer les essais cliniques. Les deux entrepreneurs espèrent une mise sur le marché en 2024. Une machine va être développée pour permettre l’intervention. Elle sera mise à disposition des chirurgiens. Ceux-ci enverront à Kejako les données de leurs patients pour un paramétrage sur mesure à chaque intervention.

 
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