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Une chercheuse stéphanoise décroche la bourse l’Oréal Unesco

Date : 10/10/2018 | Mise à jour : 10/10/2018 06:52
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Camille Scalliet, 25 ans, fait partie des 30 boursières de la fondation l’Oréal Unesco qui récompense les femmes scientifiques. Elle a été sélectionnée parmi 900 candidates.

Camille Scalliet, doctorante à l’Université de Montpellier, a toutes ses attaches familiales à Marlhes où elle retourne régulièrement. Elle a réalisé son parcours lycéen à Saint Etienne. A Montpellier, elle cherche à éclaircir les propriétés de la matière amorphe. Appréhender la physique des matériaux amorphes pourrait ouvrir la voie à la conception de matières inédites aux propriétés thermiques, mécaniques ou optiques innovantes. Récompensée pour son parcours émérite et ses travaux brillants, elle recevra une bourse L'Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science d’un montant de 15 000 euros afin de soutenir ses travaux de recherche et lui donner la visibilité qu'elle mérite. Consciente de la nécessité de rétablir l’égalité hommes-femmes en science, cette bourse représente un tremplin dans l’accompagnement de la suite de sa carrière. Camille rêve un jour de pouvoir susciter, à son tour, des vocations scientifiques chez les jeunes et notamment chez les jeunes filles.

La matière amorphe ?!


Les solides cristallins (sel de cuisine, cristal de diamant, etc.), sont constitués, tout comme les métaux, d’atomes assemblés dans un ensemble ordonné. À l’inverse, le verre ou le sable sont des solides dits amorphes. Les particules qui les composent ont des positions désordonnées et la façon dont ces solides se déforment, cassent ou conduisent la chaleur est totalement différente de celle des solides cristallins. Camille Scalliet, doctorante au laboratoire Charles Coulomb à l’Université de Montpellier, tente de comprendre comment ce désordre à l’échelle microscopique confère aux solides amorphes leurs propriétés physiques uniques. Elle s’intéresse à une nouvelle phase amorphe de la matière, dont l’existence était jusque-là insoupçonnée. « Découverte très récemment dans un développement mathématique abstrait, cette phase complexe semble posséder des propriétés particulièrement intéressantes », explique la scientifique, dont le matériel de recherche est constitué d’outils mathématiques sophistiqués et de simulations numériques poussées. Appréhender la physique des matériaux amorphes pourrait ouvrir la voie à la conception de matières inédites aux propriétés thermiques, mécaniques ou optiques innovantes.

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img_journalisteAnonyme le 11 octobre 2018 - 18h25
Bravo mademoiselle, vous présentez un bel exemple à suivre. Par contre, concernant la bourse, l'Oréal et l'UNESCO auraient les moyens de donner nettement plus que 15000€ ! Je suis sûr que ces entreprises/organismes dépensent chaque mois 10 fois cette somme pour des réunions, brain storming et team building aussi ronflants qu'inutiles.

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