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Un ver parasite dans un poisson : "il n'y a pas de danger sanitaire à proprement parler"

Date : 06/02/2019 | Mise à jour : 07/02/2019 06:17
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Une découverte aussi surprenante que peu ragoûtante. Tandis qu'il s'apprêtait à cuisiner ses filets de poisson achetés un peu plus tôt à la poissonnerie d'Intermarché à Sainte-Sigolène, un jeune homme est tombé nez à nez avec un ver parasite.

-- Photo d'illustration -- 

La colère ayant pris le pas sur la stupéfaction, le jeune consommateur s'est alors emparé de son téléphone portable pour capturer (en images) l'intrus gigoteur. Postées sur Facebook (voir en bas d'article), les images n'ont pas manqué de faire réagir et ont fait l'objet de nombreux partages.

Anisakis, qu'est-ce que c'est ?

Certains poissons ou céphalopodes (pieuvres, seiches, calamars...) des mers tempérées et froides peuvent être contaminés par un parasite (famille des Anisakidés) en se nourrissant de petits crustacés infestés. Les parasites (larves d'Anasakidés de 1 à 6cm de long) sont retrouvés dans la cavité abdominale, les viscères et/ou les tissus musculaires sous la forme de vers.

"Ce n'est pas lié à un problème d'hygiène"

Le directeur du supermarché sigolénois, David Messonnet, a lui aussi pu les visionner. S'il comprend la réaction du client auquel il a présenté des excuses, il n'admet pas qu'on puisse remettre en cause les conditions d'hygiène et de travail de son rayon poissonnerie. "Ce qu'on voit sur ce poisson, c'est un Anisakis, un parasite naturel dont se nourrissent les poissons sauvages. Il se peut qu'au moment de la transformation du poisson en filets, les viscères de l'abdomen aient été touchés." Ce qui expliquerait la présence du parasite sur le poisson. Et d'ajouter : "C'est un accident, mais ce n'est pas lié à un problème d'hygiène." Une précision qui vient en réponse à certains commentaires formulés sur la publication Facebook. Le directeur regrette d'ailleurs ce réflexe moderne d'user des réseaux sociaux pour communiquer, surtout quand il s'agit d'une information qui "fait du mal". "En tant que client, quand je ne suis pas satisfait d'un produit, mon premier réflexe est de revenir au magasin. Ce qui n'a pas été fait." Pourquoi ? Le jeune client n'a pas souhaité répondre aux questions de Zoomdici.fr, du moins pas avant vendredi. Ce jour-là, il rencontrera la direction du supermarché.

Un litige commercial

Informé du sujet et après avoir pris contact avec le Service Sécurité Sanitaire des Aliments de la DDCSPP* de la Haute-Loire, Franck Christophe, le directeur de cabinet du préfet, précise que "les sanctions seront purement commerciales" et qu'il "n'y aura pas de contrôle sanitaire, ni vétérinaire. C'est ce qu'on appelle un aléa, mais il n'y a pas de danger sanitaire à proprement parler."

Quels risques pour la santé ?

Dans un document transmis par le Service Sécurité Sanitaire des Aliments, il est précisé que la consommation de produits parasités expose le consommateur aux risques de parasitoses digestives dues à la migration de larves vivantes et d'allergies car certains composants des larves auraient un pouvoir allergène pour les personnes sensibilisées. "La maladie proprement dite peut se manifester quelques heures à quelques jours après l'ingestion du produit parasité. Les principaux symptômes développés par l'homme suite à l'ingestion de ces larves vivantes sont des formes digestives (douleurs gastro-intestinales parfois accompagnées de vomissements et d'hémorragies digestives, troubles du transit, occlusion, perforation) et/ou des troubles allergiques de gravité variable (de l'urticaire au choc anaphylactique)."

Toutefois ces risques sont liés à une consommation de produits de la pêche crus ou pratiquement crus, car ce parasite naturel ne résisterait pas à la chaleur, en tout cas à une cuisson à coeur supérieure ou égale à 60°C. "Nous informons notre clientèle à ce sujet et lui conseillons de ne pas consommer le poisson sauvage cru sans l'avoir congelé pendant 7 jours. Si les clients veulent consommer le poisson cru immédiatement après l'achat mieux vaut s'orienter vers du poisson d'élevage", précise le directeur de l'Intermarché de Sainte-Sigolène.

A noter que le risque de parasitose digestive, d'anisakidose et/ou d'allergies en France est estimé "en moyenne, à une dizaine de cas par an n'engageant pas le pronostic vital", selon le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, et celui de la Santé.

Stéphanie Marin






*Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations de la Haute-Loire

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img_journalisteG le 8 février 2019 - 15h18
Je ne suis pas étonné, les conditions d'hygiène des poissonneries en grande surface sont très limites. J'ai fait un remplacement pendant un mois, et j'avais vraiment des doutes sur l'état des poissons que je mettais en rayon parfois après les avoir rangés, filmés et ressortis 3 à 4 fois dans des cagettes, exposés toute la journée dans le magasin déjà bien oxydés.

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img_journalisteGR le 8 février 2019 - 00h19
Très bonne réaction que d'avoir divulgué la présence de ces bestioles sur du poisson... on devrait le faire à chaque fois, c'est certainement une des meilleurs façons pour que ces grandes surfaces et grands groupes soient vigilantes envers les consommateurs... Si, il était retourné au magasin ils auraient tout fait pour étouffer l'affaire...

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img_journalisteL le 7 février 2019 - 13h50
enfin une info de bon sens rétablie = rendons à César ce qui est à César . certes ça n'a pas dû être très appétissant de voir cela dans sa poêle !!! il suffi de le rapporter au magasin pour être remboursé et basta . à la place achetez un bon beef de Pologne ou du soja transgénique d'Amérique du sud poussé au rundup, après une bonne pomme de france traitée 25 fois arrosée d'un bon verre de vin au raisin traité 30 fois . BON APETIT

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