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Un ligérien en route pour son 1er Dakar

Date : 01/01/1970 | Mise à jour : 04/01/2013 16:37
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Thomas Bourgin est le plus jeune des participants français à la compétition mythique. Il s'élancera ce 5 janvier sur sa moto à Lima, au Pérou, pour réaliser son rêve.

Il n’est pas tête brûlée. Thomas Bourgin fait du rallye raid à travers les déserts avec sa moto en étant certain d’une chose : la nature est toujours la plus forte, "je suis très humble face aux éléments, il faut respecter le terrain, le désert, c’est ton principal adversaire", explique t-il en ne lâchant pas son ordinateur bardé d’autocollants des diverses courses auxquelles il a déjà participé : le Championnat du Monde de sa discipline l’an passé, des rallyes au Maroc, en Tunisie, en Sardaigne. Ce stéphanois de 25 ans, "qui adore sortir et voyager" travaille dans l’entreprise familiale d’électricité. La majorité de son temps libre, il la consacre à la course, et depuis le mois de mai, "quand j’ai su que j’étais accepté pour le Dakar", il se prépare pour son rêve de toujours. Outre la recherche de partenaires, il pratique le VTT , la course à pied, la musculation chaque semaine, "de manière à avoir le physique pour tenir douze heures sur une moto". Une fois son gros gilet où il est brodé "go fast" enlevé, son tee shirt blanc laisse entrevoir un corps taillé par les efforts dans les déserts. Depuis 6 mois, c'est régime équilibré et sans alcool.

Un autre ligérien participe à la course, il s'agit de Romain Souvignet, qui dirige avec son père l'entreprise OBUT à Saint-Bonnet-le-Château.

Une chute tatouée sur sa cuisse

Il pratique la moto depuis l’âge de 5 ans, "mon père m’a donné le goût du sport mécanique". D’ailleurs, il lui laisse le temps de s’entraîner en dehors du travail. Sa sœur s’occupe de sa communication, "ma mère, elle, est inquiète forcément". Il n’a pas de petite copine. "Quand on est dans le désert, quand c’est dur, c’est formidable de recevoir des messages de soutien", explique t-il, en faisant référence à une grave chute lors d’une course au Maroc. Sur une photo, il montre les stigmates de son accident. En souvenir de ce douloureux épisode, il s’est même fait tatouer le nom de la course sur la cuisse. Il a été persévérant "j’ai voulu quand même finir la course, j’ai fait 5 000 kilomètres avec le bassin cassé". Toujours remonter sur la moto : "mon mental c’est ma principale force pour ce Dakar, je ne lâcherai rien". Son objectif : "être de la moitié des coureurs qui terminent cette course, ce serait déjà formidable". Ce compétiteur a aussi l’humilité des plus grands, celle de reconnaître que "bien sûr, parfois, j’ai peur". Il se confrontera à un continent qu’il ne connaît pas, et parcourra les 10 000 kilomètres de la course, au Pérou, en Argentine, et au Chili. Il appréhende un peu cette "spéciale à 4 000 m." Bientôt, il va partir respirer l'air de la montagne, pour s'entraîner à supporter l'effort en altitude. Etre prêt pour son rêve de gosse. 

S. B.

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img_journalisteAnonyme le 12 janvier 2013 - 11h39
De tout coeur avec les parents et sa soeur dans ce drame. Pensées affectueuses de soutien. O I V

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img_journalisteAnonyme le 12 janvier 2013 - 10h36
Repose en paix Thomas.... J'adresse toutes mes pensées et toute ma compassion à sa famille, particulièrement à sa soeur, ainsi qu'à tous ceux que son départ plonge dans la tristesse.

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img_journalisteAnonyme le 11 janvier 2013 - 22h49
Parents de pilote, recevez toutes nos condoléances après ce terrible drame, nous pensons très fort à vous

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