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Un défaut de fabrication sur le viaduc de Taulhac

Date : 01/10/2012
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Ça semble incroyable, mais c'est apparemment banal. Un défaut de fabrication s'est glissé dans le viaduc de Taulhac, sur le contournement du Puy. Alors que l'ouvrage a été terminé au printemps dernier, la couche d'étanchéité doit être entièrement refaite.

On le croyait terminé depuis le printemps dernier. Mais le viaduc de Taulhac, sur le contournement du Puy-en-Velay, est de nouveau en travaux depuis quelques semaines. Pourquoi? Parce qu'il comporte un défaut de fabrication. « Il s'agit d'un défaut d'accroche de la couche d'étanchéité qui n'a pas bien collé au béton lors de l'application » précise Thierry Jussaume, responsable du chantier du viaduc de Taulhac pour Bouygues construction. Comment cela s'explique-t-il? Plusieurs raisons peuvent entrer en cause : de mauvaises conditions météo lors de l'application, une température incorrecte des produits appliqués, ou encore un retard dans la réalisation de la chaussée par-dessus. Et il y a effectivement eu un retard de la part du sous-traitant en charge de la chaussée.

L'entreprise Gagne de Cussac-sur-Loire, en charge de la charpente métallique du viaduc de Taulhac, n'est en rien responsable pour ce contre-temps concernant la couche d'étanchéité.

La Direction interrégionale des routes (DIR) du Massif central s'est aperçu du problème au début de l'été. Des tests d'étanchéité ont donné des résultats insatisfaisants. « Nous avons proposé de reprendre une partie seulement, là où ça accrochait mal, explique Thierry Jussaume, mais le client a voulu que l'on reprenne tout. On a donc pas pu résoudre la problème rapidement. »

Pas un sou du contribuable

Depuis septembre donc, il s'agit de raboter la couche de roulement qui surplombe la couche d'étanchéité pour refaire cette-dernière sur les 420 mètres de chaussée du viaduc. Pour l'heure, un quart de la longueur a été réalisée. Cet aléa coûtera-t-il de l'argent au contribuable. La réponse est non car il est au frais du sous-traitant Eurovia, filiale de Vinci.

L'incident est apparemment courant dans ce genre de chantier : « ce n'est pas exceptionnel, tempère Thierry Jussaume, c'est déjà arrivé. » Est-ce un gros travail ? « Oui et non, ce n'est insurmontable. » En tout cas, ce délai ne remet pas en cause la pérennité du viaduc, ni sa mise en service en même temps que le reste du contournement du Puy, prévu fin 2014 (lire notre article).


Annabel Walker


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img_journalisteC le 12 octobre 2012 - 14h38
Des erreurs tout le monde peut en faire (hormis celui qui ne fait rien....) Le professionnalisme c'est de les reconnaitre, les accepter et en tirer des enseignements qui deviennent de l'expérience Critiquer en cassant du bois c'est plus facile mais cela ne reflète que peu d'intelligence. Petit clin d'oeil à l'entreprise de Cussac qui n'est en rien responsable ; lorsqu'on fait partie d'un groupement a t'on le droit de s'exonérer aussi aisément ???

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img_journalisteR le 4 octobre 2012 - 16h33
Si "les gens" étaient au courant de tous les défauts de fabrication inévitables dans le BTP..... Donc oui, comme le dit l'article, ce genre de défaut est "courant", c'est d'ailleurs pour cela que les assurances etc. existent pardi...

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img_journalisteCP le 4 octobre 2012 - 09h25
Hallucinant de lire tous ces commentaires de la part de gens qui ne savent absolument pas de quoi ils parlent, qui ne connaissent rien au problème, ni à ses causes ni à ses conséquences, et qui émettent des sentences aussi gratuites et infondées qu'idiotes !! Quand on ne sait pas de quoi on parle, on s'abstient !!

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