Un séminaire a réuni, samedi 14 janvier, 21 clubs de tennis de Haute-Loire et une dizaine d'enseignants. Une première avec un objectif clair : palier une "crise" de l'activité sportive dans le département.
Le séminaire est né de l'Assemblée générale du Comité départemental de tennis (CDT43). Ce jour-là, il a été fait un constat : la période est difficile pour les clubs de tennis altiligériens et il est nécessaire d'élaborer ou de faire évoluer de véritables projets éducatif, associatif et sportif.
De l'espoir malgré la criseLa discipline est en "crise" : baisse de 10 % du nombre de licences comptabilisées, importants turn-over et taux d’abandon, baisse des jeunes, faiblesse voire stagnation du niveau sportif en général avec une moyenne d’âge qui augmente ou encore une qualité de l’organisation de la compétition à améliorer. Au cours de ce séminaire, le Comité a évoqué des "
pistes [et des]
espoirs pour relever la tendance, tendance qui est d’ailleurs en train de s’inverser puisque le nombre de licenciés est en nette augmentation cette année".
Participation remarquableCette journée était donc particulièrement importante. Vingt-et-un clubs et dix enseignants professionnels y ont participé. Réunir les dirigeants et les enseignants est une grande première en Haute-Loire et le président du CDT43 a salué "
une participation remarquable". Roland Lonjon a également rappelé la volonté du Comité d’être "
un facilitateur et un appui aux clubs dans un monde complexe et en concurrence y compris dans les activités sportives".
Clubs. Brioude, Chambon s/ Lignon, Langeac, Lantriac, La Séauve, Monistrol, Polignac-Chadrac, Portes d’Auvergne, Puy en Velay, Rocher des Gaulois, St Didier en Velay, St Julien Chapteuil, St Just Malmont, Ste Sigolène, Saugues, Tence, Vorey Emblavez, Vals près le Puy, Yssingeaux.
L'importance du désirPour remedier à la situation, Daniel Sansano de la DDCSPP a rappelé l'importance de "
savoir où l’on va et [d'] avoir un projet complet associatif, éducatif et sportif". Prenant l'exemple d'un enfant -dont le désir "
repose sur le plaisir de progresser et celui d’être mis en valeur"-, il a assuré que la motivation ne se trouve que dans ce désir, qui "pousse" et dans l’intérêt qui "tire" la personne".
Il a également estimé que ces enfants sont "
des citoyens à former au-delà de joueurs, d'arbitres et de bénévoles".
La nécessaire expérience professionnelleAu nom de l'équipe technique régionale de la Ligue d'Auvergne de tennis, Mous Kouider a insisté sur l’expérience professionnelle et la formation continue. Pour eux, ils sont "
le couple vertueux du développement des compétences" d'où l'importance des réunions d'enseignants. "
Les absents se privent d’un outil remarquable pour le maintien de leur capacité à enseigner", a-t-il ajouté. La formation des nouveaux DE a énormément évolué avec, bien entendu, la technique comme base du métier mais les cours traitent aussi de l’animation, de la force de proposition, de la mise en œuvre de projets, de la sécurité ou encore de l’obligation d’être référent pour les assistants moniteurs de tennis.
Un questionnaires pour les clubs"
On repart plus "gonflés" avec une motivation sans faille", ont affirmé plusieurs dirigeants à l'issue de la réunion. Chaque club recevra un questionnaire. Celui-ci permettra de compléter la réflexion et servira de base à la l’élaboration de plans d’actions dans les clubs avec le soutien du comité départemental de tennis. Le 25 février, au Chambon sur Lignon, la création d’un groupement d’employeurs tennis sera évoquée parmi d’autres thèmes.
AB.